thejournalofsierraleonestudies.com

Le Starship s’entraîne pour « freiner », et ce dernier test de SpaceX est plus important qu’il n’y paraît

Un seul moteur allumé, mais un grand pas pour le prochain vol. SpaceX vient de tester la manœuvre de désorbitation de son Starship, un ultime coup de frein cosmique indispensable pour ramener le vaisseau sur Terre en un seul morceau. Si vous suivez l'actualité spatiale attentivement, sans doute avez-vous vu passer la

Un seul moteur allumé, mais un grand pas pour le prochain vol. SpaceX vient de tester la manœuvre de désorbitation de son Starship, un ultime coup de frein cosmique indispensable pour ramener le vaisseau sur Terre en un seul morceau.

Si vous suivez l’actualité spatiale attentivement, sans doute avez-vous vu passer la toute dernière vidéo partagée par SpaceX sur X, le 20 août 2026. On y voit l’étage supérieur du Starship mettre les gaz pendant une vingtaine de secondes, lors d’un énième test au sol sur la base de Boca Chica, avant de tout couper.

Mais cette fois-ci, l’objectif n’était pas de pousser la propulsion de l’étage à son maximum. Il s’agissait de n’activer qu’un seul des six moteurs dont est doté le Ship (le surnom donné à cet étage), avant de tester sa bonne tenue dans la perspective d’une manœuvre de haute précision : la désorbitation de la structure, après son petit tour dans l’espace.

Starship completed a single engine static fire demonstrating a deorbit burn for upcoming orbital missions pic.twitter.com/vVI6giAlCM

— SpaceX (@SpaceX) August 20, 2026

Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Twitter.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l’usage étant opéré par Twitter avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l’amélioration des produits d’Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l’audience de ce site (en savoir plus)

En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .

Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.

Les deux vidéos accompagnant le tweet de l’entreprise spatiale montrent bien la mise à feu de ce seul moteur, avec deux points de vue différents : à distance de la fusée, avec un plan relativement large, et directement sous la « jupe » de la structure, là où sont nichés les six moteurs. Le moteur qui a été activé est l’un des plus centraux.

Préparer le retour sur Terre

L’utilisation d’un moteur unique pour ce test n’a rien d’un hasard. Lorsque le Starship sera en orbite à près de 27 000 km/h (c’est à peu près à cette allure que file la Station spatiale internationale, par exemple), il devra effectuer une poussée de désorbitation pour décélérer significativement et préparer sa rentrée dans l’atmosphère.

Et cela demande un certain doigté. Un allumage des six moteurs d’un coup aurait pour effet d’engendrer une poussée trop vive, ce qui pourrait affecter la trajectoire visée ou malmener la structure du Ship. Par ailleurs, les trois moteurs centraux sont montés sur cardans, qui leur permettent de pivoter et donc d’orienter le flux de poussée.

Avec un allumage unique, les ordinateurs de bord conservent un contrôle d’une très grande finesse sur l’attitude du véhicule tout en appliquant un assez bon coup de frein pour lui permettre de « tomber » de son orbite. À une vitesse plus réduite, l’engin chute progressivement, sous l’effet de la gravité de la Terre.

Vol du Starship. // Source : Via X @SpaceX (image recadrée)
Vol du Starship. // Source : Via X @SpaceX (image recadrée)

Certes, SpaceX a déjà prouvé par le passé qu’elle savait rallumer un moteur dans le vide spatial avec son Ship. C’est un palier validé. Cela étant, refaire ce test au sol permet de valider tout le système de tuyauterie du prototype, et de continuer à collecter de précieuses données. C’est par ailleurs un test très routinier chez SpaceX, avant tout vol.

Cela étant, cette vérification est d’autant plus importante que SpaceX a en tête de procéder à son tout premier vol orbital justement lors du vol 14, qui doit arriver dans les semaines à venir. Jusqu’à présent, en effet, la fusée s’est contentée de procéder à des tirs suborbitaux, car il fallait préalablement valider bien d’autres technologies, procédures et manœuvres.

Maintenant que ce tir statique a été passé avec succès, SpaceX doit encore finaliser plusieurs étapes avant le décollage. Et si les tirs précédents ont permis d’éprouver la résistance du bouclier thermique et la manœuvrabilité de l’immense lanceur, l’enjeu de la prochaine mission est encore un cran au-dessus.

On évoque en effet une possible capture de l’étage supérieur par la tour de lancement Mechazilla, bien qu’Elon Musk ait partagé par la suite un tweet qui a semé le doute.

Toute l'actu tech en un clien d'oeil

Toute l'actu tech en un clin d'œil

Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !


Tout savoir sur SpaceX