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“La victoire est possible” : Mélenchon place sa rentrée sous le signe de l’écologie

Le leader de la France insoumise a placé dimanche sa rentrée politique sous le signe de l'écologie, en proposant une "conscription écologique" pour lutter notamment contre les incendies qui ont ravagé le pays cet été.

Lancé vers la présidentielle, le candidat Insoumis Jean-Luc Mélenchon a placé dimanche 23 août sa rentrée politique sous le signe de l'écologie, en proposant une "conscription écologique" pour lutter notamment contre les incendies qui ont ravagé le pays cet été. "La victoire est possible", a-t-il déclaré.   

"Changement climatique, le mot est presque rassurant. En fait, nous allons tous bientôt débarquer sur une autre planète en sortant de chez nous", a campé le fondateur de LFI lors du discours de clôture des universités d'été du mouvement.  

"Pour s'y adapter, il est vital de tout changer dans nos manières de vivre, de produire et d'échanger", a-t-il ajouté, en pourfendant le "règne du chacun pour soi néolibéral et de l'irresponsabilité écologique".  

Selon l'organisation, 10 000 personnes étaient réunies pour suivre son intervention, qui a duré 45 minutes, dans la matinée à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence dans la Drôme.  

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Exploitant les commentaires récents de la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, qui estime qu'il est celui "qui intègre le plus la question du climat dans ses propositions économiques et sociales", Jean-Luc Mélenchon, thuriféraire de la "planification écologique", se veut en pointe sur ces questions, qui ont occupé une bonne partie de l'espace médiatique pendant l'été.  

"Notre objectif c'est d'incarner la candidature écolo", expliquait son bras droit, le coordinateur du mouvement Manuel Bompard, à des journalistes pendant le week-end. Jean-Luc. Mélenchon a donc creusé ce sillon dimanche.

"Nous envisageons une garde régionale de la sécurité civile, notamment pour être certain de pouvoir venir en renfort efficace des équipes permanentes dans les épisodes de crise. Une garde constituée par conscription. Pourquoi la conscription écologique? Pour garantir de pouvoir mobiliser en masse une réserve nombreuse et formée", a développé le quadruple candidat à la présidentielle, en louant les mérites d'une "culture écologique pratique".  

Quelles candidatures à gauche ?

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Le leader du parti Place publique, Raphaël Glucksmann, salue la foule à l'issue d'un meeting électoral à Aubervilliers, le 13 juin 2026, en vue de l'élection présidentielle française d'avril 2027.
Image de couverture : Le leader du parti Place publique, Raphaël Glucksmann, salue la foule à l'issue d'un meeting électoral à Aubervilliers, le 13 juin 2026, en vue de l'élection présidentielle française d'avril 2027. © Kenzo Tribouillard, AFP

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Lors de la dernière élection présidentielle de 2022, la figure de proue de la gauche radicale avait déjà proposé une "conscription citoyenne", de neuf mois et payée au Smic.   L'ancien sénateur socialiste a de nouveau affirmé sa volonté de transformer les régions administratives actuelles en "écorégions", découpées à partir des bassins versants des cours d'eau.    

Censure promise

"Elles seront pour cela responsables de l'eau, de l'air, des côtes maritimes, des forêts, de la fertilité des sols, des mobilités, de l'économie circulaire et de la santé publique environnementale. Elles pourraient même recevoir dans ces domaines un pouvoir normatif", a-t-il détaillé.  

Le tracé de ces nouvelles écorégions n'a pas encore été dévoilé par LFI. Alors que Jean-Luc Mélenchon est donné en tête à gauche par les sondages, juste derrière Edouard Philippe, les Insoumis espèrent un ralliement des Ecologistes, actuellement tiraillés sur la pertinence de la candidature autonome de leur dirigeante Marine Tondelier, sondée à moins de 5 %.  

Ils n'entendent pas revivre le scénario de 2022, où ils accusent la candidature du communiste Fabien Roussel d'avoir privé leur fondateur des 420 000 voix qui lui avaient manqué pour accéder au second tour face à Marine Le Pen.  

"Le plus important ce n'est pas le nombre de candidatures, c'est le nombre d'électeurs", a balayé Jean-Luc Mélenchon dimanche, sans faire de référence directe à la formation de Marine Tondelier.  

"Nous venons honnêtement en disant ce que nous allons faire, en proposant clairement, nettement, comment le faire. Et nous renvoyons chacun à sa conscience", a insisté le tribun Insoumis qui a ouvert son allocution en clamant : "La victoire est possible".  

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Ciblant également "la grande conversion de la droite et du centre en un bloc idéologique unique", en qui il voit les "enfants" de ceux qui disaient "plutôt Hitler que le Front populaire" dans les années 1930, Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs promis que sa formation censurerait le gouvernement Lecornu sur son projet de budget 2027 "qui va aggraver tous les maux" de l'économie française.  

"L'économie française était sur le fil du rasoir de la récession. Elle va plonger car Lecornu prépare un nouveau bûcher de coupes rases qui va aggraver tous les maux. Ne nous demandez pas, je ne sais pas quelle bienveillance à son égard. Une fois de plus, nous le censurerons", a déclaré le candidat LFI à la présidentielle, lors du discours de clôture de l'université d'été de son mouvement.  

Sébastien Lecornu a mis en garde samedi les parlementaires contre la tentation d'attendre la présidentielle pour adopter un budget en 2027, ce qui serait "le choix du désordre".  

"Voyez tous ces gens qui nous ont conduits à ce désastre, venir nous donner des leçon sur la manière de bien gérer. Nous nous engageons une fois au gouvernement à remettre de l'ordre dans les comptes publics, car nous en sommes capables", a-t-il lancé.  

Pour redonner des marges de manoeuvre au budget de l'État, Jean-Luc Mélenchon promet "de faire payer l'impôt aux dizaines de milliers de grandes fortunes et aux multinationales qui n'en payent pas", d'instaurer "une taxe sur les superprofits comme la réclament six pays européens" et de relancer "la consommation populaire et l'investissement par l'augmentation des salaires et la suppression des niches fiscales prédatrices".

"Nous nous engageons une fois au gouvernement à remettre de l'ordre dans les comptes publics (...) en redonnant des marges de manoeuvre au budget de l'État, en faisant payer enfin l'impôt aux dizaines de milliers de grandes fortunes et aux multinationales qui n'en payent pas", a-t-il rappelé.

Avec AFP