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Le Canada salue l’idée de devenir membre associé de l’UE et appelle à un « phare pour les démocraties »

Devant le Parlement européen à Strasbourg, jeudi 17 septembre, le premier ministre canadien Mark Carney a chaleureusement accueilli la proposition d’adhésion associée du Canada à l’UE, plaidant pour une alliance transatlantique « phare pour les démocraties ».

Le premier ministre canadien Mark Carney a salué jeudi 17 septembre l’idée que son pays devienne le premier membre associé de l’Union européenne, jugeant que le Canada et l’UE étaient « plus forts ensemble », lors d’un discours devant le Parlement européen à Strasbourg où il a été longuement applaudi.

« Le Canada accueille favorablement cette ambition, et je peux vous dire que les sondages montrent qu’une écrasante majorité de Canadiens soutient des liens beaucoup plus étroits avec l’Europe », a-t-il déclaré.

« L’Europe et le Canada sont plus forts ensemble », a-t-il aussi affirmé, insistant sur les « valeurs communes » liant les deux blocs. L’essence du partenariat Europe/Canada, ce sont selon lui « des graines, des valeurs, des idées, des échanges commerciaux, des personnes et des progrès qui traversent l’Atlantique dans les deux sens depuis des siècles ».

« Nous ne sommes pas des alliés de circonstance. Nous ne recherchons pas des accords à somme nulle », a encore dit Mark Carney, qui était déjà mercredi l’invité d’honneur d’Ursula von der Leyen pour son discours de rentrée devant les eurodéputés.

Un soutien populaire massif au rapprochement

Le dirigeant canadien a également tenu à préciser l’esprit de ce rapprochement : l’alliance que le Canada et l’UE veulent construire serait un « phare pour les démocraties » et ne vise pas à « dominer les autres ». « Nous ne cherchons pas à dominer les autres », a-t-il proclamé, ajoutant qu’« une alliance entre le Canada et l’UE constituerait un phare pour les autres démocraties ; une alliance définie non pas par ce à quoi nous nous opposons, mais par ce que nous défendons : la liberté, la solidarité, la prospérité et la durabilité ».

Sur fond de désamour avec les États-Unis, la présidente de la Commission européenne a proposé mercredi que le Canada puisse devenir le premier pays « membre associé » de l’UE, en s’adressant directement à Mark Carney. Mme von der Leyen a également proposé que ce pays nord-américain rejoigne le futur « Conseil européen de sécurité », qu’elle appelle de ses vœux. Piqué au vif, le président américain Donald Trump a alors menacé mercredi de rompre les échanges commerciaux avec l’UE.