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Des bijouteries pillées à Marseille - 1.000 interpellations dans le pays

410.000 personnes ont manifesté samedi partout en France pour des moyens et une place nouvelle pour la jeunesse, sous haute surveillance des autorités et du gouvernement qui ne parviennent pas à baisser la température après plusieurs jours de tensions, des dégradations et des cohortes de blessés.

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France

410.000 personnes ont manifesté samedi partout en France pour des moyens et une place nouvelle pour la jeunesse, sous haute surveillance des autorités et du gouvernement qui ne parviennent pas à baisser la température après plusieurs jours de tensions, des dégradations et des cohortes de blessés.

M.G

Source: AFP, Belga

24 octobre 2026, 19:33Dernière mise à jour: 20:32

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20:27

Près de 1.000 interpellations samedi en France

Près de 1.000 personnes ont été interpellées samedi par les forces de l'ordre en marge des manifestations des lycéens et contre la vie chère en France, a déclaré le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez lors d'un point de presse.

"Au moment où je vous parle, on est presque à 1.000 interpellations" et "je pense que ce chiffre va augmenter de manière significative", a-t-il dit, soulignant que samedi dernier, journée marquée par des violences et des pillages inédits, 385 interpellations avaient alors été réalisées à la même heure (vers 19H00).

M. Nuñez a estimé que "les cortèges se sont bien passés" lors de la mobilisation, qui a rassemblé samedi 410.000 personnes en France, dont 110.000 à Paris.

"Mais comme nous l'avions anticipé, nous avons eu plusieurs constitutions de groupes à risque, de personnes qui se sont grimées, la plupart vêtues de noir, militants de l'extrême gauche radicale, de l'ultragauche et qui ont parfois fédéré autour d'eux des éléments ultra-radicaux", a-t-il ajouté.

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19:51

Des pillages en cours à Marseille

Des pillages sont en cours dans le Vᵉ arrondissement de Marseille, selon une source policière citée par BFMTV. Au moins trois commerces, dont deux bijouteries, ont été pillés.

D’après les informations de BFMTV, 18 personnes ont été interpellées à ce stade.

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19:20

Affrontements entre casseurs et police à Paris

Des heurts ont éclaté en fin de manifestation à Paris et "plus de 500 casseurs s'en prennent aux forces de l'ordre sur le cours de Vincennes", dans le sud-est de la capitale, où 110.000 personnes ont manifesté samedi, a indiqué la préfecture de police.

"Les forces de l'ordre manœuvrent pour interpeller les fauteurs de troubles et favoriser la dispersion", ajoute la même source. Les affrontements ont débuté vers 17H30, peu après l'arrivée du cortège porte de Vincennes. Des manifestants ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre qui ont répliqué en utilisant un camion à eau et des gaz lacrymogènes.

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19:13

410.000 manifestants samedi en France

Au total, 410.000 personnes ont manifesté samedi en France, dont 110.000 à Paris, lors de la journée de mobilisation sociale pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, a annoncé le ministère de l'Intérieur à l'AFP.

La mobilisation est en léger recul par rapport à la semaine dernière où 550.000 personnes avaient battu le pavé. 

Selon la CGT, 800.000 personnes se sont mobilisées samedi à travers le pays, dont 250.000 dans la capitale. Des heurts ont éclaté notamment à Paris, Lyon, Rennes, Nantes, Bordeaux, Nice et Marseille.

© REUTERS

18:52

Heurts en fin de manifestation à Paris, camion à eau et gaz lacrymogène utilisés

Un engin lanceur d'eau et du gaz lacrymogène ont été utilisés après des jets de projectiles sur les forces de l'ordre lors de la dispersion du cortège à Paris, a indiqué la préfecture de police.

"À ce stade, il s'agit de l'unique point de tensions à Paris", a précisé la même source. Selon des journalistes de l'AFP, des manifestants ont lancé des projectiles et ont hué les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des grenades lacrymogènes, au niveau de la porte de Vincennes, lieu de fin de la manifestation.

