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Le guépard américain était-il vraiment un guépard ?

Publié le 12 septembre 2026 à 12:10 par Jérôme G. Une analyse génomique révèle que le guépard américain (Miracinonyx trumani) n'était pas un vrai guépard, mais un pa...

Publié le 12 septembre 2026 à 12:10 par Jérôme G.

Une analyse génomique révèle que le guépard américain (Miracinonyx trumani) n'était pas un vrai guépard, mais un parent du puma.

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Dirigée par des chercheurs de l'Université de Californie à Santa Cruz et publiée dans Current Biology, une étude s'intéresse au Miracinonyx trumani, une espèce fossile connue sous le nom de guépard américain.

Grâce à une analyse paléogénomique et isotopique de fossiles, les scientifiques ont découvert que ce félin qui vivait en Amérique du Nord durant le Pléistocène n'était pas un guépard, mais un cousin du puma.

Ses populations les plus nordiques, retrouvées jusqu'au Yukon, un territoire du nord-ouest du Canada, s'étaient spécialisées dans un régime à base de poisson pour survivre.

Pourquoi le nom de guépard américain est-il une erreur ?

Pendant des décennies, l'apparence élancée de Miracinonyx trumani a alimenté l'idée qu'il était le prédateur expliquant la vitesse extrême de l'antilope d'Amérique.

Cette ressemblance physique est désormais comprise comme un exemple de convergence évolutive, où deux espèces non apparentées développent des traits similaires pour s'adapter à des environnements semblables.

Les nouvelles données génomiques confirment que Miracinonyx trumani est en réalité une espèce sœur du puma moderne, dont la lignée a divergé il y a environ 2,6 millions d'années.

Les auteurs de l'étude soulignent que le nom guépard américain est doublement trompeur, car il suggère une parenté et un style de chasse spécialisé que la recherche génomique ne soutient absolument pas.

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Comment ce prédateur survivait-il dans l'Arctique ?

L'analyse d'ADN ancien, provenant de fossiles datant de 23 000 à 31 000 ans, a révélé des adaptations génétiques spécifiques qui ont permis à ces félins de prospérer dans les conditions extrêmes du Pléistocène supérieur.

Alors que les populations du sud étaient des prédateurs généralistes, celles du Yukon se sont spécialisées en consommant des poissons anadromes, comme le saumon. Des mutations sur des gènes régulant les rythmes circadiens suggèrent aussi une adaptation aux cycles de lumière extrêmes des latitudes nordiques.

L'étude met également en lumière une perte sensorielle unique. Comme tous les félins, Miracinonyx trumani ne percevait pas le goût sucré, mais il avait aussi perdu le récepteur du goût acide, une particularité parfois associée à des régimes alimentaires très spécialisés.

Quelle est la cause de sa disparition ?

Au-delà de son régime, l'étude offre un aperçu de son extinction. Les chercheurs ont constaté que les populations de Miracinonyx trumani présentaient une faible diversité génétique.

Cependant, contrairement à leurs cousins les pumas, ils ne montraient aucun signe de consanguinité ou de goulot d'étranglement démographique marqué. Le déclin a été lent et à long terme depuis le début jusqu'à la fin du Pléistocène, avec l'incapacité de s'adapter lorsque le climat a changé.

Journaliste GNT spécialisé en nouvelles technologies

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