Le taxi qui a ulcéré les gendarmes avec son van « Urgence Assistance Routière »
Comment ce chauffeur de taxi a-t-il pu croire que les gendarmes le laisseraient rouler avec son van de fonction dans cet état ? Sans surprise, il s’est fait immobiliser son véhicule. Il va même devoir s’expliquer devant un tribunal.

Comment ce chauffeur de taxi a-t-il pu croire que les gendarmes le laisseraient rouler avec son van de fonction dans cet état ? Sans surprise, il s’est fait immobiliser son véhicule. Il va même devoir s’expliquer devant un tribunal.
Le but de la « décoration » de ce Mercedes Classe V utilisé par un taxi varois ne fait aucun doute : son propriétaire voulait imiter la présentation des véhicules des gendarmes, imaginant sans doute que ce subterfuge pouvait lui permettre de gagner du temps dans les embouteillages et inciter les autres usagers de la route à le laisser passer.
Comme vous pouvez le constater sur ces images publiées par les gendarmes du Var, le van du professionnel du transport est intégralement peint aux couleurs de la gendarmerie. Il est bleu et possède même les marquages jaunes sur le capot avant, très visibles dans le rétroviseur central des véhicules de devant.
Les gendarmes ne l’ont évidemment pas laissé passer
Au lieu de l’inscription « Gendarmerie nationale », le chauffeur de taxi a marqué « Urgence assistance routière » sur les côtés de son véhicule. Un terme qui ne veut absolument rien dire aux yeux de la loi et qui cherche, là aussi, à inciter les autres automobilistes à le laisser passer alors qu’il n’a en réalité aucun caractère prioritaire.
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Sans surprise, les premiers gendarmes ayant croisé la route de ce taxi n’ont que très peu apprécié la présentation de son véhicule. Ils l’ont immédiatement immobilisé quand ils ont remarqué la livrée extérieure de son van, pouvant laisser croire aux autres usagers de la route qu’il pouvait faire partie des corps des forces de l’ordre. Le gérant de la société faisant rouler le van a été convoqué au tribunal le 16 septembre prochain. Les gendarmes en profitent logiquement pour rappeler que la loi interdit aux automobilistes d’utiliser les codes visuels et autres équipements réservés aux véhicules prioritaires en intervention (pompiers, police…).
Des précédents
On se souvient qu’il y a quelques années, un automobiliste français s’était amusé à afficher une présentation extérieure « façon gendarmerie nationale » sur sa Renault Mégane RS de troisième génération (du même modèle que les anciens véhicules utilisés justement par les militaires).
Là aussi, les gendarmes l’avaient intercepté et sommé d’enlever tous les éléments pouvant l’identifier faussement comme un véhicule appartenant à ce corps militaire.
