Sécurité des randonnées en Suisse : les leçons du drame de Bondo
Publié29. août 2026, 21:57SuisseLe drame de Bondo questionne la sécurité des chemins de randonnéeLe verdict approche, dans le drame de Bondo, où huit randonneurs ont péri en 2017. Mais comment les sentiers de m...
Publié29. août 2026, 21:57
SuisseLe drame de Bondo questionne la sécurité des chemins de randonnée
Le verdict approche, dans le drame de Bondo, où huit randonneurs ont péri en 2017. Mais comment les sentiers de montagne sont-ils gérés? Réponse avec Suisse Rando.

Le verdict de l'éboulement meurtrier de Bondo, en 2017 dans les Grisons, doit être rendu vendredi. Cinq prévenus sont accusés d'homicide par négligence - huit randonneurs ont perdu la vie dans la catastrophe - pour avoir potentiellement négligé les signes avant-coureurs d'effondrement de la roche. La fermeture préventive des sentiers de montagne aurait pu éviter le drame, selon l'accusation.
Pas de pouvoir de décision
En plaine et en altitude, les chemins de randonnée sont notamment l'affaire de Suisse Rando et de ses 2000 bénévoles. «Ils balisent les sentiers (ndlr: les signalétiques jaunes le long des parcours, par exemple), ils les entretiennent parfois, et ils planifient les parcours en collaboration avec les pouvoirs publics, liste Michael Roschi, directeur de la faîtière. Mais nous n'avons pas le pouvoir de nous prononcer sur la fermeture d'un itinéraire.»
Si un risque est détecté, les membres de l'association préviennent évidemment les autorités locales. «Ensuite, seuls les communes et les cantons sont habilités à interdire le passage sur ces chemins.» Les échanges avec ces institutions sont nombreux, se félicite Michael Roschi, mais cela s'arrête là, en matière de mesures concrètes.
«Ce serait irréaliste que les bénévoles puissent, eux, décider d'interdire des accès, appuie le directeur. Ils ne sont pas formés aux dangers naturels. Les spécialistes qu'emploient les autorités possèdent des connaissances locales et des expertises techniques que nos bénévoles n'ont pas.»
Les Alpes à surveiller
Quant aux pistes d'amélioration pour éviter un nouveau Bondo, Michael Roschi reste prudent. «Chaque cas est différent et le drame aux Grisons a été très particulier, signale-t-il. Mais clairement, avec le changement climatique, les conditions dans le massif alpin commandent aux randonneurs de se montrer de plus en plus prudents.»
Randonnée toujours très populaire
La marche reste l'activité sportive préférée des Suisses, selon le rapport de l'Office fédéral du sport, dévoilé le 18 août dernier. Suivent le cyclisme, la natation, le ski et le jogging. La randonnée occupe le premier rang depuis longtemps. De manière générale, la Suisse reste un pays dont la population pratique le sport à une fréquence élevée, en comparaison internationale. Mais alors que la tendance était à la hausse depuis de longues années, «on observe aujourd’hui une stagnation des pratiques», relèvent les auteurs de l'étude.

David Ramseyer (dra) est journaliste régions à 20 Minutes, média qu'il a rejoint en 2014.
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