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Le maire d’Alès, menacé par la DZ Mafia, a été exfiltré de son domicile par le Raid cette nuit après des craintes sur la présence d’une voiture piégée

Le ministre de l'Intérieur a annoncé que l'élu bénéficiait d'une "protection à très haut niveau" après des menaces très fortes. Laurent Nuñez a évoqué "un projet d'action violente" et promis "toute la lumière" sur ces faits.

Le ministre de l'Intérieur a annoncé que l'élu bénéficiait d'une "protection à très haut niveau" après des menaces très fortes. Laurent Nuñez a évoqué "un projet d'action violente" et promis "toute la lumière" sur ces faits.

France Télévisions

Publié le 21/07/2026 11:45

Mis à jour le 21/07/2026 15:20

Temps de lecture : 2min

La mairie d'Alès (Gard), le 26 août 2024. (MATTES RENE / HEMIS.FR / AFP)
La mairie d'Alès (Gard), le 26 août 2024. (MATTES RENE / HEMIS.FR / AFP)

Les menaces visant le maire d'Alès (Gard) s'intensifient. L'élu Les Républicains Christophe Rivenq a été exfiltré de son domicile par le Raid dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juillet, après avoir reçu des menaces de mort signées du nom de la DZ Mafia, a appris franceinfo mardi de sources concordantes, confirmant une information du Parisien. Mardi en début d'après-midi, depuis l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur a précisé que le maire d'Alès était la cible d'un "projet d'action violente".

"Ce sont des actes d'intimidation du maire d'Alès, et, au-delà, de tous ceux qui luttent contre le narcotrafic", a souligné Laurent Nuñez. L'élu "fait l'objet d'une protection à très haut niveau, lui et sa famille", a précisé le ministre de l'Intérieur. Il a aussi promis que "toute la lumière" serait faite concernant ces menaces.

Une source proche du dossier confirme, comme l'évoque Le Parisien, la suspicion de la présence d'une voiture piégée à proximité du domicile de l'édile. Le 16 juillet, Christophe Rivenq avait expliqué que son épouse, rentrant chez eux en fin de journée, avait trouvé "des tags" sur les murs de la clôture de sa maison, et une enveloppe dans la boîte à lettres, contenant deux balles de 9 mm "et la signature de la DZ Mafia".

Christophe Rivenq affirme que le courrier menaçant évoquait "les opérations policières menées" contre le narcotrafic à Alès, "qu'il fallait les faire cesser, avec des mots beaucoup plus crus". Pour autant, l'élu avait jusqu'ici refusé la mise en place d'une protection et disposait simplement d'un "bouton d'alerte" permettant de prévenir les forces de sécurité en cas de menace, explique une source proche du dossier à franceinfo. Il n'entendait pas se laisser intimider, comme il l'avait confié à France Télévisions le 17 juillet, dans son bureau : "Je ne céderai pas à la menace, à la tentation, il ne faut pas céder ici comme partout, sinon c'est l'échec de la République."

Une enquête a été ouverte pour menaces de mort et intimidation. Elle a été confiée au commissariat d'Alès "et en co-saisine avec la division de lutte contre la criminalité du commissariat de Nîmes, l'ancienne PJ, pour véritablement mettre un maximum de moyens policiers pour identifier les auteurs de ces menaces", a précisé Abdelkrim Grini, le procureur de la République d'Alès. Dans une interview à France 3 Occitanie, le magistrat a ajouté que "les inscriptions sont signées 'DZ NG', donc 'DZ Mafia nouvelle génération'", et "CVN, pour Cévennes". "Des inscriptions qui sont assez particulières et qui nous laissent penser que ce sont des menaces qu'il faut prendre avec gravité et sérieux", a-t-il estimé.

Mardi, le Parquet national anticriminalité organisée a annoncé à franceinfo se saisir de l'enquête ouverte pour ces menaces. "Nous nous sommes saisis des faits commis le 16 juillet (tags et cartouches retrouvées) et de l'exfiltration de cette nuit aux fins de protection de cet élu", détaille à l'AFP le parquet spécialisé. Il s'agit de déterminer qui projetait une "action violente" contre Christophe Rivenq, et qui lui a adressé des menaces la semaine dernière, a précisé à ce sujet Laurent Nuñez.

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