« Le sourire fait le prix » : sur la Braderie de Lille, ils nous expliquent comment ils négocient les prix
La Braderie, c’est aussi le lieu où vendeurs et clients négocient, « marchandent » comme on dit. Nous avons demandé à quelques brocanteurs et particuliers, dont des enfants, comment ils s’y prennent.
La Braderie, c’est aussi le lieu où vendeurs et clients négocient, « marchandent » comme on dit. Nous avons demandé à quelques brocanteurs et particuliers, dont des enfants, comment ils s’y prennent.
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Chantal, de Compiègne, qui déballe rue Saint-Sauveur : « Le respect pour l’objet »

« Pour négocier, déjà avoir le sourire, c’est important. Ensuite, quand vous partez d’une valeur de 10 € et que la personne vous propose 5, vous faites un chemin entre les deux. Après, ça dépend de la valeur du bien à vos yeux, du seuil que vous vous fixez, vous pouvez mettre 10 ou 20 % au-dessus. J’arrive à calculer assez rapidement. Ma barrière, c’est ce que moi je mettrais si je devais l’acheter. Mais surtout, ce qui est très important, c’est le respect pour l’objet et pour la personne qui le vend. Quand vous vendez à un prix trop bas, le risque est que les gens n’en prennent pas soin, et les objets ne méritent pas ça. »
Melvil, Lillois de 10 ans, à la Braderie des enfants : « Moins de 2 euros, c’est non »

« Je vends beaucoup de trucs, des doudous, de la pâte à modeler, des déguisements et des ballons, ça marche bien. Les gens ne marchandent pas trop car je ne mets pas très cher à la base. En dessous de 2 € de toute façon, je dis non. »
Zoé, Lilloise de 9 ans, à la Braderie des enfants : « Je demande à mes parents »

« Généralement, les gens demandent combien c’est et ils négocient parfois. Je suis d’accord pour baisser le prix mais je préfère demander à mes parents si ça va. Je peux baisser parfois jusqu’à la moitié, mais plutôt le tiers au maximum... »
Rose, 10 ans, Lilloise à la Braderie des enfants : « Ne pas me faire arnaquer »

« C’est la troisième fois que je viens à la Braderie mais la première fois que j’aide mes parents à vendre vraiment. Je sais pas trop comment on fait, je demande un peu à papa et maman. Quand les clients arrivent, je leur demande ce qui les intéresse, s’ils ont des enfants, de quel âge... Et quand ils veulent acheter, parfois, ils essaient de baisser le prix. Je baisse si vraiment je veux me débarrasser de l’objet, si les gens sont gentils... Si c’est un objet à 4 €, je veux bien baisser jusqu’à 2 €. Mais toujours en demandant aux parents pour ne pas me faire arnaquer. »
Du côté des brocanteurs de l’Esplanade et Liberté : « Le sourire fait le prix ! »

« Chacun doit être gagnant », annonce Philippine, près du Palais des Beaux-Arts. À la Braderie, négocier relève davantage « du jeu que du bras de fer ». Arrivez tôt pour la pièce rare, gardez le dimanche après-midi pour les lots, nous conseillent les pros. « Il faut tenter », sourient Pascal et Jeanne près du Champ de Mars : une offre raisonnable, dans un bon état d’esprit, passe souvent. Pour Daisy et Jacques, le secret tient à « un beau sourire ». Monsieur Do, lui, ne cède pas à la pression : « Ça dépend de la politesse des gens. » Demandez, proposez juste, puis éloignez-vous si nécessaire : « Dans 70 % des cas, le vendeur me rattrape », assure Philippine. Mais ne revenez que si l’objet vous a vraiment retourné !
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