Le Conseil des ministres introduit un crédit familial de cinq jours par enfant
Le gouvernement belge instaure un crédit familial de cinq jours par enfant, accessible aux salariés, indépendants et fonctionnaires, avec effet rétroactif pour les naissances à partir de janvier 2026.
Publié le 18 juillet à 06h40
Ajoutez-nous à vos favoris Google Le gouvernement belge instaure un crédit familial de cinq jours par enfant, accessible aux salariés, indépendants et fonctionnaires, avec effet rétroactif pour les naissances à partir de janvier 2026.Le Conseil des ministres a approuvé samedi l’introduction d’un crédit familial pour les travailleurs salariés, les fonctionnaires et les travailleurs indépendants, annonce le ministre de l’Économie David Clarinval dans un communiqué.
Ce crédit familial sera de cinq jours par enfant. Ces cinq jours s’ajouteront aux congés existants, notamment au congé de maternité et au congé de naissance. Ils pourront être pris en une seule fois ou séparément, dans l’année suivant l’accouchement.
Le crédit familial constitue un droit unique par enfant. Lorsque plusieurs personnes ouvrent le droit, elles déterminent librement laquelle d’entre elles l’exercera, précise le cabinet Clarinval. En cas de naissance multiple, cinq jours seront accordés par enfant.
Pendant cette interruption, le bénéficiaire percevra une indemnité forfaitaire par jour, indépendante de son niveau de rémunération ou de revenus professionnels. Le montant et les modalités pratiques seront précisés par arrêté royal.
Le bénéfice de ce droit au crédit familial sera applicable de façon rétroactive aux naissances à partir de janvier 2026.
« Avec ce crédit familial, nous créons un droit concret et supplémentaire pour les familles. Nous leur donnons davantage de liberté pour organiser les premiers mois de l’enfant, tout en garantissant des droits comparables aux salariés, aux indépendants et aux fonctionnaires », souligne David Clarinval.
Cette introduction constitue une première étape dans la mise en œuvre du crédit familial. L’intention du gouvernement est, à terme, de combiner les différents types de congés destinés à s’occuper de son enfant en un seul « paquet » (les néerlandophones parlent volontiers d’un « sac à dos ») qui serait rattaché à l’enfant lui-même, sans distinction entre le père et la mère. On y intégrerait principalement le congé de maternité, le congé parental, et le crédit-temps pour s’occuper de son enfant.
économie David Clarinval