Le PQ aux portes du pouvoir, le PCQ déterminer à le priver d’une…
La montée conservatrice rêve désormais de faire barrage au Parti québécois et à son « obsession » référendaire. Bon troisième dans les intentions de vote au Québec, le camp d’Éric Duhaime demeure à l’attaque à ...
La montée conservatrice rêve désormais de faire barrage au Parti québécois et à son « obsession » référendaire. Bon troisième dans les intentions de vote au Québec, le camp d’Éric Duhaime demeure à l’attaque à moins de 48 heures du vote et va jusqu’à jouer du coude dans des terres qu’il ne convoitait même pas il y a un mois.
Signe que les deux partis s’arrachent chaque vote dans certaines circonscriptions, les caravanes du PQ et du PCQ ont toutes deux commencé la journée à Québec et elles la termineront toutes deux dans Champlain.
« Ça veut dire une chose : on a les mêmes sondages, a rigolé Éric Duhaime, samedi, en route vers un bain de foule au marathon de Québec. C’est là que la bataille se trouve présentement, c’est là que les circonscriptions vont déterminer si nous avons un gouvernement majoritaire ou minoritaire. »
« À Québec, c’est vraiment conservateur contre Parti québécois et c’est très serré, a lancé de son côté Paul St-Pierre Plamondon. C’est une vraie question pour les électeurs dans ces circonscriptions-là : est-ce qu’on y va avec une opposition des conservateurs ou est-ce qu’on veut une part, dans ce gouvernement du Parti québécois, en qui on peut avoir confiance? »
Fort de 29 % des intentions de vote dans un sondage Léger paru samedi, le Parti québécois paraît aux portes de l’Assemblée nationale. Le camp conservateur, avec 20 % d’appuis, promet toutefois de tout faire pour empêcher que le PQ et son « obsession référendaire » obtiennent une majorité.
« C’est clair : on est ceux qui peuvent battre le Parti québécois dans les circonscriptions qui pourraient faire la différence au cours des prochaines heures, a lancé Éric Duhaime. On est le seul rempart contre la tenue d’un référendum. On sait que M. St-Pierre Plamondon est obsédé par cette obsession-là et il faut l’en empêcher. »
Le plus récent coup de sonde réalisé par la firme Léger atteste que la dégringolade de la CAQ se poursuit à deux jours du vote. La soirée électorale augure mal pour l’équipe de Christine Fréchette, maintenant en quatrième place avec des appuis qui ont désormais fondu à 14 %.
« Sur le terrain, les gens répondent bien, a salué la cheffe de la CAQ lors d’un passage dans la circonscription de Vachon. On a grande confiance, vraiment. »
Les libéraux, de leur côté, se hissent en deuxième place avec 25 % des voix. Québec solidaire ferme la marche à 11 %, en hausse de deux points par rapport à la semaine dernière. Ce dernier sondage Léger avant le 5 octobre montre que la campagne électorale a surtout remué les appuis de la CAQ et du PCQ. La formation caquiste a perdu 10 points de pourcentage en un mois, passant de 24 % à 14 % entre le 31 août et le 3 octobre.
Le camp conservateur, lui, a fait la trajectoire inverse pour grimper au troisième rang grâce à une ascension de cinq points dans les sondages. La campagne de Charles Milliard aura donné trois points supplémentaires aux troupes libérales, mais le PQ et QS arrivent au fil d’arrivée à peu près en même position qu’à la ligne de départ.
Le camp péquiste termine la campagne à 29 %, soit un résultat identique qu’au 31 août, tandis que les solidaires ont seulement gagné un petit point en un mois.