thejournalofsierraleonestudies.com

Les Bourses européennes profitent de l’accalmie sur les prix du pétrole

Les Bourses européennes ont terminé dans le vert vendredi malgré une inflation américaine qui ne ralentit pas, profitant de l'accalmie sur les prix du pétrole.La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,78%, Fr...

Les Bourses européennes ont terminé dans le vert vendredi malgré une inflation américaine qui ne ralentit pas, profitant de l'accalmie sur les prix du pétrole.

La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,78%, Francfort 0,82%, Londres a gagné 0,39% et Milan a pris 1,36%.

Après avoir abandonné 3,23% en cinq séances consécutives de baisse, à Bruxelles, l'indice BEL 20 se redressait vendredi à l'instar de ses voisins européens, après les chiffres de l'inflation aux Etats-Unis. L'indice bruxellois regagnait 0,43% en terminant à 5.713,36 points, avec dix de ses éléments dans le vert.

L'attention tournée vers la Fed

"Sans surprise, l'énergie est restée le principal facteur à l'origine des tensions sur les prix, continuant de représenter l'essentiel de la hausse de l'inflation", commente Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions.

La publication du rapport sur l'inflation américaine était précédée d'une tension inhabituelle à quelques jours de la prochaine décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Revue boursière : la situation est tendue mais pas désespérée

"Les probabilités de marché d'une hausse des taux la semaine prochaine sont passées à environ 90%, contre moins de 70% avant la publication des chiffres, ce qui laisse entendre que la décision est désormais quasiment acquise", souligne Neil Wilson, analyste chez Saxo UK.

Cette publication renforce même la perspective "de plusieurs hausses de taux à court terme", estime Jeff Schulze, responsable de la stratégie économique et de marché chez ClearBridge Investments.

Sur les marchés obligataires, le rendement de l'emprunt américain à échéance 10 ans évoluait à 4,93% contre 4,96% jeudi à la clôture. Le taux d'intérêt à échéance deux ans, plus sensible aux évolutions de la politique monétaire, s'établissait à près de 4,61% contre 4,59% la veille.

"La persistance de l'inflation et les incertitudes budgétaires rendent difficile l'hypothèse selon laquelle les pressions sur le marché obligataire disparaîtront rapidement", souligne Stephen Innes, gérant de SPI AM.

"Des rendements obligataires plus élevés maintiennent l'appétit pour le risque sous contrôle", poursuit-il.

Le pétrole recule

"Parallèlement, les prix de l'énergie restent le thème central sur les marchés financiers", souligne Andreas Lipkow.

Les prix du brut cèdent du terrain "après que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a révisé à la baisse ses prévisions de demande mondiale", explique Patrick Munnelly, de Tickmill Group.

"La demande mondiale de pétrole devrait diminuer de 2,5 millions de barils par jour (mb/j) en glissement annuel en 2026", soit 940.000 barils par jour de moins que prévu le mois dernier, selon l'AIE.

Vers 16H00 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, cédait 2,63% à 104,80 dollars. Son équivalent américain, le WTI, lâchait 2,88% à 99,53 dollars.

Après plusieurs séances difficiles, Wall Street retrouve de l'air grâce à la baisse du pétrole.

Le prix du gaz naturel européen suivait le pétrole à la baisse vendredi : le contrat à terme du TTF néerlandais cédait 2,76%, à 79,78 euros le mégawattheure.

Par ailleurs, l'Iran tiendra lundi à Oman des discussions avec des pays du Golfe au sujet du stratégique détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran en représailles à la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël, a annoncé vendredi la diplomatie iranienne.

"Les perturbations des chaînes d'approvisionnement en Arabie saoudite, provoquées par les attaques des rebelles houthistes, (avaient) renchéri les cours des différentes variétés de pétrole ces derniers jours", rappelle Andreas Lipkow.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.