thejournalofsierraleonestudies.com

Pour Laurent Jacobelli, l’exécutif demande “aux Français un effort pour assumer la mauvaise gestion des macronistes”

Avec Laurent Jacobelli, vice-président du groupe RN à l'Assemblée nationale, est l'invité de la matinale de France Inter, pour évoquer les premières pistes de budget du gouvernement de Sébastien Lecornu.

Avec Laurent Jacobelli, vice-président du groupe RN à l'Assemblée nationale, est l'invité de la matinale de France Inter, pour évoquer les premières pistes de budget du gouvernement de Sébastien Lecornu.

Pour Laurent Jacobelli, ce projet de budget est "vide". "Le Premier ministre nous a donné quelques intentions, il annonce 54 milliards d'économies, mais on ne les trouve pas. On a un Premier ministre qui laisse entendre qu'il pourrait s'attaquer aux 10% d'abattement sur les retraites, geler le point d'indice des fonctionnaires, bref, une fois encore, un Premier ministre qui demanderait aux Français de faire un effort pour assumer la mauvaise gestion des macronistes."

Toutefois, comme pour le budget précédent, le RN pourrait ne pas s'opposer et laisser un nouveau un sursis au gouvernement minoritaire de Sébastien Lecornu. "Il vaut mieux un mauvais budget transformable que pas de budget", assume Laurent Jacobelli, qui relativise toutefois : "Si tout est perfectible à partir du moment où Marine Le Pen est élue, c'est une chose. En revanche, si le Premier ministre s'engage sur du moyen ou long terme qui nous engagerait si nous arrivons aux affaires, alors c'est non avec deux lignes rouges."

"Il a reconnu que Marine Le Pen avait raison avant les autres"

Il souhaite que le Premier ministre "fasse ce qu'aucun macroniste n'a jamais fait : tailler dans le gras les mauvaises dépenses de l'État." Qui seraient, selon le RN, "le millefeuille territorial qui coûte une fortune pour moins d'efficacité, le coût de l'immigration, 20 milliards chaque année en aides sociales non contributives aux migrants." Un chiffre que le projet de budget estime lui entre 2,5 et 3 milliards d'euros par an.

L'exécutif fait toutefois un geste envers le RN, en proposant un délai de carence pour le versement de certaines allocations aux étrangers. "Je ne sais pas si c'est un signe envoyé au Rassemblement National, mais le même Sébastien Lecornu et ses alliés disaient il y a encore quelques mois, quand nous disions qu'il fallait ne pas donner d'aide non contributive aux migrants avant cinq ans de présence sur le sol français, que c'était impossible. C'est devenu possible. […] Je crois qu'il a reconnu une seule chose, c'est qu'ils avaient tout raté et que Marine Le Pen avait raison avant les autres."