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Le Liban vote l’abolition de la peine de mort, une première au Moyen-Orient

Les crimes commis avant l'entrée en vigueur de cette loi seront passibles d'une peine d'emprisonnement à perpétuité. Publié le 11/08/2026 14:37 Mis à jour le 11/08/2026 20:04 ...

Les crimes commis avant l'entrée en vigueur de cette loi seront passibles d'une peine d'emprisonnement à perpétuité.

Publié le 11/08/2026 14:37

Mis à jour le 11/08/2026 20:04

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Le Parlement libanais siège, à Beyrouth, le 26 février 2025. (HOUSSAM SHBARO / ANADOLU / AFP)
Le Parlement libanais siège, à Beyrouth, le 26 février 2025. (HOUSSAM SHBARO / ANADOLU / AFP)

Le ministre de la Justice libanais salue une décision "historique". Le parlement du Liban a voté l'abolition de la peine de mort, mardi 11 août, devenant ainsi le premier pays à prendre une telle décision au Moyen-Orient – si l'on exclut l'île de Chypre et la Turquie, parfois incluses dans une définition "large" de la zone et qui ont respectivement aboli la peine de mort en 2002 et 2004.

"Le projet de loi visant à abolir la peine de mort au Liban a été approuvé", a annoncé le bureau du président du Parlement. Le texte précise que les crimes commis avant l'entrée en vigueur de cette loi seront passibles d'une peine d'emprisonnement à perpétuité. Le pays n'avait plus procédé à des exécutions depuis 2004. Grâce à ce vote, Beyrouth ne serait plus débouté de ses demandes d'extradition de suspects de la part de pays où la peine de mort est abolie, a souligné le ministre de la Justice, Adel Nassar.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a salué ce vote. "Le Liban est désormais le premier pays de la région à franchir ce pas et j'appelle les autres pays qui maintiennent encore la peine de mort à suivre son exemple en mettant fin à cette pratique inhumaine", a déclaré Volker Türk. C'est "une étape monumentale pour les droits humains dans le pays, une rupture claire avec une sentence cruelle et arbitraire qui n'aurait jamais dû être prononcée", s'est réjoui Ramzi Kaiss, chercheur de l'ONG de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW).

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué sur X un vote "historique et courageux", qui "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence". Le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort", précise le ministre français.