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Le référendum en Guinée-Bissau, une victoire ou un désaveu pour les militaires ?

Politique. Le oui à une nouvelle Constitution l’a emporté à 70 %, selon les résultats provisoires annoncés par la Commission nationale électorale, lors du référendum du 30 août. L’opposition dénonce un scr...

Politique.

Le oui à une nouvelle Constitution l’a emporté à 70 %, selon les résultats provisoires annoncés par la Commission nationale électorale, lors du référendum du 30 août. L’opposition dénonce un scrutin massivement boycotté et la société civile y voit une tentative de légitimer le putsch de novembre 2025. Au cœur des critiques : un texte qui renforce encore les pouvoirs du président.

Le général Horta N’Tam, président de la transition en Guinée-Bissau depuis le coup d’État militaire de novembre 2025, après avoir voté lors du référendum constitutionnel du 30 août 2026 à Bissau, la capitale du pays. photo REUTERS

“La CNE [Commission nationale électorale] annonce la victoire du oui au référendum constitutionnel”, titre sobrement l’Agência de Notícias da Guiné (ANG). Le résultat annoncé est sans appel : 70 % en faveur de la nouvelle Constitution, 30 % contre. Mais en Guinée-Bissau, c’est surtout le nombre d’électeurs qui se sont réellement rendus aux urnes qui fait polémique.

O Democrata détaille les résultats provisoires : sur 914 428 inscrits, 572 712 auraient voté, soit 63 % de participation. Le journal bissau-guinéen relève aussi une nette fracture géographique : le oui atteint 90 % à Gabú et 85 % à Bafatá, tandis que Bissau est la seule région à avoir rejeté le texte, avec 52 % de non.

Mais Capital News relaie, de son côté, les estimations de l’opposition, qui affirme que la participation réelle n’aurait été que de 10 %. Des organisations de la société civile contestent elles aussi la légitimité du processus et réclament davantage de transparence.

“Ni validation ni légitimité”

Le 26 novembre 2025, l’armée a pris le pouvoir après les élections présidentielle et législatives, interrompant le processus avant la proclamation définitive des résultats. De nouvelles élections sont désormais prévues le 6 décembre.

À l’antenne lusophone de RFI, Nexus Faria, juriste de Frente Única, affirme, su

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