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Les batteries domestiques sont enfin rentables (et indispensables) en 2026

CE QU'IL FAUT RETENIR La baisse des tarifs de rachat du surplus photovoltaïque rend le stockage d’énergie plus intéressant, car consommer sa propre production évite d’acheter à un tarif plus élevé. Comparer l...

CE QU’IL FAUT RETENIR

  1. La baisse des tarifs de rachat du surplus photovoltaïque rend le stockage d’énergie plus intéressant, car consommer sa propre production évite d’acheter à un tarif plus élevé.
  2. Comparer les batteries domestiques est complexe en raison des variations de prix et des configurations. Les coûts au kilowattheure diffèrent considérablement selon les modèles et leurs accessoires.
  3. Le gain économique d’une batterie dépend de son rendement et des économies réalisées par cycle. Même de petits écarts de rendement peuvent entraîner des économies significatives sur plusieurs cycles.

Résumé généré par IA (vérifié par NeozOne)

Depuis plusieurs mois, je vois les batteries domestiques revenir sur le devant de la scène. Entre la baisse du tarif de rachat du surplus photovoltaïque et les nouveaux systèmes toujours plus performants, les fabricants promettent des économies de plus en plus importantes. Mais avant de me laisser convaincre, j’ai eu envie de vérifier si les chiffres tenaient réellement la route. J’ai donc comparé cinq solutions parmi les plus populaires du moment et sorti ma calculatrice pour savoir si investir dans une batterie domestique est enfin devenu une bonne idée. Décryptage.

Pourquoi la baisse du tarif de rachat change le calcul ?

Pendant longtemps, les propriétaires de panneaux photovoltaïques avaient le choix entre autoconsommer leur production ou revendre le surplus. Avec un tarif de rachat de 12,69 centimes par kWh jusqu’au 28 mars 2025, la revente restait intéressante. Ce tarif est ensuite tombé à 4 centimes par kWh, avant une nouvelle chute à seulement 1,1 centime par kWh depuis le 5 juin 2026, en application d’un arrêté du 1er juin 2026. Cette mesure ne concerne toutefois que les nouvelles demandes de raccordement, les installations plus anciennes conservant leurs conditions initiales.

Concrètement, cela change complètement la donne. Aujourd’hui, consommer un kilowattheure produit par ses panneaux permet d’éviter de l’acheter au tarif EDF Base, soit 19,4 centimes, alors que sa revente ne rapporte plus que 1,1 centime. Le stockage devient donc bien plus intéressant que l’injection sur le réseau. Attention toutefois : cela ne signifie pas que toutes les batteries sont automatiquement rentables. Tout dépend de leur fréquence d’utilisation et de leur capacité à répondre aux besoins du foyer. Avant d’aller plus loin, je vous conseille d’estimer votre production grâce à notre calculateur solaire. Vous pourrez ensuite comparer plus facilement les différentes solutions présentées dans ce dossier.

Combien coûtent réellement les cinq systèmes que j’ai comparés ?

Avant même de parler rentabilité, il faut commencer par regarder les prix… et là, j’ai rapidement constaté que comparer deux batteries n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Certaines annonces correspondent uniquement à une batterie de base, d’autres incluent un onduleur, un compteur intelligent ou encore différents accessoires. Si l’on ne fait pas attention, on peut avoir l’impression qu’un système est beaucoup moins cher qu’un autre alors que les configurations ne sont tout simplement pas comparables.

Zendure SolarFlow 2400 AC+

Le premier modèle de mon comparatif est le Zendure SolarFlow 2400 AC+ testé dans cet article. Son prix relevé est de 1 079 € pour une capacité de départ de 2,4 kWh, soit environ 450 € par kilowattheure. Le fabricant annonce un rendement pouvant atteindre 93 % sur un cycle complet ainsi qu’une technologie LFP donnée pour environ 6 000 cycles. En revanche, j’attire votre attention sur un point qui peut facilement induire en erreur : Zendure commercialise également un SolarFlow 2400 AC très proche, compatible avec les batteries AB3000X. Les deux gammes portent des noms quasiment identiques, mais elles ne proposent pas les mêmes modules d’extension. Avant de commander, mieux vaut donc vérifier précisément la référence choisie.

Déballage du SolarFlow 2400 AC+ : câble, pince de connexion et notice, posés à côté du reste de mon installation Zendure. Crédit photo : Alexandre Bonazzi pour NeozOne.
Déballage du SolarFlow 2400 AC+ : câble, pince de connexion et notice, posés à côté du reste de mon installation Zendure. Crédit photo : Alexandre Bonazzi pour NeozOne.

