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Le collège communal de Clavier donne son (premier) feu vert au poulailler d’Atrin : “Notre combat n’est pas fini”, affirment les opposants

Le collège communal de Clavier a rendu un avis favorable au projet amendé de poulailler à Atrin. Les opposants l'ont appris ce jeudi soir lors de la séance du conseil communal, et affirment avoir des arguments pour introduire un recours.

Comme c'est le cas depuis plusieurs mois, les opposants aux projets de poulaillers à Atrin et Pailhe se sont déplacés ce jeudi soir pour venir poser leurs questions en ouverture de la séance du conseil communal de Clavier. Mais ils étaient moins nombreux que le 28 août dernier : une bonne vingtaine contre une soixantaine environ il a près d'un mois.

Séance plus calme que la dernière fois

Cette fois, il n'y eut ni dérapage, ni insulte. Ni même un long échange de questions-réponses. Après l'incident survenu lors de la dernière séance, le bourgmestre Damien Wathelet s'est contenté de répondre à quatre questions posées auparavant par écrit par des citoyens. Surtout, il a rendu public la position du collège communal sur le projet amendé de poulailler à qualité différenciée à Atrin (25 000 poulets). Cette étape survient une dizaine de jours après la fin de l'enquête publique, au terme de laquelle une pétition de 241 signatures et une cinquantaine de réclamations étaient arrivées sur la table de l'administration communale.

Si le bourgmestre et les échevins avaient recalé la première mouture du projet déposée il y a un an, ils ont cette fois été convaincus par les amendements apportés par le couple d'éleveurs-agriculteurs d'Ochain. En clair, le collège communal, qui avait demandé une suspension de la procédure en février, rend cette fois un avis favorable.

Décision à l'unanimité

"Le collège a constaté à l'unanimité que les plans modificatifs et le complément corollaire à la notice d'évaluation des incidences ont permis d'améliorer l'information relative à l'intégration paysagère du projet, à la gestion des eaux, à la mobilité, au charroi ainsi qu'aux incidences olfactives et atmosphériques", a lu le bourgmestre, avant d'ajouter : "Le collège a décidé à l'unanimité d'émettre un avis favorable sur la demande du permis unique considérant que les plans modificatifs et les compléments apportés au dossier répondent de manière satisfaisante aux principales observations formulées par le collège communal dans son avis du 27 novembre 2025 et permettent une appréciation suffisamment complète des incidences du projet."

Les opposants ont écouté le verdict sans broncher, et ont quitté la salle presque dans la foulée. Sont-ils pour autant résignés ? Que nenni ! "Si le permis est octroyé, nous introduirons un recours auprès du ministre, assure déjà Frédéric de Thier. Nous avons relevé au moins trois erreurs manifestes. La première concerne le cumul des odeurs. Le collège n'a pas suivi l'avis de la Région wallonne, et ne donne pas de motivation. Deuxièmement, il n'y a toujours qu'une seule citerne prévue pour récolter les eaux de pluie. Celle-ci ne couvrira que 1,25 % des besoins en eau de l'exploitation. Troisièmement, une erreur de date a été commise dans l'enquête publique."

Jusqu'au Conseil d'État si nécessaire

À présent, le dossier va être envoyé aux fonctionnaires technique et délégué de la Région wallonne qui devront confirmer ou infirmer l'avis positif du collège claviérois. Au final, c'est ce même collège qui sera maître dans l'octroi (ou non) du permis pour ériger cette exploitation (3 bâtiments), le long de la N641, rue du Hâlon.

Après l'octroi (ou non) du permis, les opposants (ou les porteurs du projet) auront donc encore la possibilité d'introduire un recours devant le gouvernement wallon, voire le Conseil d'État. "S'il faut, j'irai tout seul devant le Conseil d'État", affirme déjà Frédéric de Thier, néanmoins soutenu dans ses dires par d'autres opposants. "Non, le combat n'est pas fini", concluent-ils.

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