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Le gouvernement souhaite faire émerger une filière composée d’industriels impliqués dans la lutte contre les incendies

Alors que les incendies ravagent toujours, fin juillet, le Sud-Ouest, le gouvernement veut réunir les industriels du secteur pour renforcer les capacités françaises de lutte contre les feux.

Alors que les incendies ravagent toujours, fin juillet, le Sud-Ouest, le gouvernement veut réunir les industriels du secteur pour renforcer les capacités françaises de lutte contre les feux.

Radio France

Publié le 30/07/2026 08:12

Temps de lecture : 2min

Un avion Air Tractor AT-802 survole la fumée s'élevant d'un incendie de forêt près de Lège-Cap-Ferret, dans le sud-ouest de la France, le 28 juillet 2026. (ED JONES / AFP)
Un avion Air Tractor AT-802 survole la fumée s'élevant d'un incendie de forêt près de Lège-Cap-Ferret, dans le sud-ouest de la France, le 28 juillet 2026. (ED JONES / AFP)

Constructeurs aéronautiques, entreprises de détection et de surveillance, fabricants d’équipements d’intervention, opérateurs satellitaires et de télécommunication… le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, annonce qu’il réunira, fin août / début septembre, tous ces acteurs mobilisés aujourd’hui et mobilisables encore plus demain. Car un nouveau chapitre est en train de s’écrire avec cet épisode d’incendies que subit la France, l’objectif étant de capitaliser sur l’expérience acquise et d’apporter les capacités complémentaires aux services de l’État.

Cette annonce intervient alors que le gouvernement est interpellé sur plusieurs points dont l’état de la flotte aérienne de lutte anti-incendie, notamment les fameux Canadair. Une flotte jugée vieillissante. La France a commandé de nouveaux appareils qui doivent être livrés en 2028 pour les premiers, et à l’horizon 2032 pour les autres. Le problème est que, face au réchauffement climatique et la multiplication des feux de forêt partout sur la planète, le monde entier dépend d’un seul constructeur pour les bombardiers d’eau, en situation de monopole (Canadair de Haviland, au Canada). L’idée serait donc de retrouver une certaine souveraineté dans la fabrication de ces avions.

En a-t-on les moyens ? Oui, les acteurs français ne manquent pas. Ils s’appellent Hynaéro, Kepplair… Kepplair Evolution basée à Toulouse, Hynaéro, jeune pousse installée à Mérignac, à côté de Bordeaux, sans parler d’Airbus qui pourrait mettre la main à la patte, mais les dispositifs de financement en partenariat sont complexes. Le créateur d’Hynaéro – David Pincet, ancien général qui a exercé pendant près de 40 ans dans l’armée de l’air – l’explique au quotidien l’Opinion, mardi 28 juillet : "on a en France et en Europe tout ce qu’il faut pour concevoir et produire des bombardiers d’eau de manière moderne, sûre et efficace". Donc, la volonté et les moyens sont là.

Les projets coûtent cher et rien ne peut se faire sans la puissance publique. Les projets d’Hynaéro et Kepplair ont bien reçu des aides de l’État, notamment dans le cadre du programme d’investissement France 2030 initié par le président de la République, Emmanuel Macron, la banque publique d’investissement Bpifrance a également mis au pot. Mais sans commande publique, les projets ne peuvent pas réellement émerger. Un entrepreneur ne va pas fabriquer les appareils s’il n’a pas de client. C’est logique. L’État est donc appelé à jouer son rôle. On verra si les décisions stratégiques et budgétaires promises ces derniers jours se traduiront dans les faits et iront plus loin que les mots prononcés sur le terrain à grand renfort de communication, à neuf mois de l’élection présidentielle.

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