Le permis du club de tir d’Orp encore refusé : “Il est possible qu’on arrête et qu’on cède le club”
Depuis le 8 décembre 2025, seul le tir à air est autorisé au club d'Orp-Jauche. Celui-ci, installé juste à côté du recyparc, avait introduit une demande pour la prolongation de son activité. Au mois d'avril 202...
Depuis le 8 décembre 2025, seul le tir à air est autorisé au club d'Orp-Jauche. Celui-ci, installé juste à côté du recyparc, avait introduit une demande pour la prolongation de son activité. Au mois d'avril 2026, le collège communal avait refusé d'octroyer ce permis de classe 2. Le club de tir d'Orp (CTO) avait querellé cette décision, via un recours à la Région wallonne. Sans plus de succès. Le précieux sésame est bel et bien refusé.
"Les conséquences ? On continue avec le tir à air de l'école des jeunes, mais le tir à balle est refusé. Sauf que l'essentiel de nos tireurs sont des tireurs à balle. Cela représente un gros préjudice pour eux car la législation impose 10 à 15 cachets par an (dans le carnet de tir, pour prouver l'assiduité du tireur sportif), pour posséder l'arme", commente Jules Lambert, le président de l'association.
Avec son avocat, le CTO analyse la situation et envisage plusieurs options. "À la Région wallonne, ils disent que nous ne sommes pas en ordre au niveau urbanistique. Il faudrait un permis d'urbanisme en plus, on a donc besoin, au final, d'un permis unique. Ce que nous contestons depuis le début."
Sur ce point, Jules Lambert s'appuie sur la décision du tribunal de première instance, qui avait donné raison au CTO en janvier 2024. "Tous les arguments insérés dans notre recours ont été balayés d'un revers de la main par la Région wallonne. Elle n'a tenu compte de rien. C'était un copier-coller des arguments de la Commune", peste le président.
"En Wallonie, ouvrir un stand de tir est presque impossible"
Un déménagement du CTO semble impossible: "C'est plus difficile d'ouvrir un stand de tir qu'un terrain de padel à Orp-Jauche. En Wallonie, c'est presque impossible. Cela nous prendrait des années. Il faudrait trouver un terrain agricole, pour ne déranger personne, mais une dérogation est nécessaire (car il ne s'agit pas d'une activité agricole). Ensuite, il faudrait un permis unique. Cela ne me paraît pas envisageable."
En attendant, des clubs des alentours acceptent d'accueillir des tireurs d'Orp-Jauche chez eux, pour que ceux-ci puissent compléter leurs carnets et ainsi poursuivre leur discipline.
Des relations toujours tendues avec le maïeur
"On se rend compte qu'avec ce bourgmestre, on sera toujours en difficulté à Orp-Jauche. Si on soumet une demande pour un permis d'urbanisme, celui-ci sera à chaque fois remis en question pour des détails. Cela nous prendrait aussi plusieurs années. Il est possible qu'on arrête et qu'on cède le club, concède le président, la mort dans l'âme. Peut-être qu'une autre personne aura les bonnes grâces de la Commune. Le bourgmestre a déjà souligné dans ses messages publics qu'il était pour le tir, mais c'est selon lui la famille Lambert qui gère mal. Or, on travaille de manière bénévole…"
La décision définitive de Jules Lambert de céder le club n'est pas encore prise, mais cela semble inéluctable. Il faut dire qu'une partie de la population souhaite continuer à pratiquer cette discipline à Orp-Jauche. Il s'agirait dans ce cas d'une "victoire" pour Hugues Ghenne, le bourgmestre, qui a régulièrement exprimé sa volonté de changement au niveau de l'équipe dirigeante.
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