Pierin Vincenz : le parquet de Zurich réclame 6 ans de prison
Au procès en appel de l'ex-patron de la banque Raiffeisen, le parquet zurichois a réclamé jeudi des peines plus sévères. Comme en 2022, en première instance, le procureur a requis six ans de prison ferme pour Pierin Vincenz et pour son ancien associé Beat Stocker.
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Le parquet de Zurich veut alourdir la peine de l'ancien banquier Pierin Vincenz et réclame 6 ans de prison
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Au procès en appel de l'ex-patron de la banque Raiffeisen, le parquet zurichois a réclamé jeudi des peines plus sévères. Comme en 2022, en première instance, le procureur a requis six ans de prison ferme pour Pierin Vincenz et pour son ancien associé Beat Stocker.
Au quatrième jour du procès devant la Cour suprême zurichoise, le procureur a réitéré les requêtes formulées voici quatre ans devant le Tribunal de district de Zurich. Selon lui, la réduction de peine prononcée en première instance en raison de la couverture médiatique n'était pas justifiée.
Le parquet critique aussi le fait que la juridiction précédente ait infligé sur le volet des notes de frais des amendes séparées et avec sursis. Il estime que ces infractions étaient étroitement liées aux participations occultes reprochées aux prévenus.
Peines trop clémentes
En avril 2022, l'ex-banquier a été condamné à trois ans et neuf mois de prison ferme, et Beat Stocker a écopé de 4 ans. Tous deux ont été reconnus coupables d'escroquerie, de gestion déloyale qualifiée et de corruption privée passive. Le jugement en première instance porte aussi sur des notes de frais abusives. La présomption d'innocence s'applique toujours.
>> Relire : La défense de l'ancien patron de Raiffeisen Pierin Vincenz demande l'abandon des poursuites
Le Grison et son ancien associé sont accusés de s'être enrichis illégalement en prenant des participations occultes dans des sociétés avant d'influencer leur rachat par la banque Raiffeisen ou la société d'émission de cartes de crédit Aduno. Beat Stocker dirigeait cette dernière et Pierin Vincenz en présidait le conseil d’administration.
Jeudi, le procureur a demandé des peines moins sévères pour les autres co-accusés jugés en appel pour complicité. Mais il a estimé que là aussi, les jugements rendus en première instance étaient trop cléments.
ats/lan
Publié à 19:19 Modifié à 19:23