La Wallonie lance le RENOPAC et le RENOPRÊT pour rénover vos maisons : voici comment toucher jusqu’à 75.000 euros d’aides énergétiques
Deux nouveaux dispositifs, le RENOPAC et le RENOPRÊT, doivent aider les ménages à financer la rénovation énergétique de leur logement, avec des conditions différentes selon les revenus. Détails et explications de Justine Roldan Perez et Denis Caudron.
Publié le 25 septembre à 19h55
Ajoutez-nous à vos favoris Google Deux nouveaux dispositifs, le RENOPAC et le RENOPRÊT, doivent aider les ménages à financer la rénovation énergétique de leur logement, avec des conditions différentes selon les revenus. Détails et explications de Justine Roldan Perez et Denis Caudron.Comment aider les ménages à financer la rénovation énergétique de leur habitation ? Deux formules sont prévues : le RENOPAC et le RENOPRÊT. Elles ne s’adresseront toutefois pas exactement au même public.
Le RENOPAC prendra la forme d’un prêt à taux zéro. Pour les ménages aux revenus les plus modestes, une partie de la somme empruntée pourra également être réduite.
Le RENOPRÊT sera destiné aux revenus plus élevés et proposera, lui, un taux d’intérêt avantageux.
« La base des personnes susceptibles d’avoir ce prêt diminue »
Pour le secteur, ces dispositifs constituent une aide importante, mais leurs conditions risquent de limiter le nombre de bénéficiaires.
« On a l’impression que la base des personnes susceptibles de pouvoir avoir ce prêt diminue fortement », estime Christophe Hubin, vice-président de la Fédération des experts énergétiques du bâtiment.
Il cite notamment le cas des personnes qui possèdent plusieurs biens. Une personne aux revenus modestes qui aurait, par exemple, hérité d’une seconde habitation pourrait ne pas avoir accès au RENOPAC et à son taux zéro. Elle pourrait éventuellement se tourner vers le RENOPRÊT.
Reste alors une inconnue importante, souligne Christophe Hubin : le niveau du taux préférentiel qui sera proposé.
Seules les passoires énergétiques sont concernées
Autre condition importante : le dispositif ciblera les logements les plus énergivores, souvent qualifiés de « passoires énergétiques ».
Il s’agit des habitations disposant d’un certificat PEB E, F ou G.
Les travaux devront permettre d’améliorer suffisamment leurs performances énergétiques pour atteindre un label C ou D, selon les conditions prévues.
Un choix que Christophe Hubin juge cohérent avec l’utilisation d’argent public : l’objectif est de concentrer les moyens disponibles sur les rénovations permettant les économies d’énergie les plus importantes.
Jusqu’à 75.000 euros
Avant de commencer les travaux, les propriétaires devront également faire réaliser un audit énergétique. Celui-ci permettra notamment d’identifier les rénovations à effectuer.
En fonction du projet et des conditions du dispositif, le montant du prêt pourra atteindre jusqu’à 75.000 euros.
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