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Le président de la Fédération nationale bovine demande le déblocage d’un fonds de solidarité pour les éleveurs en raison de la sécheresse

Climat Environnement Le président de la FNB évoque une "situation vraiment très préoccupante". ...

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Le président de la FNB évoque une "situation vraiment très préoccupante".

Radio France

Publié le 03/08/2026 20:28

Mis à jour le 03/08/2026 21:00

Temps de lecture : 1min

Une prairie sèche et jaunie par les fortes chaleurs, dans le Gers, juillet 2026. (SEBASTIEN LAPEYRERE / MAXPPP)
Une prairie sèche et jaunie par les fortes chaleurs, dans le Gers, juillet 2026. (SEBASTIEN LAPEYRERE / MAXPPP)

Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine (FNB) dans le Cantal, demande, lundi 3 août, sur franceinfo le déblocage d'un fonds de solidarité pour les éleveurs, alors que la France traverse sa quatrième vague de chaleur de l'année. Les sols sont desséchés en pleine saison d'alpage, quand les troupeaux sont censés profiter d'une herbe riche sur les pâturages d'altitude.

"On souhaite avoir très rapidement à disposition les fonds de solidarité, qui sont cofinancés par les éleveurs et qui ne sont pas encore disponibles, notamment au niveau des prairies. Il faut que la ministre puisse très rapidement dire aux éleveurs qu'ils ont droit à ce fonds de solidarité de manière très large et assez conséquente, pour qu'ils puissent acheter du fourrage", prône l'éleveur.

"La pâture est un lointain souvenir", se désole en effet Patrick Bénézit, selon qui "on est dans l'obligation d'amener du fourrage aux animaux, y compris dans les estives". Il rapporte que "la sécheresse du printemps, suivie des canicules depuis le mois de juin, font que l'herbe a complètement disparu". Le résultat, selon le président de la FNB, est que les éleveurs sont "obligés de passer en rations d'hiver, c'est-à-dire d'amener du foin dans les pâturages et les alpages". Il évoque une "situation vraiment très préoccupante".

Selon Patrick Bénézit, il faut "financer du fourrage pour éviter une décapitalisation dans les prochains mois", c'est-à-dire le fait de se séparer d'une partie du bétail. Il rappelle que les éleveurs ont "perdu 1 300 000 vaches" depuis une dizaine d'années.

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