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Le pétrole chute de plus de 5% : “L’ampleur de la baisse des prix est probablement exagérée et motivée uniquement par l’espoir”

Les Bourses européennes ont terminé en hausse mardi, à l'abri des doutes sur l'intelligence artificielle nourris par le recul des semi-conducteurs et la compétition chinoise, les investisseurs se tournant vers ...

Les Bourses européennes ont terminé en hausse mardi, à l'abri des doutes sur l'intelligence artificielle nourris par le recul des semi-conducteurs et la compétition chinoise, les investisseurs se tournant vers les valeurs traditionnelles.

A Paris (+0,63%) et à Francfort (+0,41%), les investisseurs se sont repliés sur les fabricants de logiciels CapGemini (+6,92%) et SAP (+5,42%). Londres a également progressé (+0,83%). En revanche, Milan (-0,69%) a été entraîné par le brutal recul de Saipem (équipements et services pétroliers, -9,52%).

La Bourse de Bruxelles a effacé mardi les pertes enregistrées la veille. L'indice Bel 20 a progressé de 0,68 % pour clôturer à 5.745,96 points.

Azelis progresse

La plus forte hausse parmi les valeurs de l'indice est revenue à Azelis, dont le titre a progressé de 4,45 % pour clôturer à 11,03 euros.

AB InBev a suivi avec un gain de 3,23 %, à 73,42 euros. Le brasseur publiera jeudi ses résultats du premier semestre. Ils permettront de mesurer si la Coupe du monde de football a stimulé les ventes de bière. Coca-Cola, également sponsor de l'événement, a déjà fait état de solides performances commerciales.

Ab Inbev : la croissance du chiffre d'affaires va-t-elle enfin être au rendez-vous ?

Umicore a avancé de 0,40 % à 20,14 euros. Le gouvernement fédéral garantit un accord conclu par le groupe métallurgique en République démocratique du Congo pour l'approvisionnement en germanium. L'entreprise en assure le préfinancement.

À l'inverse, la plus forte baisse parmi les valeurs de l'indice a été enregistrée par Aperam, dont le titre a cédé 3,24 % pour terminer à 47,86 euros.

Le pétrole chute de plus 5%

Les cours du pétrole tombent mardi avec l'accalmie des hostilités au Moyen-Orient qui se poursuit, Washington affirmant vouloir redonner une chance à la diplomatie.

Donald Trump a jugé lundi que les discussions avec Téhéran avaient "de bonnes chances" d'aboutir. "En ce moment, ils nous parlent de conclure un accord", a déclaré le président américain sans fournir davantage de détail.

Vers 16H15 GMT (18H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre perdait 5,53% à 83,47 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, cédait 5,25% à 78,27 dollars.

"L'ampleur de la baisse des prix est probablement exagérée et motivée uniquement par l'espoir" d'une trêve et d'un retour à la normale sur le marché pétrolier, souligne néanmoins Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

Les prix de certains carburants repartent à la hausse

La reprise des flux de pétrole en provenance de la mer Noire exercerait également une certaine pression à la baisse sur le marché.

"Les chargements de pétrole reprennent à la fois via l'oléoduc entre la mer Caspienne et la mer Noire (le CPC) et au terminal de Sheskharis en Russie", expliquent les analystes d'ING, alors que ces derniers étaient interrompus en raison "d'attaques répétées de drones ukrainiens contre les infrastructures énergétiques russes".

De mauvaises conditions météorologiques en mer Noire auraient également joué un rôle, selon eux.

Mais "pour que ce mouvement à la baisse se maintienne, il faudra observer un redressement des flux" de pétrole traversant le détroit d'Ormuz, précisent-ils.

Ce passage maritime stratégique, dont l'Iran souhaite avoir le contrôle, demeure l'un des principaux points de tension entre Téhéran et Washington, et le trafic y a chuté ces derniers temps "jusqu'à retrouver des niveaux qui avaient été observés au début du conflit" quand le détroit était quasiment paralysé, selon la société de données maritimes Lloyd's List Intelligence.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi s'est entretenu séparément au téléphone avec ses homologues omanais Badr al-Busaidi et saoudien Fayçal ben Farhane au sujet du détroit d'Ormuz, a d'ailleurs rapporté mardi la télévision d'État.


L'avis des brokers

Barco (-1,3% à 7,91 euros) a vu son objectif descendre de 12 vers 10,7 euros chez KBC Securities, avec une note maintenue à " conserver ". " L'accumulation des stocks a pesé sur la rentabilité et l'évolution des flux de trésorerie durant le deuxième trimestre. La direction s'attend à une meilleure performance au second semestre, mais la visibilité reste faible ". L'analyste pointe une amélioration par rapport au premier trimestre, notamment au niveau du carnet de commandes.

ArgenX (-2,3% à 772 euros) a été confirmé à " acheter " chez Guggenheim, avec un objectif grimpant de 1135 vers 1185 dollars (1040 euros) sur le certificat coté aux Etats-Unis. Suite à la publication des excellents chiffres trimestriels, l'analyste pointe des ventes en forte croissance dans toutes les régions et dans toutes les indications. " Nous attendons désormais la publication prochaine des résultats préliminaires de phase 3 pour Vyvgart dans la myosite au troisième trimestre et pour l'empasiprubart dans la neuropathie motrice multifocale au quatrième trimestre ".

Econocom (inchangé à 1,38 euros) a été confirmé à " conserver " chez Degroof Petercam, qui a ajusté sa note de 1,7 vers 1,5 euros suite à la publication de chiffres trimestriels marqués par une rentabilité opérationnelle nettement en dessous des attentes. " Le titre va continuer de se négocier avec une décote importante par rapport à ses concurrents, en raison notamment de la faible liquidité du titre, d'une visibilité insuffisante sur les résultats futurs, et d'une communication insuffisante avec la communauté financière ".

G.Se.

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