Au total, 110.000 personnes ont manifesté samedi à Paris pour réclamer plus de pouvoir d'achat et défendre les services publics, a indiqué la préfecture de police.

Le cortège, parti vers 14H00 de la porte d'Italie, a "atteint la porte de Vincennes", à 17H00. "Plus de 3.000 contrôles" ont été réalisés et 65 personnes ont été interpellées, ont précisé les autorités.

Samedi dernier, le même nombre de personnes avait manifesté dans la capitale.

17:27

110.000 personnes dans les rues de Paris ce samedi

Au total, 110.000 personnes ont manifesté samedi à Paris pour réclamer plus de pouvoir d'achat et défendre les services publics, a indiqué la préfecture de police, indiquant que "la situation demeure calme dans l'ensemble de l'agglomération".

Le cortège, parti vers 14H00 de la porte d'Italie, a "atteint la porte de Vincennes", à 17H00, a précisé la même source. "Plus de 3.000 contrôles" ont été réalisés et 65 personnes ont été interpellées, a précisé la préfecture de police. Samedi dernier, le même nombre de personnes avait manifesté dans la capitale.

© REUTERS

16:48

La police utilise des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants à Lyon

Des gaz lacrymogènes ont été utilisés à Lyon pour disperser la foule.

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14:53

135 interpellations en France, pas d'incidents majeurs à la mi-journée

Les forces de l'ordre ont procédé à 135 interpellations samedi à la mi-journée en France, où 35.000 personnes ont été comptabilisées sur l'espace public, sans incident majeur à ce stade, lors de la nouvelle journée de contestation sociale, a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

Le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez. © AFP


"Une grande partie de ces interpellations est liée aux contrôles de flux et à la découverte de matériel destiné à être utilisé comme arme par destination", a précisé le ministre.

Lors de la journée de mobilisation du 17 octobre marquée en marge par des violences et des pillages, "60.000 personnes" avaient été dénombrées sur l'espace public à mi-journée, selon Laurent Nuñez.

14:51

L'interdiction de manifester à Limoges suspendue, le préfet prend un nouvel arrêté

Le préfet de Haute-Vienne, en France, a publié samedi un nouvel arrêté interdisant tous les rassemblements de plus de 20 personnes dans une vaste partie de Limoges, quelques heures après avoir vu retoquer par la justice administrative un premier texte similaire.

Invoquant le risque de nouveaux troubles à l'ordre public, après l'incendie de l'hôtel de ville le 17 octobre, le représentant de l'État, Maurice Barate, avait publié un premier arrêté jeudi, interdisant "tous les regroupements et rassemblements de plus de dix personnes" de samedi 07h00 à dimanche 05h00 dans un périmètre englobant notamment une partie du centre-ville de Limoges.

Mais vendredi soir, le tribunal administratif de la ville, saisi en référé, a suspendu cette décision, jugeant notamment que le périmètre retenu était trop large et qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments précis et circonstanciés sur le risque de troubles à l'ordre public non maîtrisables par les forces de l'ordre.

Plus d'un millier de personnes ont donc convergé vers un point de rassemblement dans le centre de Limoges, relayé sur les réseaux sociaux, avant d'apprendre, juste avant 14h00, horaire prévu du début de la mobilisation, que le préfet avait pris un nouvel arrêté.

"Donc on nous dit que c'est possible, puis ça ne l'est plus... Ils cherchent juste un prétexte pour aller au contact avec nous et nous disperser ?", a déclaré Cécile, interrogée par un correspondant de l'AFP, avant que le cortège ne s'ébranle.

Vendredi soir, lors de la visite dans la mairie incendiée du chef du gouvernement français Sébastien Lecornu et de plusieurs ministres, le commissaire divisionnaire Yannick Salabert a indiqué que les forces de l'ordre seraient plus nombreuses que la semaine dernière et disposeraient de trois fois plus de munitions.

