Le 17 octobre, la France “a signé la mort du macronisme”
Vu d'Espagne. En 2017, Emmanuel Macron s’était fait élire sur un projet politique nouveau, en promettant d’écouter la jeunesse et de contenir l’essor des extrêmes. Il avait tout pour y parvenir, estime le ...
Vu d'Espagne.
En 2017, Emmanuel Macron s’était fait élire sur un projet politique nouveau, en promettant d’écouter la jeunesse et de contenir l’essor des extrêmes. Il avait tout pour y parvenir, estime le correspondant d’“El País” en France. Et pourtant, à six mois de son départ, c’est un constat d’échec qui s’impose.
Le 17 octobre 2026, la France est descendue dans la rue. À grand renfort de manifestations, d’incendies et de pillages, elle a signé la mort du macronisme. Elle l’a fait avec violence, comme à son habitude. Elle était animée par la colère, mais aussi par la peur de l’avenir. En saccageant des commerces et en incendiant des mairies et des commissariats, elle a enterré cette idée politique qui prétendait instaurer un centre idéologique radical et contenir l’essor des extrêmes. Au lieu de cela, ces neuf années ont vidé les services publics de leur substance et fait enfler la dette (passée de 99 % à 119 % du PIB). Résultat, les extrêmes idéologiques au Parlement ont étouffé le débat public pour devenir les deux partis politiques les mieux placés pour être présents au second tour de la présidentielle du printemps prochain : La France insoumise (LFI, extrême gauche) et le Rassemblement national (RN, extrême droite).
Samedi, dans les rues et sur les ronds-points de France, on a vu se rassembler tous ceux qui craignent les fins de mois, comme ceux qui redoutent la fin du monde. Ou tout au moins la fin du monde qu’ont connu leurs parents.
Macron, qui la veille des manifestations est allé voir le concert de Céline Dion avec son épouse, est arrivé au pouvoir à 39 ans. Il était jeune, futé
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El País (Madrid)
Fondé en 1976, six mois après la mort de Franco, “Le Pays” est le quotidien généraliste le plus lu en Espagne. Journal de centre gauche, il appartient au groupe éditorial espagnol Prisa. L’homme d’affaires français Joseph Oughourlian préside à la fois le groupe Prisa, depuis février 2021, et El País, depuis mars 2025.
À la fin de 2013, elpais.com a lancé deux nouvelles éditions pour ses lecteurs d’Amérique latine, dotées de leurs propres rédactions. La première, El País Brasil, a été développée en portugais pour son lectorat brésilien et disposait d’un site à part entière, avant sa disparition pour des raisons financières en 2021. La seconde, El País América, offre un contenu différencié pour ses lecteurs du continent américain. Depuis 2020, El País México a également son propre site et sa propre rédaction.
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