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Laura Prieto, femme de ménage en Norvège : “Je gagne en 2 heures ce que je gagnais en travaillant une journée complète”

Publié le 26/09/26 à 07:08Par Solweig E.Certains choix professionnels font toute la différence. Pour cette femme de ménage, c'est un salaire et un rythme de travail bien meilleurs. Partir travailler à plusieurs...

Publié le 26/09/26 à 07:08Par Solweig E.

Certains choix professionnels font toute la différence. Pour cette femme de ménage, c'est un salaire et un rythme de travail bien meilleurs.

Partir travailler à plusieurs milliers de kilomètres de chez soi peut parfois complètement changer le rapport au salaire et au temps passé au travail. Laura Prieto, une jeune Espagnole installée en Norvège, en fait aujourd’hui l’expérience comme femme de ménage dans un hôtel.

À Tromsø, dans le nord du pays, quelques heures de travail lui permettent de toucher ce qu’elle mettait auparavant une journée entière à gagner en Espagne. Comme le rapporte Cronista, la différence est suffisamment importante pour que la jeune femme envisage même de cumuler plusieurs activités sans retrouver pour autant ses anciens horaires.

Cette femme de ménage gagne en quelques heures l’équivalent d’une journée en Espagne

Laura Prieto a choisi de s’installer à Tromsø, où elle exerce deux activités : elle travaille dans le nettoyage d’un hôtel et comme guide touristique. Sur son compte TikTok @laurapriiieto, elle raconte régulièrement son quotidien et compare notamment ses nouvelles conditions de travail avec celles qu’elle connaissait en Espagne. Le changement le plus frappant concerne évidemment sa rémunération. « Je gagne en deux heures et demie ce que je gagnais en une journée entière en Espagne. Du coup, aller travailler est beaucoup moins une corvée », raconte-t-elle.

Le travail de femme de ménage dans un hôtel reste pourtant physiquement exigeant. Mais pour Laura, le niveau de salaire change clairement la façon dont elle vit cette activité. Elle a également découvert une organisation professionnelle différente : en Norvège, les emplois à temps partiel sont fréquents, particulièrement chez les jeunes. Une situation qui contraste avec son expérience espagnole, davantage tournée vers les contrats à mi-temps ou à temps plein. Elle peut donc envisager d’ajouter un autre travail à son emploi du temps afin d’augmenter ses revenus sans nécessairement multiplier les très longues journées.

Femmes de ménage

Le métier de femme de ménage est bien plus valorisé en Norvège.

Un salaire de femme de ménage à mettre en perspective avec le coût de la vie

Les revenus sont globalement élevés dans le pays. Au deuxième trimestre 2026, le salaire mensuel moyen norvégien atteignait 63 700 couronnes, soit environ 5 895 euros. Le salaire de base moyen s’établissait pour sa part à 58 970 couronnes, l’équivalent d’environ 5 457 euros. Mais, le coût de la vie est également plus important et Laura a dû adapter ses habitudes.

Habiter dans le nord de la Norvège implique notamment de composer avec le froid et avec des journées particulièrement courtes pendant l’hiver. Malgré ces contraintes, la jeune femme de ménage explique que ses revenus lui permettent d’épargner davantage que ce qu’elle pourrait probablement mettre de côté en Espagne en exerçant un métier comparable.

femme de menage© Shutterstock
Cette femme de ménage gagne bien mieux sa vie en Norvège.

Cette femme de ménage fait partie de milliers d’Espagnols installés en Norvège

Laura Prieto est loin d’être la seule Espagnole à avoir tenté l’expérience norvégienne. En 2026, 13 159 ressortissants espagnols vivaient dans le pays. Parmi eux, on comptait 7 287 hommes et 5 872 femmes. Les possibilités professionnelles et les niveaux de rémunération peuvent donc représenter un argument pour ceux qui envisagent de quitter l’Espagne. Même s’il faut aussi tenir compte des dépenses quotidiennes et de l’adaptation nécessaire à la vie dans un pays nordique.

La Norvège ne fait pas partie de l’Union européenne, mais son appartenance à l’Espace économique européen simplifie l’installation. D’après les règles de la Direction norvégienne de l’immigration, les citoyens de l’UE et de l’EEE peuvent rester dans le pays jusqu’à six mois afin d’y chercher un emploi. Ils doivent toutefois s’inscrire comme demandeurs d’emploi avant la fin de leur troisième mois sur place. Pour Laura, le changement a déjà largement modifié son quotidien professionnel : environ deux heures et demie de travail pour atteindre ce qu’elle gagnait auparavant en une journée. Désormais, son expérience de femme de ménage à Tromsø lui laisse davantage de marge pour organiser son temps et envisager d’autres activités.

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