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Lauren Cohan et Jeffrey Dean Morgan évoquent la saison 3 de Walking Dead:“Cette série est un véritable phénomène”

À l'occasion de la sortie de la saison 3 de "The Walking Dead : Dead City" sur Ciné + OCS, Lauren Cohan et Jeffrey Dean Morgan reviennent sur l'évolution inattendue de la relation entre Maggie et Negan.

Le 12 juin dernier, quelques heures après la cérémonie d'ouverture du 65e Festival de Télévision de Monte-Carlo, les premiers épisodes de la nouvelle saison de The Walking Dead : Dead City étaient dévoilés en avant-première. Dans ces nouveaux épisodes, Maggie et Negan sont contraints d'unir leurs forces face à des ennemis communs, malgré un passé toujours aussi tumultueux.

Depuis le 27 juillet, cette troisième saison est également disponible sur Ciné + OCS. À cette occasion, nous avons rencontré les deux têtes d'affiche de la série d'horreur, Lauren Cohan et Jeffrey Dean Morgan, qui reviennent sur l'évolution de leurs personnages, le phénomène The Walking Dead et leur incroyable relation avec les fans.

L'une des choses les plus marquantes de cette saison, c'est que Maggie et Negan semblent entretenir une dynamique très différente. Qu'est ce qui vous a le plus supris dans l'évolution de leur relation cette saison ?

Lauren Cohan : "Nous savions que nous nous dirigions vers ça, nous voulions cette évolution depuis un certain temps. Donc, je ne vais pas dire qu'on a été surpris. Mais, on est ravis de cette évolution. Nous étions prêts à ce que cette relation évolue d'une manière ou d'une autre. Il fallait que ça change. Évidemment, après tout ce qui s'est passé entre eux, beaucoup de gens auront du mal à les imaginer devenir amis ou à voir Maggie dans une telle situation. Mais je pense aussi que ceux qui croient au changement et à l'évolution des personnes seront vraiment enthousiastes, parce que c'est comme ça que je ressens les choses Et, je pense que c'est la preuve de l'espoir – sans vouloir paraître trop cliché – dont on a besoin pour continuer à avancer, pour persévérer et survivre dans ce monde. Il faut croire au changement, croire au pardon et à tout ce qui peut en découler."

Jeffrey Dean Morgan : "Dans cet univers, dans les circonstances extrêmes de ce monde post-apocalyptique, on est peut-être davantage capable de laisser le passé derrière soi, ne serait-ce que pour survivre. Aujourd'hui, ces deux personnages se considèrent avant tout comme une famille. Ils se connaissent depuis plus longtemps que n'importe qui d'autre dans leur vie. C'est probablement la relation la plus longue que chacun d'eux ait jamais eue. Alors, peu importe la façon dont ils se sont rencontrés, ils savent qu'ils ont besoin l'un de l'autre. Et c'est essentiel."

Y a-t-il une facette de Negan que vous n'avez pas encore eu l'occasion de jouer ?

J.D.M. : "J'en suis persuadé. C'est justement pour cela que nous avons Seth (Hoffman, NdlR.) comme showrunner. Il est capable de voir des choses sous un angle que Lauren et moi ne voyons pas forcément. Et il reste encore une autre facette de Maggie que nous n'avons pas encore eu l'occasion d'interpréter. C'est toute la beauté de ces deux personnages."

"The Walking Dead" est devenue l'une des franchises télé qui ont le plus de succès dans le monde. Quand avez-vous réalisé que la série devenait un véritable phénomène ?

