Le scandale national des violences à l’école
Paris mais aussi Marseille, Lille ou encore Colmar : toutes les grandes villes de France font face à des signalements de violences commises par des animateurs du périscolaire. La cellule investigation de Radio France s’est penchée sur les failles du périscolaire mais aussi de l’école.
Paris mais aussi Marseille, Lille ou encore Colmar : toutes les grandes villes de France font face à des signalements de violences commises par des animateurs du périscolaire. La cellule investigation de Radio France s’est penchée sur les failles du périscolaire mais aussi de l’école.
Près de 200 animateurs périscolaires suspendus à Paris en un an mais qu'en est-il ailleurs ? La cellule investigation de Radio France a interrogé les 20 plus grandes villes françaises afin de savoir comment elles géraient les signalements de violences, y compris sexuelles. Toutes les villes sont concernées par des alertes ou des suspensions pour des violences sur le temps périscolaire et 17 pour des violences sexuelles.
En un an, Marseille a ouvert une vingtaine d’enquêtes, il y eu quatre suspensions à Nantes, même chose à Villeurbanne. Certes, Paris a le plus grand nombre de cas avec une soixantaine de personnes concernées par ces accusations graves mais elle a aussi 15 fois plus d’animateurs que Rennes. La ville bretonne a de son côté suspendu trois agents cette année pour des faits à caractère sexuel. Toulon a eu deux signalements pour des attouchements ; l’un a été classé sans suite et pour l’autre, le prénom donné par l’enfant ne correspondait pas à celui des animateurs présents. Mais la mairie a également renvoyé une vingtaine de personnes qui ne se sont jamais présentées à leur poste. Preuve des difficultés de recrutement.
Seules Grenoble et Reims ne signalent aucune suspension mais cette dernière reconnait ne pas avoir reconduit une trentaine de personnes notamment en raison d’échanges grossiers ou de familiarités envers les enfants.
On constate aussi que plusieurs villes comme Lille, Montpellier, Strasbourg ou Bordeaux ont du mal à répondre sur les personnels des associations à qui elles délèguent leur périscolaire. Pourtant, elles en sont aussi responsables juridiquement en cas d’incidents graves.
Seule la ville de Nice n’a pas souhaité répondre à notre questionnaire. Un animateur y a pourtant été mis en examen en février dernier pour viol et agression sexuelle.
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"Périscolaire : enquête sur les origines d’un scandale"Ouverture dans un nouvel onglet à lire sur Franceinfo.fr, par Anne-Laure Barral, cellule investigation de Radio France.
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