“Laissez-vous inspirer par ce lieu” : Léon XIV loue la France et rappelle ce qui lui tient à cœur
Un ciel si bleu qu'on le croirait repeint, des écrans géants par dizaine sur les Champs-Élysées, des bénévoles partout, des policiers tout autant, des groupes de musiques dans les rues de Paris… La France a déc...
Un ciel si bleu qu'on le croirait repeint, des écrans géants par dizaine sur les Champs-Élysées, des bénévoles partout, des policiers tout autant, des groupes de musiques dans les rues de Paris… La France a décidément du métier pour accueillir en grand et en beau. Ce vendredi, à Paris, Léon XIV est donc arrivé et bien arrivé pour un voyage de quatre jours qui le mènera à Lourdes et Metz.
Points communs et divergences
La première étape de son périple le mena à l'Élysée pour un échange cordial avec le Président français. Emmanuel Macron – lyrique envers ce que le catholicisme a légué à la France -, et Léon XIV – élogieux envers la culture de l'Hexagone -, se sont retrouvés sur bien des points lors de leurs discours respectifs. Multilatéralisme, paix, écologie, intelligence artificielle, aide aux plus démunis, laïcité ouverte – c'est-à-dire qui n'exclut pas l'expression publique des religions – forment leurs dénominateurs communs.
Le Pape a cependant marqué quelques différences. Sur la paix, notamment. Rappelant que celle-ci n'est pas un "équilibre des forces, [mais] se construit chaque jour par le dialogue et la justice", Léon XIV a critiqué la course à l'armement et la possession de l'arme nucléaire. On l'a observé aussi sur la question de la bioéthique. Alors que la France a voté une loi relative au droit à mourir, Léon a appelé le pays à "accueillir la vie sans condition, à soutenir la fragilité avec tendresse, à accompagner avec respect et dans la confiance réciproque chaque étape de l'existence […]".
Léon XIV pose le pied sur le champ de bataille français : une tonne d'hosties commandée pour la messe sur les Champs-ÉlyséesDe la cathédrale au Stade de France
En début d'après-midi, au siège de l'Unesco, Léon XIV a soutenu le travail de cette organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture en rappelant combien elle nourrit le dialogue entre les nations.
Après une traversée du centre de Paris en papamobile, le Pape a rejoint la cathédrale Notre-Dame pour prier les vêpres, prière de fin de journée qui invite les catholiques à "rendre grâce" pour le jour écoulé. Le Pape a tenu à rendre hommage à ce joyau gothique dans son message adressé à l'assemblée. "Laissez-vous inspirer par ce qui s'est passé [dans cette cathédrale reconstruite]". "Plus que tout autre, [elle] invite depuis des siècles Paris à regarder vers le Ciel."
Sans doute ce discours était celui qui tenait le plus au cœur de Léon qui s'adressait, pour l'occasion, aux prêtres et religieux de France réunis dans la nef et sur le parvis. Il y a développé le sens qu'il donne à l'Église. "Vous savez bien que la communauté chrétienne ne constitue pas un refuge dans lequel on se replierait pour se protéger de son époque. Au contraire, elle s'offre, à l'instar des anciennes cathédrales, comme un espace d'accueil, de respect, de révélation et de sens pour tous."
Autre salle, autre ambiance, après ce temps d'intériorité et à l'heure d'écrire ces lignes, le Pape s'apprêtait à rejoindre 80 000 jeunes rassemblés dans un Stade de France plein à craquer pour une veillée de chants et de prières.
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