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Les buffets à volonté se multiplient

Il y a de plus en plus de buffets à volonté. Pourquoi ? Comment on y mange ? Et le gaspillage ? Cyril Petit nous explique tout.Et je vous emmène à Angers, dans le Maine-et-Loire. En août, un quatrième buffet à ...

Il y a de plus en plus de buffets à volonté. Pourquoi ? Comment on y mange ? Et le gaspillage ? Cyril Petit nous explique tout.

Et je vous emmène à Angers, dans le Maine-et-Loire. En août, un quatrième buffet à volonté a ouvert dans la préfecture du Maine-et-Loire.

Il mesure 2000 m2 et propose pour 19,90 € en semaine de déguster autant qu’on veut. “À ce prix, on peut tout manger, même le cuisinier !” plaisante dans Ouest-FranceOuverture dans un nouvel onglet, Jacquis, un fan du concept qui n’a pas hésité à parcourir 30 km pour en profiter avec sa compagne.
Malgré la hausse des prix du carburant, il est aussi capable de louer un hôtel pour aller dans un autre restaurant à volonté, à Poitiers, à 177 km.

Gwendoline, elle, est là avec des amis : “C’est le choix qui nous fait venir, dit-elle. On mange des trucs que l’on ne mange pas d’habitude. En plus, les sushis quand on les mange à part, c’est cher”

Et ces buffets à volonté se multiplient

Il y en a environ 3 000 d’après Bernard Boutboul, expert du secteur de la restauration, président du cabinet Gira, interrogé par ma collègue Marion Dubois, qui a enquêté sur le sujet. C’est trois fois plus qu’en 2019.

Parmi les ouvertures récentes, un restaurant XXL à Bessoncourt dans le Territoire de Belfort, pouvant accueillir jusqu’à 500 couverts par service, nous apprend L’Est Républicain.Ouverture dans un nouvel onglet

A Nîmes, c’est rien de moins que “le plus grand buffet à volonté du Gard” qui a vu le jour sur 2 800 m², écrit le site Actu. Soit sept terrains de basket.

A Marseille, le plus grand complexe de restauration de la ville vient d’ouvrir avec près de 140 m² de buffets et plus de 100 plats différents.
Le journal La Provence détaille le menu :Ouverture dans un nouvel onglet
cuisine française et mets japonais, chinois, thaïlandais. Fruits de mer, salade, charcuterie, fromage, glaces, bonbons… Viande halal et poisson cru, version plancha ou grill.

On y mange beaucoup, c'est sûr ; trop, c'est possible

On y mange aussi plus ou moins bien, ça dépend des adresses. Certaines abusent des produits ultra-transformés ; d’autres misent sur le haut de gamme, mais pour plus cher.

Longtemps dominés par les saveurs asiatiques, ces buffets se diversifient. À Yssingeaux, en Haute-Loire, un restaurant à volonté promet de la cuisine de grand-mère, avec des gratins, spécialités régionales et entremets.

Ailleurs, certains alignent côte de bœuf, homard, foie gras et fruits de mer, d’autres pizzas, couscous, currys, burgers ou paella. Un palace parisien propose même un brunch à volonté le samedi à 138 €, mais c’est presque un autre concept.

Pourquoi les buffets à volonté cartonnent ?

D’abord, parce qu’on connaît à l’avance le montant de l’addition.

Et puis je cite le sociologue de l’alimentation, Jean-Pierre Corbeau dans La DépêcheOuverture dans un nouvel onglet : “Le buffet, c’est presque un lieu de transgression. Dans une société où l’on est de plus en plus surveillé, c’est un espace où l’on peut relâcher cette pression. On accède à une forme d’abondance, à un excellent "rapport abondance-prix", et ce, sans jugement. Le client devient un mangeur-acteur. Il y a un vrai sentiment de spontanéité, de liberté et de fun. C’est un moment de fête, presque carnavalesque.”

Ce concept pose aussi des questions sur le service ou le gaspillage

Le service est très simple, parfois même assuré par des robots.

Et le modèle repose sur le volume : selon Bernard Boutboul, il faut souvent servir entre 500 et 1 500 couverts par jour pour rentabiliser ces énormes établissements.

Quelques adresses assument un concept anti-gaspi avec mini-portions pour goûter sans trop se servir et plats chauds préparés à la commande.

Plus répandu : beaucoup de buffets préviennent qu’un supplément sera facturé à ceux qui ont les yeux plus gros que le ventre.