La Turquie vend des missiles ATACMS et des munitions à l’Ukraine, les États-Unis livrent des Patriot chaque mois mais pas assez
Washington autorise Ankara à livrer à l’Ukraine des lance-roquettes, missiles ATACMS et obus à sous-munitions, pour un contrat de 28 millions de dollars, alors que Kiev intensifie ses demandes de défense aérienne.
Washington autorise Ankara à livrer à l’Ukraine des lance-roquettes, missiles ATACMS et obus à sous-munitions, pour un contrat de 28 millions de dollars, alors que Kiev intensifie ses demandes de défense aérienne.
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Journaliste, adjoint du service actualité en continu
Publié: 9 Août 2026 à 08h00Temps de lecture: 2 min
Les États-Unis ont autorisé jeudi la Turquie à vendre du matériel militaire américain à l’Ukraine. Il s’agit de 12 lance-roquettes multiples M270, 70 missiles ATACMS, 2524 missiles à sous-munitions M26 DPICM et 47 000 obus d’artillerie de 203 mm à sous-munitions DPICM. DPICM, pour Dual-Purpose Improved Conventional Munition, désigne une catégorie de munitions à double usage, anti-personnel et anti-char.
Le montant du contrat s’élève à 28 millions de dollars et les livraisons devraient commencer dans les prochains jours. D’après les documents américains, le transfert sera effectué par l’intermédiaire de sociétés turques, bulgares et américaines de défense et de logistique spécialisées dans l’exportation de matériel militaire.
Des livraisons de Patriot tous les mois
Les missiles ATACMS se lancent à partir des lance-roquettes mobiles Himars. Ils ont commencé à être livrés à l’Ukraine en avril 2024, sous l’administration de Joe Biden. Ce missile, qui emporte une charge explosive d’environ 230 kilos, a une portée de 300 kilomètres., permettant de frapper des cibles protégées derrière la ligne de front.

Cette bonne nouvelle pour l’Ukraine s’accompagne d’une autre. Le président Volodymyr Zelensky a annoncé samedi que son pays avait conclu « un accord » avec les États-Unis pour recevoir des lots de missiles intercepteurs pour les systèmes Patriot, les seuls aujourd’hui à pouvoir défendre l’Ukraine face aux missiles balistiques russes.
« Qui possède des missiles et des systèmes antimissiles balistiques ? Les États-Unis. Peuvent-ils nous aider ? Nous y travaillons. Vont-ils nous allouer des missiles tous les mois ? Oui, nous avons des accords dans le cadre du programme PURL, a dit le président ukrainien. Ces missiles sont-ils suffisants ? Non. L’approvisionnement mensuel était plus important en 2025. »
Des contacts avec d’autres pays
Les discussions avec Washington se poursuivent, malgré le revirement de Donald Trump, pour obtenir le droit de produire des missiles Patriot en Ukraine. Kiev discute aussi avec d’autres pays pour renforcer sa défense aérienne, comme l’Allemagne, la Pologne, Israël, la Corée du Sud et le Japon.
En début de semaine, des frappes russes ont fait 17 morts à Kiev et dans sa région. L’Ukraine, à court de munitions anti-aériennes, n’a pas pu abattre un seul missile russe lors de cette nouvelle attaque, alors que la Russie a intensifié ses bombardements sur la capitale et sa région ces dernières semaines.
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