Marstek Venus E 3.0

Le Marstek Venus E 3.0, que j’ai testé dans cet article, m’a particulièrement surpris. Son tarif relevé tourne autour de 1 300 € pour une capacité de 5,12 kWh, soit environ 254 € par kWh, le meilleur ratio de tout ce comparatif. Le constructeur annonce plus de 6 000 cycles ainsi qu’une garantie de 10 ans. En revanche, ce prix provient d’un test presse et mérite d’être revérifié selon les revendeurs au moment de l’achat. Victime de son succès, elle est néanmoins, en rupture de stock à l’heure où j’écris ces lignes.

La batterie domestique Marstek Venus E 3.0
La batterie domestique Marstek Venus E 3.0. Crédit photo : Alexandre Bonazzi pour NeozOne

SAMDUO Nex E6000

Vient ensuite le SAMDUO Nex E6000 dont nous vous parlions dans cet article, affiché à 1 999 € pour 6,03 kWh, soit environ 332 € par kWh. Sa fiche technique annonce au minimum 10 000 cycles, un chiffre particulièrement intéressant sur le papier. En revanche, il faut garder à l’esprit que ce produit est très récent sur le marché, que je n’ai pas encore eu l’occasion de le tester. Néanmoins, je suis certain que cette nouvelle batterie peut largement rivaliser avec celles présentées.

La SAMDUO Nex E6000 exposée au Capital C d'Amsterdam, sa face avant entièrement miroir reflétant l'atmosphère du lieu et les rues typiques de la capitale néerlandaise visibles en arrière-plan. Crédit photo : Alexandre Bonazzi pour NeozOne
La SAMDUO Nex E6000 exposée au Capital C d’Amsterdam, sa face avant entièrement miroir reflétant l’atmosphère du lieu et les rues typiques de la capitale néerlandaise visibles en arrière-plan. Crédit photo : Alexandre Bonazzi pour NeozOne

Anker SOLIX Solarbank 3 E2700 Pro

Du côté d’Anker, le SOLIX Solarbank 3 E2700 Pro, à retrouver dans mon test, est proposé autour de 1 199 € dans sa configuration de base avec son onduleur intégré et une capacité de 2,688 kWh, soit environ 446 € par kWh. Le module d’extension BP2700, vendu séparément autour de 899 €, affiche quant à lui un coût proche de 335 € par kWh, preuve que le prix au kilowattheure évolue fortement lorsque l’installation grandit. La batterie est annoncée pour 6 000 cycles.

Test de la batterie domestique Anker SOLIX Solarbank 3 E2700 Pro.
Test de la batterie domestique Anker SOLIX Solarbank 3 E2700 Pro. Crédit photo : Alexandre Bonazzi pour NeozOne

Jackery HomePower 2000 Ultra

Enfin, j’ai intégré le Jackery HomePower 2000 Ultra, découverte lors de l’IFA de Berlin en début d’année, mais non encore testée. Dans sa configuration de départ, comprenant la centrale et un premier module de 2,048 kWh, il est affiché autour de 1 199 €, ce qui représente environ 585 € par kilowattheure, soit le coût initial le plus élevé de cette sélection. Là encore, Jackery annonce une technologie LFP donnée pour 6 000 cycles.

Le Jackery HomePower 2000 Ultra sur le stand de l'IFA Berlin.
Nous avons découvert les batteries résidentielles Jackery HomePower 2000 Ultra à l’IFA de Berlin, des batteries résidentielles spécialement conçues pour l’autoconsommation. Crédit photo : Alexandre Bonazzi pour NeozOne

En comparant les prix, j’ai été surpris par les écarts. Selon les modèles et leur configuration, le coût au kilowattheure varie quasiment du simple au double. Mais le prix d’achat ne fait pas tout : ce qui compte réellement, c’est l’économie réalisée à chaque cycle de charge et de décharge. C’est précisément ce que nous allons calculer maintenant.

Ce qu’un kilowattheure stocké rapporte vraiment

Le prix d’une batterie est une chose, mais ce qui compte vraiment, c’est ce qu’elle permet d’économiser à chaque cycle. Pour le calculer, il ne suffit pas de comparer le prix de l’électricité au tarif de revente du surplus. Il faut aussi tenir compte du rendement aller-retour, car une batterie perd toujours une partie de l’énergie lors de la charge et de la décharge. J’ai donc utilisé la formule suivante :

Sans perte, le gain atteint 0,183 €/kWh (0,194 € d’achat évité – 0,011 € de revente abandonnée). Dans un scénario plus réaliste, j’ai retenu un rendement de 90 % pour le Marstek, le SAMDUO, l’Anker et le Jackery. Il s’agit d’une hypothèse générique, les fabricants ne communiquant pas tous cette valeur. Le gain tombe alors à 0,164 €/kWh. Le Zendure fait un peu mieux avec un rendement annoncé de 93 %, soit environ 0,169 €/kWh économisé. L’écart paraît faible, mais sur plusieurs centaines de cycles, il finit par représenter plusieurs dizaines d’euros. Ce n’est pas le critère le plus important, mais il mérite d’être considéré.

