Présidentielle au Brésil 2026 : Lula face à Bolsonaro
Le président Lula et le conservateur Flavio Bolsonaro s'affrontent dimanche lors d'une élection cruciale au Brésil. Cette présidentielle déterminera si la principale puissance d'Amérique latine restera à gauche ou si elle rejoindra la vague de droite encouragée par Donald Trump.
Le président Lula et le conservateur Flavio Bolsonaro s'affrontent dimanche lors d'une élection cruciale au Brésil. Cette présidentielle déterminera si la principale puissance d'Amérique latine restera à gauche ou si elle rejoindra la vague de droite encouragée par Donald Trump.
Le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, 80 ans, briguera un quatrième mandat et aura pour principal adversaire le sénateur de droite Flavio Bolsonaro, 45 ans, fils de l'ex-président Jair Bolsonaro.
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Lula dispose d'une légère avance dans les sondages, mais les deux favoris apparaissent dans un mouchoir de poche en cas d'éventuel second tour le 25 octobre. Pour un tel second tour, un sondage de l'institut Datafolha donne le chef de l'État sortant en tête des intentions de vote avec 48%, contre 45% pour son rival.
>> Revoir le sujet du 12h45 sur la campagne présidentielle :
Souveraineté
Durant la campagne, Lula s'est posé en défenseur de la "souveraineté" du Brésil face à ce qu'il dénonce comme l'interventionnisme de Donald Trump, qui a dit suivre "de très près" l'élection.
Une vague de droite a porté ces derniers temps au pouvoir des candidats soutenus par le président américain dans la région, comme au Chili, en Colombie ou au Pérou. Jusqu'à présent, Donald Trump n'a pas apporté son soutien formel au fils aîné de son allié Jair Bolsonaro, bien qu'il ait reçu le sénateur cette année à la Maison Blanche.
>> Les précisions de La Matinale :
KEYSTONE - AP PHOTO/ANDRE PENNER
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Le troisième mandat de Lula s'achève sur un taux de chômage historiquement bas, une inflation maîtrisée, mais aussi une insécurité rampante et un ralentissement économique. Ces deux thèmes sont d'ailleurs au centre de cette campagne présidentielle.
Insécurité
Malgré un nombre d'homicides en baisse, la violence liée au crime organisé reste une tâche difficile pour une police essentiellement répressive et aux moyens limités. "Nous sommes dépassés par les événements", admet Livio Rocha, enquêteur au sein de la police civile de Sao Paulo, dans La Matinale de la RTS. "Le crime organisé est en avance technologiquement et en termes d'effectifs, tandis que nos méthodes de travail datent de 50 ou 60 ans."
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Conscient de ces difficultés structurelles, le président Lula a lancé en mai dernier un plan de 1,75 milliard de francs destiné à lutter contre le crime organisé. Au-delà de la lutte contre le trafic d’armes, le programme prévoit d’asphyxier financièrement les organisations criminelles, d’améliorer les enquêtes sur les homicides et de renforcer la sécurité dans les prisons.
Quelques semaines plus tard, Flavio Bolsonaro dévoilait à son tour son plan "Brésil sans peur", en assurant qu’il allait déclarer la guerre au narcotrafic et en proposant notamment d’augmenter les peines de prison.
>> Le reportage de La Matinale :
KEYSTONE - ANDRE COELHO
Pouvoir d'achat
L'économie et le pouvoir d'achat sont également au cœur des préoccupations des électeurs et des électrices. Pour tenter de s'assurer le soutien des classes populaires, Lula a revalorisé son programme d'aide sociale Bolsa Familia et interdit les paris sportifs en ligne, sources d'endettement pour des millions de Brésiliens.
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"Je donne 10 sur 10 à Lula! Je n'ai rien à redire sur sa manière de gouverner", témoigne dans le 12h30 Cleide Santos, une Brésilienne de 28 ans qui bénéficie de cette bourse. "Je sais qu'il fait parfois des erreurs, mais pour une personne à faibles revenus comme moi, il est d'une grande aide."
Ces programmes sociaux ont cependant un coût élevé pour l’Etat brésilien, dénoncent certains économistes. D’après plusieurs projections, la dette publique pourrait atteindre 88% du PIB dès 2027 et même 100% en 2031 si aucune mesure n'est prise pour maîtriser les dépenses.
>> Les explications du 12h30 :
KEYSTONE - Antonio Lacerda
Sujets radio: Jean-Claude Gerez
Adaptation web: edel avec afp