Le club d’Arsenal au coeur d’une vive polémique en Angleterre
Au lendemain d'une saison historique et de la prolongation record de Mikel Arteta, la direction d'Arsenal a décidé de supprimer 60 emplois. De quoi provoquer un petit malaise outre-Manche.
Si tout sourit ou presque à Arsenal sur le terrain depuis des mois, la situation s'est nettement tendue en coulisses. Quelques jours après avoir annoncé la prolongation de son entraîneur Mikel Arteta avec un contrat record estimé à plus de 20 millions par saison, la direction d'Arsenal a officialisé un plan d'économies drastique. Une restructuration interne qui va coûter leur place à 60 salariés du club. Une décision qui passe mal outre-Manche.
Selon les informations de la presse anglaise, notamment du Telegraph, cette vague de départs ne concerne pas directement le staff technique masculin ou féminin, ni le centre de formation ou la sécurité. Elle cible presque exclusivement les services administratifs et opérationnels qui ne sont pas concernés par le sportif.
Un timing qui passe mal
L'incompréhension est d'autant plus grande que les Gunners sont l'équipe en vogue avec un titre de champion d'Angleterre acquis la saison dernière, une première depuis 2004. Sur la scène continentale, les Londoniens ont, pour rappel, atteint la finale de la Ligue des champions lors du dernier exercice.
Pour justifier ces nombreuses suppressions de postes, la direction des Gunners pointe du doigt l'explosion de ses coûts d'exploitation lors de la saison 2024-2025, passés de 148 à 201 millions de livres sterling. Des experts auraient ainsi été sollicités pour réorganiser la structure interne et optimiser les ressources financières du club.
Arteta soutient la direction
Ce vendredi, Mikel Arteta a botté en touche la question, mais a tout de même défendu ses dirigeants face aux journalistes en conférence de presse. "Cette question ne m'est pas destinée […]. De toute évidence, je ne suis pas la personne la mieux placée pour répondre à cette question. C'est certain. Et j'espère que chacun le comprendra", a-t-il déclaré.
L'entraîneur espagnol a néanmoins tenu à défendre le point de vue du club pour justifier cette restructuration. "On m'a expliqué la démarche et l'analyse menée au sein du club, dans le but constant de progresser. Il faut prendre des décisions pour placer les gens aux bons postes et continuer d'investir afin d'atteindre nos objectifs et bâtir le succès que nous ambitionnons".
Face aux relances des journalistes sur la contradiction entre ces licenciements et le nouveau contrat de l'entraîneur espagnol, désormais le mieux payé de Premier League, l'attaché de presse d'Arsenal a mis un terme aux questions, mettant fin à un échange sous haute tension.
Hors des terrains, la polémique enfle, mais l'entraîneur espagnol doit maintenant se concentrer sur le sportif. Arsenal joue gros dès ce dimanche à 17h30 sur la pelouse de Nottingham Forest. D'autant qu'avec sa victoire à Everton (0-3), Manchester City compte virtuellement six points d'avance sur les Gunners.
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