Les hypothèses retenues pour tous les calculs

Afin que chacun puisse vérifier les résultats ou refaire les calculs avec son propre contrat d’électricité, j’ai utilisé exactement les mêmes hypothèses pour tous les modèles comparés. Je tenais vraiment à partir d’une base commune, sinon la comparaison aurait perdu une bonne partie de son intérêt. C’était pour moi la seule façon de mettre tous les fabricants sur un pied d’égalité.

Ce cadre commun permet de comparer les différents systèmes sur une base identique, sans favoriser artificiellement l’un ou l’autre. Libre à chacun, ensuite, d’adapter ces hypothèses à sa propre installation pour obtenir une estimation encore plus proche de la réalité.

Trois scénarios de cycles complets équivalents

Une autre question s’est rapidement imposée : combien de fois une batterie est-elle réellement utilisée dans l’année ? C’est sans doute le critère le plus important pour évaluer sa rentabilité. Je me suis d’ailleurs rendu compte que c’est le paramètre dont on parle le moins, alors qu’il change complètement les résultats. Avant de faire les calculs, je n’imaginais pas qu’il pouvait avoir un tel impact sur le délai d’amortissement. Les fabricants raisonnent en cycles complets équivalents, c’est-à-dire une charge puis une décharge représentant 100 % de la capacité de la batterie, même si elles sont réalisées en plusieurs fois. Prenons un exemple. Une batterie qui ne se recharge complètement que le week-end ne fonctionne pas « deux jours sur sept », mais représente seulement 28 % de remplissage annuel, ce qui change sensiblement les calculs. J’ai donc retenu trois scénarios d’utilisation :

C’est sur cette base que j’ai calculé le délai d’amortissement des cinq batteries. Et les résultats montrent que toutes ne deviennent pas rentables au même rythme.

Modèle Prix Capacité Prix / kWh Rendement Cycles annoncés Amortissement (110 / 219 / 329 cycles) Économies sur 10 ans
Zendure SolarFlow 2400 AC+ 1 079 € 2,4 kWh ≈ 450 € 93 % 6 000 24,2 / 12,2 / 8,1 ans ≈ 888 €
Marstek Venus E 3.0 🥇 1 300 € 5,12 kWh ≈ 254 € 90 % 6 000+ (garantie 10 ans) 14,1 / 7,1 / 4,7 ans ≈ 1 839 €
SAMDUO Nex E6000 1 999 € 6,03 kWh ≈ 332 € 90 % 10 000 min. 18,4 / 9,2 / 6,1 ans ≈ 2 166 €
Anker SOLIX Solarbank 3 E2700 Pro 1 199 € 2,688 kWh ≈ 446 € 90 % 6 000 24,7 / 12,4 / 8,3 ans ≈ 965 €
Jackery HomePower 2000 Ultra 1 199 € 2,048 kWh ≈ 585 € 90 % 6 000 32,4 / 16,3 / 10,9 ans ≈ 736 €

Hypothèses communes : tarif EDF Base à 0,194 €/kWh, tarif de revente du surplus à 0,011 €/kWh depuis le 5 juin 2026, rendement aller/retour de 90 % retenu par hypothèse générique pour le Marstek, le SAMDUO, l’Anker et le Jackery (93 % annoncé par Zendure), aucun coût d’installation ni vieillissement intégré au calcul.

Résultats : quelles batteries s’amortissent vraiment ?

C’est probablement la partie que vous attendiez le plus. Une batterie coûte cher, mais à partir de quand commence-t-elle réellement à faire économiser de l’argent ? Pour répondre à cette question, j’ai appliqué les trois scénarios de cycles complets équivalents à chacun des cinq systèmes.

Le constat est finalement assez clair : seuls le Marstek Venus E 3.0 et le SAMDUO Nex E6000 parviennent à s’amortir avant la fin de leur garantie dans un scénario d’utilisation moyen. Les autres modèles ne sont pas pour autant à écarter, mais ils nécessitent une utilisation beaucoup plus intensive ou une baisse de prix pour devenir réellement compétitifs.