13:34

Les Gilets jaunes confirment une nouvelle mobilisation le 31 octobre

Les Gilets jaunes ont appelé samedi à une journée de mobilisation pour "la défense des libertés publiques" le 31 octobre, avec rassemblements et sit-in devant l'Assemblée nationale et les mairies françaises pour dénoncer ce qu'ils qualifient de "dérive autoritaire" du gouvernement.

"Il y a une colère dans ce pays" qui "n'est pas entendue", selon la déclaration samedi des Gilets jaunes, dénonçant "le mépris, le refus d'écouter, le mensonge et la répression" du gouvernement. "Nos libertés sont attaquées", estiment les Gilets jaunes, fustigeant "la dérive autoritaire" de l'exécutif qui a interdit de nombreux cortèges en France ce samedi, une semaine après les violences et pillages qui ont secoué le pays.

Des gilets jaunes le 17 octobre 2026 à Strasbourg.
Des gilets jaunes le 17 octobre 2026 à Strasbourg. © NLBeeld

Le 31 octobre, "nous manifesterons pour la liberté de manifester et pour toutes nos libertés", ont déclaré Benjamin Ball et Azelma Sigaux, deux membres de la coordination des Gilets jaunes lors d'une conférence de presse organisée devant un café de la place de la Bastille, censée être le point de départ initial à Paris du cortège contre la vie chère et pour les revendications lycéennes.

"Le gouvernement tente de nous diviser. En criminalisant notre mouvement, il veut empêcher le front uni qui est en train de naître", ont-ils ajouté en lisant tour à tour une déclaration.

"Notre réponse, c'est l'union", ont-ils poursuivi en appelant à "des assemblées de convergence partout en France" réunissant "lycéens, étudiants, Gilets jaunes, travailleurs, paysans, retraités..."

"Il y a une colère dans ce pays, elle monte dans les lycées et dans les facs, sur les ronds-points, dans les quartiers, dans les champs, et sur les lieux de travail", a déclaré Azelma Sigaux.

13:01

Orléans : 11.000 manifestants contre le RN selon la préfecture

Quelque 11.000 personnes, selon la préfecture, ont participé samedi à midi à la manifestation contre le Rassemblement national (RN) à Orléans qui accueille ce week-end un congrès du parti. Les organisateurs évoquent, eux, 26.000 manifestants.

La préfecture a précisé à l'AFP que son estimation "peut encore évoluer", certaines personnes étant toujours en route pour rejoindre le cortège. Les autorités avaient indiqué vendredi attendre jusqu'à 30.000 personnes venues de toute la France. Une cinquantaine de partis politiques, syndicats et associations ont appelé à ce rassemblement contre le RN.

La manifestation à Orléans, le 24 octobre 2026.
La manifestation à Orléans, le 24 octobre 2026. © AFP

12:10

Un premier rassemblement à Lyon dispersé par les forces de l'ordre

Un rassemblement de quelque 150 personnes organisé dans la ville française de Lyon, à proximité de l'université Lyon 3, a été rapidement dispersé par les forces de l'ordre samedi matin, a constaté un journaliste de l'AFP. Ce rassemblement se trouvait à la limite du périmètre au sein duquel la préfecture du Rhône avait interdit tout attroupement samedi.

Les forces de l'ordre ont effectué plusieurs tirs de grenades lacrymogènes peu avant 11H00 pour disperser le groupe réuni dans le cadre de l'appel à la journée d'action contre la vie chère, alors que les manifestants venaient de se mettre en travers de la rue pour bloquer la circulation.

Des CRS à Lyon, le 24 octobre 2026.
Des CRS à Lyon, le 24 octobre 2026. © REUTERS

Ils se trouvaient alors "en limite" du périmètre défini par la préfecture pour interdire toute manifestation samedi dans le centre élargi de Lyon, une semaine après les violences du 17 octobre au cours desquelles plus de 150 commerces ont été vandalisés et certains pillés, dans l'hypercentre.

