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Le chancelier Merz “profondément choqué” de la victoire historique de l’AfD en Saxe-Anhalt

Le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) a finalement obtenu 43,8% des voix lors des élections régionales dans le Land allemand de Saxe-Anhalt, le dépouillement ayant pris fin vers 3h du matin lundi. À Berlin, le scrutin a fait l’effet d’une bombe.

Le chancelier allemand Friedrich Merz, le 7 septembre 2026 à Berlin. © REUTERS

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Le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) a finalement obtenu 43,8% des voix lors des élections régionales dans le Land allemand de Saxe-Anhalt, le dépouillement ayant pris fin vers 3h du matin lundi. À Berlin, le scrutin a fait l’effet d’une bombe.

Remi Lehmann, Liese Aerts, Kevin Dupont

Source: HLN, Belga, AFP

7 septembre 2026, 13:56Dernière mise à jour: 13:59

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Le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) n’est pas parvenu à obtenir la majorité absolue au parlement régional de Saxe-Anhalt, selon les résultats du scrutin publiés tôt lundi matin. La formation politique d’extrême droite enregistre néanmoins un succès écrasant avec 43,8% des voix, soit plus du double de son score d’il y a cinq ans.

Lundi, le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit profondément choqué par la victoire de l’AfD aux élections en Saxe-Anhalt. Son parti, la CDU (chrétiens-démocrates ; droite) accuse un fort recul et plafonne à 17,2%. En 2021, la CDU était encore parvenue à convaincre 37,1% du corps électoral.

“Ma détermination est de poursuivre le cap des réformes, sans rupture, mais je sais que (...) nous devons mieux les expliquer”, a affirmé le chancelier à l’issue d’une réunion de la direction de la CDU, tout en reconnaissant avoir une responsabilité dans cette défaite et que l’essor électoral du parti AfD changeait la donne “dans toute l’Allemagne”.

L’AfD célébrant la victoire d’Ulrich Siegmund en Saxe-Anhalt, le 6 septembre 2026. © AFP

Quelle coalition?

Le parti décroche ainsi 39 des 83 sièges du parlement régional et devra donc trouver des partenaires ou former une coalition. La tête de liste Ulrich Siegmund avait auparavant exclu la mise en place d’un gouvernement minoritaire, estimant ce mode de gestion insuffisamment stable.

Lundi, le coprésident de l’AfD, Tino Chrupalla, a finalement ouvert la porte à cette possibilité. Un tel modèle serait “tout à fait judicieux” et “prometteur”, tant d’un point de vue parlementaire que démocratique, a-t-il fait valoir. “C’est d’ailleurs ce que souhaite l’opinion publique : que les partis politiques mettent de côté leurs divergences et collaborent sur les questions de fond”.

Ulrich Siegmund, chef du parti AfD en Saxe-Anhalt, dans un bureau de vote. © AP Photo/Matthias Schrader

Outre la CDU, les autres suffrages se sont portés sur les sociaux-démocrates (9,3%), les Ecologistes (8,9%) et Die Linke (8,6%). L’Alliance Sahra Wagenknecht (BSW), la formation la plus proche de l’AfD sur le plan idéologique, a elle aussi franchi le seuil d’éligibilité avec 5,3 % des voix. Plus des trois quarts (77,8%) des électeurs inscrits se sont rendus aux urnes. Il s’agit du taux de participation le plus élevé en Saxe-Anhalt depuis la réunification allemande. En 2021, la participation ne s’était élevée qu’à 60,3%.

Test pour Merz

“Nous avons besoin d’un changement politique fondamental dans ce pays, avec une politique qui s’occupe enfin à nouveau de nos propres intérêts, de notre propre pays”, avait déclaré Ulrich Siegmund, interviewé par l’audiovisuel public ARD après l’annonce des premières estimations.

Ces élections étaient considérées comme un test important pour la CDU et la coalition fédérale dirigée par le chancelier Merz.

Le ministre-président sortant de Saxe-Anhalt au sortir de l’isoloir. © Klaus-Dietmar Gabbert/DPA via AP

L’AfD qualifie Merz de “fardeau” pour l’Allemagne

La co-dirigeante du parti d’extrême droite allemand AfD a estimé lundi que la victoire électorale sans appel la veille dans la région orientale de Saxe-Anhalt démontre que le chancelier conservateur Friedrich Merz est un “fardeau” pour l’Allemagne.

“Jamais un chancelier n’a été aussi impopulaire que Friedrich Merz, qui est devenu un lourd handicap pour le développement prospère de l’Allemagne”, a dit Alice Weidel devant la presse, assurant que son parti visait au moins 40% lors des prochaines législatives prévues en 2029.

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