thejournalofsierraleonestudies.com

« La vie d’une femme » : la critique d’un portrait d’une fille en creux

Charline Bourgeois Taquet (« Les amours d’Anaïs) a les honneurs de Cannes pour cette chronique amoureuse entre Léa Drucker et Mélanie Thierry. Propos convenu mais mise en scène pleine de classe.

« La vie d’une femme »

« La vie d’une femme »

© Pyramide distribution

Fabrice Leclerc 09/09/2026 à 13:47, Mis à jour le 09/09/2026 à 13:49

Charline Bourgeois Taquet (« Les amours d’Anaïs) a les honneurs de Cannes pour cette chronique amoureuse entre Léa Drucker et Mélanie Thierry. Propos convenu mais mise en scène pleine de classe.

Le synopsis

Gabrielle, 55 ans, se consacre corps et âme à son métier. Chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public, elle court et se démultiplie, assaillie de responsabilités. Il lui reste peu de temps pour sa vie privée, entre un mariage qui périclite et une mère dont elle doit s’occuper. Lorsqu’une romancière vient l’observer pour écrire un livre, les certitudes de Gabrielle vont voler en éclat.

La suite après cette publicité

La critique de Paris Match (2/5)

Oui, Léa Drucker et Mélanie Thierry sont emportées dans une passion charnelle inattendue. Mais le titre du film porte parfaitement les véritables graines du projet : ce portrait d’une femme cinquantenaire, chirurgienne émérite, cheffe de service qui se bat, épouse lassée, fille inquiète pour sa mère autant de facettes de la vie contemporaine au féminin que la réalisatrice séquence en une dizaine de chapitres. Alors certes, dans cette petite bourgeoisie sans fins de mois difficiles, on part à Kyoto ou à Turin en clin d’œil et les listes d’attente en Ehpad n’existent (presque) pas.

La suite après cette publicité

Un regard pour le coup assumé, quitte à ce que les thématiques soulevées par le film (la crise de l’hôpital, la crise de la cinquantaine, la confusion des sentiments) soient convenues et parfois empilées. Mais le film fonce droit devant, tête baissée pour exprimer le maelström d’émotions contradictoires de son héroïne. Qui plus est porté par un cinéma et une mise en scène à l’indéniable classe, au tonus et à la tendresse revendiqués, au talent évident. Et puis, une nouvelle fois, il y a Léa Drucker, actrice qui déploie dans une économie d’effets la richesse de sa palette, la précision de son art. Au final, l’amour incandescent comme le cinéma, même frustrant et éphémère, enrichit la vie.

De Charline Bourgeois-Taquet
Avec Léa Drucker, Mélanie Thierry

Contenus sponsorisés

Sur le même sujet