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Le Sud vu par les stars : “La liberté, les cigales et les plats de ma grand-mère”, César Méric, acteur d’Un si grand soleil, se confie sur son attachement au Sud

Série Le Sud vu par les stars/ Épisode 1/6. Ils y travaillent, y habitent, sont nés ici ou sont tombés amoureux de notre région. Auprès de Midi Libre, ces personnalités bien connues se livrent, partagent leurs plus beaux souvenirs, leurs refuges secrets et leurs adresses fétiches. César Méric incarne le journaliste Marc Mourre dans '"Un si grand soleil" sur France 2 et passe une grande partie de son temps à Montpellier pour les besoins de la série. Ses racines sudistes plongent plu

Série Le Sud vu par les stars/ Épisode 1/6. Ils y travaillent, y habitent, sont nés ici ou sont tombés amoureux de notre région. Auprès de Midi Libre, ces personnalités bien connues se livrent, partagent leurs plus beaux souvenirs, leurs refuges secrets et leurs adresses fétiches. César Méric incarne le journaliste Marc Mourre dans '"Un si grand soleil" sur France 2 et passe une grande partie de son temps à Montpellier pour les besoins de la série. Ses racines sudistes plongent plus loin, du côté de Toulon et du Var. Cigales, secrets de cuisine et tournages sous le cagnard… César Méric nous livre son regard sur ce territoire qui le ressource et l’inspire.

Il incarne le journaliste Marc Mourre dans "Un si grand soleil" sur France 2 depuis 2022 et joue aussi au théâtre à Paris. César Méric, 47 ans, est resté vivre dans la capitale malgré ses fréquents tournages à Montpellier, notamment à la rédaction de Midi Libre. Entre deux prises, l’acteur a pris le temps de nous parler de son "Sud", un territoire qui lui est cher.

Quels sont vos plus beaux souvenirs dans le Sud ?

Ce sont les moments partagés avec ma grand-mère italienne, qui habitait dans une maison près de Toulon. C’était vraiment un bonheur d’être avec elle. Elle s’appelle Albine Sibila. Elle me manque beaucoup. Elle est partie en 2019. À 100 ans et 10 jours, elle s’en est allée. Je l’ai connue jusqu’à mes 40 ans, et ma fille jusqu’à ses 10 ans. Elle a connu son arrière-grand-mère, c’était super, elle a de la chance, elle aussi. J’allais voir ma grand-mère régulièrement, j’y passais les vacances de Noël, l’été quand j’étais enfant. À l’adolescence, un peu moins, parce que j’allais voir les copains. Adulte, je passais obligatoirement un moment là-bas à Noël et l’été.

"La belle vie dans le Midi"

À quoi ressemblaient vos vacances d’enfant ?

J’allais au village, Besse-sur-Issole, près de Draguignan et de Brignoles, j’avais mes copains, que j’ai toujours. On faisait beaucoup de vélo, de mobylette, d’excursions dans la colline, au lac. On pouvait se baigner, sauter des rochers. C’était la belle vie, la belle vie dans le Midi. Aujourd’hui, j’y retourne toujours car mes parents ont repris la maison de mes grands-parents.


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Quelles odeurs vous rappellent le Sud ?

Les odeurs des plats de ma grand-mère, quels qu’ils soient. Et les odeurs de l’extérieur, le thym, la garrigue, le romarin… Il y a tellement d’odeurs dans le Midi. Mélangé à l’air, ça fait un combo assez agréable, qui est propre à cette région-là.

Le Sud est votre lieu de travail aujourd’hui. Quel est votre souvenir de tournage le plus marquant en extérieur ?

On a tourné au domaine de Buzarens pour Un si grand soleil. C’était l’été et il faisait une chaleur mais vraiment indescriptible. Et puis on tournait en plein cagnard, c’était assez laborieux. Moi je transpire beaucoup donc il y avait tout le staff qui était autour de moi pour me rafraîchir… J’étais trempé, il fallait changer les chemises, m’éponger. Ce souvenir n’est pas forcément hyper agréable mais ça m’avait marqué en tout cas, parce qu’on en a bavé, mais avec le recul, c’était drôle. Il y a aussi beaucoup de souvenirs heureux, dont certaines soirées dans des restaurants très sympas du centre-ville de Montpellier avec l’équipe.


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"On se sent plus libre ici"

Que représente le Sud pour vous ?

Un peu plus de liberté. On se sent un peu plus libre parce qu’il y a la mer, la nature pas loin. Je suis de Paris, ça me change de la ville bétonnée. Dès qu’on arrive dans le Sud, il y a de l’air et ça change tout.

"Mon pote m’a fait faire un truc de démon"

Un été, César a dit oui à un ami pour faire une randonnée dans les Baléares. Je l’avais prévenu : "Je suis en surpoids, je suis vieux, il faut que ce ne soit pas trop pentu." Il m’a dit qu’il n’y avait pas de problème, et il m’a fait faire le GR 123 à Palma de Majorque ! 85 bornes en montagne en trois jours, ça montait, ça descendait… J’ai cru crever, j’ai cru y passer. À la sortie, je pleurais littéralement, j’avais des ampoules comme des balles de ping-pong sous les pieds. C’est un frère, il m’a fait finir le truc. C’était une grosse folie, un truc de démon, mais j’en suis très fier."

Est-ce qu’il y a une adresse que vous aimeriez partager ?

Ça va être encore quelque chose lié à la nourriture, je suis désolé. C’est un petit restaurant dans Montpellier qui s’appelle Mikado. C’est devenu ma cantine, j’y amène tout le monde dès que je peux et le patron, Jules, est un ami. On peut y manger des petites tapas asiatiques et des ramens. Leurs gyoza maison sont délicieux, très frais, avec de super produits. Ce ne sont pas des plats du Sud, mais c’est ce que je pourrais manger tout l’été !

Devinez son talent caché…

Il a sûrement hérité ce don de sa grand-mère Albine. César Méric adore cuisiner et s’inspire beaucoup de son aïeule : "Je cuisine très bien. Je cuisine beaucoup les plats de ma grand-mère. Elle m’a transmis ses recettes, je l’ai regardé faire et je les refais à l’identique : ses aubergines à la parmigiana, sa sauce bolognaise "fatale", son risotto, ou encore sa daube provençale – un civet de bœuf ou de sanglier qui marine dans le vin toute une nuit et confit à feu doux pendant des heures. Il n’y a que moi qui cuisine à la maison."

Est-ce qu’il y a une balade ou un endroit où vous aimez bien aller ?

Je n’ai pas trop le temps de visiter mais j’ai découvert Aigues-Mortes. C’est une ville très jolie avec les remparts et les salins. C’était dingue ce sel rose, très, très beau. En plus, on y mange bien.

Tourner en Provence

Le Sud pour vous, en trois mots ?

Les cigales, la plage et les plats de ma grand-mère.

Y-a-t-il un rêve que vous aimeriez réaliser dans le Sud ?

J’aimerais bien tourner dans la région de mes grands-parents, dans le Var. Réaliser quelque chose qui tourne autour de la Provence est un fantasme que j’ai depuis longtemps. Ce serait une fiction liée à mon enfance, à ce que j’ai vécu dans ce petit village magnifique du Var.