Les limites du prix affiché

En préparant ce comparatif, je me suis aperçu que les fabricants mettent surtout en avant le prix du kit de départ, alors qu’il ne reflète pas toujours le coût réel du stockage. J’avoue que je me suis fait avoir au début. En voyant certains tarifs très attractifs, j’avais l’impression de comparer des produits équivalents, alors que ce n’était absolument pas le cas. Chez Anker, par exemple, la configuration de base revient à 446 €/kWh, contre 335 €/kWh pour le module d’extension. Même constat chez Jackery, où le coût par kilowattheure diminue nettement dès que l’on ajoute une batterie supplémentaire, l’onduleur étant déjà inclus dans la première unité. C’est un peu comme acheter une imprimante peu chère avant de découvrir le prix des cartouches. C’est pourquoi je préfère toujours comparer le coût de la configuration réellement envisagée plutôt que celui du kit d’entrée de gamme.

Les limites de ce comparatif

Ces calculs reposent sur plusieurs hypothèses. J’ai volontairement cherché à rester le plus réaliste possible, mais il aurait été impossible d’intégrer tous les paramètres propres à chaque installation. Je n’ai notamment pas pris en compte la consommation de l’électronique, le vieillissement des cellules, les capacités réellement utilisables, les journées sans production suffisante, les batteries incomplètement chargées ou déchargées, ni les éventuels frais d’installation. Par ailleurs, même avec 329 cycles complets équivalents par an, une batterie donnée pour 6 000 à 10 000 cycles n’atteindrait cette limite qu’après 15 à 18 ans. En pratique, son vieillissement naturel interviendra souvent avant. C’est aussi ce qui rend ce sujet si complexe : sur le papier, tout paraît simple, mais la réalité dépend énormément des habitudes de chaque foyer.

Mon verdict

Cette étude m’a conduit à une conclusion plus nuancée que prévu. Avant de sortir ma calculatrice, je pensais honnêtement que la réponse serait beaucoup plus évidente. Finalement, les chiffres racontent une histoire bien moins tranchée. Oui, la chute du tarif de rachat rend le stockage beaucoup plus intéressant qu’auparavant. En revanche, toutes les batteries ne deviennent pas rentables pour autant. Leur intérêt dépend avant tout du nombre de cycles réalisés chaque année et de leur adéquation avec les besoins du foyer. Si je devais investir aujourd’hui, je commencerais par analyser ma consommation avant de comparer les fiches techniques. C’est probablement le meilleur conseil que je retiens de tout ce comparatif. C’est finalement ce critère qui détermine la rentabilité d’une batterie bien plus que les promesses marketing. Et vous, combien de jours par an votre consommation dépasse-t-elle votre production solaire ? Dites-le-moi en commentaire !

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Questions fréquentes

Pourquoi la baisse du tarif de rachat rend-elle le stockage plus intéressant ?

La baisse du tarif de rachat du surplus photovoltaïque, tombé à 1,1 centime par kWh, rend la revente peu rentable. Consommer l'électricité produite permet d'éviter d'acheter à 19,4 centimes, rendant le stockage plus avantageux.

Quels sont les prix des batteries comparées dans l'article ?

Les prix varient : Zendure SolarFlow 2400 AC+ à 1 079 €, Marstek Venus E 3.0 à 1 300 €, SAMDUO Nex E6000 à 1 999 €, Anker SOLIX Solarbank 3 E2700 Pro à 1 199 €, et Jackery HomePower 2000 Ultra à 1 199 €.

Quelles sont les capacités des batteries mentionnées ?

Les capacités des batteries varient : Zendure SolarFlow 2400 AC+ (2,4 kWh), Marstek Venus E 3.0 (5,12 kWh), SAMDUO Nex E6000 (6,03 kWh), Anker SOLIX Solarbank 3 E2700 Pro (2,688 kWh) et Jackery HomePower 2000 Ultra (2,048 kWh).

Comment évaluer la rentabilité d'une batterie domestique ?

La rentabilité dépend de la fréquence d'utilisation et du rendement. Le gain par kWh chargé est calculé en tenant compte du rendement aller-retour et du tarif d'achat évité par rapport au tarif de revente abandonné.

Quelles hypothèses ont été retenues pour les calculs de rentabilité ?

Les calculs se basent sur un tarif EDF de 0,194 €/kWh, un tarif de revente de 0,011 €/kWh, un rendement de 90 % (93 % pour Zendure), et aucune prise en compte des coûts d'installation ou du vieillissement des batteries.

FAQ générée par IA (vérifiée par NeozOne)

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