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REPORTAGE. “Le bruit de l’arrivée dans l’eau, c’est impressionnant” : aux championnats d’Europe de natation, le public parisien séduit par le plongeon de haut vol

Des sauts qui épatent le public, une hauteur aussi vertigineuse que dangereuse et un décor sublime : les championnats d'Europe de natation se poursuivent dans la capitale samedi. Radio France...

Des sauts qui épatent le public, une hauteur aussi vertigineuse que dangereuse et un décor sublime : les championnats d'Europe de natation se poursuivent dans la capitale samedi.

Radio France

Publié le 08/08/2026 12:17

Temps de lecture : 2min

Le public impressionné, lors des entraînements au championnat d'Europe de natation à Paris, le 7 août 2026. (LP/Raphael VIAUD / MAXPPP)
Le public impressionné, lors des entraînements au championnat d'Europe de natation à Paris, le 7 août 2026. (LP/Raphael VIAUD / MAXPPP)

Les championnats d'Europe de natation continuent samedi 8 août avec la fin des épreuves du plongeon de haut vol. Cette épreuve spectaculaire se déroule dans la Seine avec un tremplin situé à 20 mètres de haut au-dessus du fleuve. Dotées d'un décor de carte postale au niveau du pont de Bir Hakeim, la Tour Eiffel en arrière-plan, les deux dernières manches se disputent samedi. La Française Madeleine Bayon est cinquième pour le moment, le classement provisoire est identique chez les hommes pour Garry Hunt, qui compte aller chercher un podium. Pour admirer ces plongeons de l'extrême, plusieurs centaines de personnes se sont massées sur les quais de Seine pour encourager les plongeurs vendredi.

Des spectateurs séduits par les plongeons, les acrobaties, par la hauteur de la plateforme, en résumé un "site juste dingue, on voit le métro passer au-dessus des plongeurs, c'est complètement insolite", raconte une spectatrice. Si le décor carte postale attire l'œil, tous ont surtout été fascinés par le son. "Entendre le bruit de l'eau à la fin, c'est impressionnant", témoigne un autre membre du public. L'entrée dans l'eau se fait obligatoirement par les pieds. Avec une vitesse en moyenne de 70 kilomètres par heure, le public se laisse surprendre par le danger : "On a un peu peur de la chute, car on se dit 's’il se loupe', on ne s'imagine pas trop le résultat des pieds à la fin", s'étonne une spectatrice. Surtout qu'il ne "faut pas se manquer, parce que là ça fait mal en bas, ça fait du plat", complète une autre.

Ce saut est en effet très violent pour les corps des athlètes comme le confirme la Française Madeleine Bayon à l'issue des deux premières manches car "c'est tout le corps. C'est comme un accident de voiture en fait, 70 km/h, c'est comme se prendre un mur. Je commence à avoir l'habitude mais c'est hyperviolent." C'est même la raison pour laquelle les plongeurs ne multiplient pas les sauts à l'entraînement. Les manches de chaque compétition se déroulent sur plusieurs jours pour répartir les efforts. La préparation en amont est essentielle, "avec des kinésithérapeutes, tout, une préparation physique de malade", ajoute la compétitrice.

D'autant qu'il faut aussi composer avec le courant et l'opacité de l'eau souligne l'autre français en compétition, le double champion du monde, Gary Hunt, sacré en 2015 et 2019 : "C'est pas évident de voir l'eau, on a bien besoin des gens dans l'eau qui font des éclaboussures comme ça, on voit vraiment la surface. Là c'est 20 mètres, d'habitude on fait des compétitions à 27 mètres et là, c'est un peu moins violent. À 27 [mètres], tu n'as pas tout de suite envie de remonter mais là c'est que du plaisir."

Afin d'assurer jusqu'au bout la sécurité des athlètes, une équipe de sauveteurs composée de plusieurs plongeurs se trouve toujours dans l'eau, autour du point de réception. Les deux dernières manches débutent samedi, à 13h30 pour les femmes et 16h pour les hommes.

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