L.C. : "Je crois que ça s'est fait tout de suite. Quand j'ai rejoint la série lors de la saison 2, je n'avais pas encore vu la saison 1. Je l'ai regardée dans l'avion qui m'emmenait à Atlanta pour commencer le tournage. Et j'ai été complètement bluffé par la série. C'est à ce moment-là que j'ai réalisé à quel point elle était exceptionnelle. Ensuite, j'ai compris qu'elle était devenue un véritable phénomène. On sortait et tout le monde la regardait. C'était l'une de ces séries qui rassemblaient énormément de monde, à une époque où il n'y avait pas encore autant de séries qu'aujourd'hui. C'était un vrai moment de partage culturel. J'avais déjà tourné dans beaucoup de séries auparavant, mais ce n'étaient pas forcément des programmes que tous mes proches regardaient. Là, c'était la première fois que tous mes amis et ma famille suivaient aussi ce que je faisais. C'était vraiment agréable de partager cette passion pour un projet qui suscitait autant d'enthousiasme auprès de tous ceux que je connaissais."

J.D.M. : "On avait déjà joué dans des grosses productions avant mais ici, on est dans un tout autre univers. The Walking Dead est un véritable phénomène de la pop culture. Dès la saison 2, c'était déjà un succès mondial. Tout le monde en parlait. Quand je suis arrivé, à la fin de la saison 6, c'était devenu une série gigantesque. J'étais moi-même un immense fan. Et je trouve ça assez génial, parce que je n'avais jamais été fan d'une série dans laquelle je jouais auparavant. Là, j'étais un véritable fan de The Walking Dead. Lauren et moi racontons cette histoire tout le temps, mais nous nous étions rencontrés des années auparavant sur le tournage de Batman v Superman. Je me souviens lui avoir posé plein de questions sur The Walking Dead, parce que j'étais fasciné par la série. Je la trouvais incroyable. Aujourd'hui, dix ou douze ans plus tard, nous sommes inséparables. C'est fou. Et nous sommes toujours là, toujours debout."

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Il y a un peu plus d'humour dans cette saison

J.D.M. : "Effectivement. Je trouve que l'année dernière, on pleurait beaucoup. Dans cette saison de The Walking Dead : Dead City, on retrouve d'ailleurs beaucoup d'humour. Ça ajoute beaucoup de fraîcheur et de fun à la série. Et ça n'efface pas pour autant tous les éléments qui font l'ADN de The Walking Dead, à savoir l'horreur, les frissons et cette question permanente de savoir ce qui se cache derrière le mur."

Quelle est la chose la plus folle qu'un fan ait faite pour vous ?

L.C. : "Je me souviens être allée au Japon pour une convention avec les fans. Là-bas, tout le monde nous apportait de magnifiques cadeaux faits à la main, de petites attentions vraiment réfléchies. J'en étais presque bouleversée. J'ai tout rapporté chez moi. J'ai même acheté une deuxième valise pour pouvoir ramener tous ces cadeaux. Ils sont toujours chez moi, dans ce placard où l'on garde tous ses souvenirs, les objets liés à la série, les t-shirts, les cadeaux, les objets de collection… Je ne suis pas une accumulatrice, mais je m'attache énormément aux objets sur le plan sentimental. J'ai beaucoup de mal à m'en séparer."

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J.D.M. : "Oui, c'est vraiment génial. Ce qui est formidable, c'est de pouvoir voyager à travers le monde, rencontrer les fans… Nous avons assisté à des avant-premières en Espagne et au Portugal qui étaient complètement folles. Il y avait près de 10.000 personnes dans les rues, des arbres étaient littéralement cassés tellement la foule était déchaînée. C'est ce genre de moments qui vous fait prendre conscience de la réalité. Pendant des années, en Géorgie, nous ne plaisantions pas quand nous disions que nous y vivions : nous étions vraiment dans une bulle. Puis, dès qu'on en sortait quelques instants, on réalisait à quel point la série était immense, pas seulement aux États-Unis, mais partout dans le monde. Ça a été un énorme choc… et ça l'est encore aujourd'hui."

L.C. : "Oui, nous étions vraiment coupés du monde. Les gens le savent peut-être, mais pendant les deux dernières saisons, nous vivions à Alexandria. Pendant le Covid, nous promenions tous nos chiens dans ce tout petit quartier de deux rues, et nous étions vraiment dans une bulle. À ce moment-là, nous savions déjà que la série était très populaire. Nous vivions derrière le mur des zombies, ce qui était génial parce que nos chiens pouvaient courir librement."

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