Législatives en Suède : la gauche et le bloc de droite au coude-à-coude
Des résultats partiels donnent une légère avance à l'opposition de centre-gauche menée par Magdalena Andersson, en attendant le dépouillement des bulletins des Suédois de l'étranger.
Europe. Des résultats partiels donnent une légère avance à l'opposition de centre-gauche menée par Magdalena Andersson, en attendant le dépouillement des bulletins des Suédois de l'étranger.
Par R.D. avec Reuters
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Publié le 14/09/2026 à 07:34
Magdalena Andersson, cheffe de file du Parti social-démocrate suédois, s'exprime le soir des élections législatives à Stockholm, en Suède, le 13 septembre 2026.
REUTERS
Les élections législatives en Suède ce dimanche 13 septembre ont donné lieu à un coude-à-coude entre la coalition de droite au pouvoir et l'opposition de centre-gauche, laquelle dispose selon des résultats partiels d'une légère avance qui lui permettrait de stopper le virage conservateur du pays, à la tradition libérale.
D'après l'autorité électorale, après dépouillement des suffrages dans 6 195 des 6 312 districts électoraux, le bloc de centre-gauche, dirigé par la cheffe de file des sociaux-démocrates Magdalena Andersson, est donné victorieux de 176 sièges sur les 349 que compte le Parlement suédois ("Riksdag"). La coalition de droite du Premier ministre sortant Ulf Kristersson est créditée de 173 sièges, montrent les résultats partiels.
Etant donné l'écart infime dans les suffrages, les résultats définitifs ne devraient pas être connus avant mercredi, une fois pris en compte les bulletins des électeurs vivant à l'étranger.
L'extrême droite pourrait entrer au gouvernement
Si l'issue du scrutin ne devrait pas déboucher sur un changement dans la position pro-Europe et pro-Ukraine de Stockholm, un nouveau mandat d'Ulf Kristersson permettrait à celui-ci de faire avancer son programme très strict de lutte contre l'immigration.
Au cours de la campagne électorale, le dirigeant conservateur s'est affranchi d'un tabou en exprimant son intention d'offrir des ministères aux Démocrates de Suède, un parti d'extrême droite plongeant ses racines dans la mouvance néo-nazie, avec le but d'ancrer la coalition gouvernementale à droite. Les Démocrates de Suède ont jusqu'à présent soutenu le gouvernement de Kristersson sans y participer.
Nombre d'électeurs de droite ont dit penser qu'une victoire de leur camp équivaudrait à une validation des mesures ayant selon eux contribué à réduire la criminalité et de la politique anti-immigration mise en œuvre par le gouvernement sortant. Toutefois, certains Suédois ont fait part de leurs craintes, disant considérer que l'invitation formulée par Ulf Kristersson à l'extrême droite dépassait les limites.
Donné perdant au début de la campagne électorale, le Premier ministre conservateur a repris espoir ces dernières semaines en gagnant du terrain dans les sondages face à Magdalena Andersson. Cette tendance s'est inscrite sur fond de nouvelle percée des partis anti-immigration en Europe, avec la victoire du parti allemand d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) lors d'élections régionales organisées la semaine dernière.
Selon un sondage de sortie des urnes réalisé pour la chaîne de télévision publique SVT, le parti Démocrates de Suède, dont le chef de file est Jimmie Akesson, obtiendrait cependant environ 17 % des voix seulement, soit un recul de trois points par rapport à 2022.