« Le plus dur est derrière moi » : après sa lourde chute, le champion cagnois de VTT Loïc Bruni espère revenir pour les Gets et les Championnats du monde en août
« Off » depuis fin mai, suite à un gros crash en Coupe du monde ayant nécessité une opération en urgence, le Cagnois avait annoncé qu’il serait de retour sur les pistes en août. On a fait le point avec lui.
Ça va beaucoup mieux, merci. On a enlevé les broches, on a recommencé à travailler la mobilité, je refais du vélo et on a établi un plan pour revenir le plus vite et le mieux possible. Donc, le plus dur est derrière moi, et on commence à voir le bout du tunnel.
C’était fin mai, sur la Coupe du monde de Loudenvielle (France), j’ai fait une énorme chute lors des practices. Poignet gauche déboîté, ligaments arrachés, commotion cérébrale ; il y a eu pas mal de dégâts, mais je m’en sors plutôt bien, j’aurais pu me faire beaucoup plus mal. Heureusement, j’avais l’airbag.
Lors des premiers examens, les médecins n’ont décelé aucune facture, mais j’avais vraiment mal, donc j’ai fait de nouvelles analyses à Barcelone quelques jours plus tard et ils se sont rendu compte que mon os était déplacé, avec le risque qu’il nécrose, vu qu’il n’était plus irrigué comme il faut. Ce qui aurait pu nécessiter une prothèse et aurait potentiellement signé ma fin de carrière.
Donc opération en urgence, et ce qui devait être un week-end de course raté s’est transformé en plusieurs mois de convalescence, l’anéantissement de tout espoir au classement général, pas de vélo pendant deux mois et plusieurs semaines de maux de tête à cause de la commotion.
Quand penses-tu revenir à la compétition ?
On espère un retour fin août, pour la Coupe du monde aux Gets et les Championnats du monde à Val di Sole (Italie), mais je ne suis pas certain d’y arriver, je suis encore très gêné. Ce sont deux pistes très exigeantes avec beaucoup de secousses.
J’ai très envie de revenir pour les Gets, car c’est la plus belle étape de la saison, devant le public français de surcroît, mais l’équipe me calme pour que je ne précipite pas mon come-back, de peur que je me refasse mal ou que la blessure s’éternise et entrave également la préparation pour la saison 2027.
Est-ce qu’il n’y a pas plus à perdre qu’à gagner ? Et en même temps, si je veux disputer les Mondiaux, c’est important de faire une course avant pour se tester grandeur nature… Donc, on est en plein dilemme.
Rien n’est tranché pour l’instant, les prochains jours vont être cruciaux, mais à l’heure actuelle, l’objectif est toujours de revenir pour ces deux grands rendez-vous.
Pendant ce temps, tes coéquipiers ont bien pris le relais…
Carrément, mes teammates chez Specialized Gravity, Finn Iles et Jordan Williams, ont tenu la barque de folie en mon absence : 4 victoires en coupe du monde, 1er et 2e du classement général…
Clairement, l’équipe n’attend pas après moi pour jouer la gagne en ce moment, donc le team manager Laurent Delorme ne me met aucune pression pour revenir.
C’est une chance incroyable. Donc dans l’immédiat, ils gagnent, je me refais la cerise comme il faut, et l’objectif c’est que je revienne quand je serai à 100 %.