Le rassemblement n'a duré qu'une vingtaine de minutes avant la dispersion rapide. Les manifestants, dont beaucoup de jeunes, reprenaient les chants de contestation des Gilets jaunes. Plusieurs dizaines de personnes sont ensuite parties en cortège sauvage.

11:56

Mairie de Limoges incendiée: les suspects mis en examen et placés en détention provisoire

Les deux suspects déférés dans le cadre de l'information judiciaire ouverte après l'incendie de la mairie de Limoges, en France, pendant la mobilisation du 17 octobre, ont été mis en examen et placés en détention provisoire, a annoncé samedi le parquet.

L'hôtel de ville de Limoges après l'incendie.
L'hôtel de ville de Limoges après l'incendie. © AFP

Les deux mis en cause sont âgés respectivement de 34 ans et 66 ans. Le premier a été interpellé mardi et le second jeudi.

L'hôtel de ville de Limoges après l'incendie.
L'hôtel de ville de Limoges après l'incendie. © AFP

Environ 5.000 personnes avaient défilé samedi dernier à Limoges, où des éléments radicaux avaient attaqué la mairie, brisant des vitres et enfonçant la porte pour pénétrer à l'intérieur et mettre le feu, comme le montrent des vidéos diffusées par le journal Le Populaire du Centre.

11:14

Orléans annonce un couvre-feu durant les deux prochaines nuits pour les moins de 15 ans

Le maire (DVD) d'Orléans, Serge Grouard, qui accueille le congrès du Rassemblement national (RN) et des milliers de manifestants contre l'extrême droite, a annoncé samedi l'instauration d'un couvre-feu sur l'ensemble de la commune durant les deux prochaines nuits pour les mineurs de moins de 15 ans.

"Cette mesure préventive s'inscrit dans la volonté de prévenir tout trouble à l'ordre public, de limiter les risques de débordements et de garantir la sécurité des personnes dans un contexte de rassemblements annoncés", a déclaré le maire dans un communiqué.

La ville d'Orléans attend une manifestation record à partir de 10h30 contre le RN, avec jusqu'à 30.000 personnes, selon les autorités, sur un parcours modifié pour éviter le centre-ville. "La manif, ce n'est pas ce que l'on craint, c'est plutôt à partir de la dispersion", a expliqué Serge Grouard lors d'un échange avec des journalistes, après avoir fait un tour de la ville samedi matin pour constater la mise en place du dispositif de sécurité.

Dans le cortège des manifestants, on attend Olivier Faure (PS), Bally Bagayoko (LFI) et Sophie Binet (CGT), dont les organisations ont appelé, comme une cinquantaine d'autres partis politiques, syndicats et associations, à ce rassemblement "contre le racisme, le fascisme et l'impérialisme", mais d'abord "contre le RN et ses idées mortifères".

Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko (LFI), à Orléans le 24 octobre 2026.
Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko (LFI), à Orléans le 24 octobre 2026. © AFP

Pour encadrer la manifestation et sécuriser le congrès du RN, tous les effectifs de police ont été mobilisés, renforcés par quinze compagnies de CRS et de gendarmes mobiles. Soit près de 3.000 hommes "bien équipés" avec deux blindés Centaure, des engins lanceurs d'eau, des hélicoptères et des drones, prêts à contenir les 2.000 à 3.000 "éléments radicaux" qui pourraient se fondre dans la masse, selon les autorités.

11:12

Les Gilets jaunes annoncent plus de 830 mobilisations samedi en France

Pas moins de 831 mobilisations sociales sont prévues samedi en France, ont répertorié les Gilets jaunes sur leur site. Lycéens, étudiants, travailleurs et travailleuses dénoncent la hausse des prix, la dégradation des conditions d'enseignement et réclament davantage de justice fiscale et sociale.

Des Gilets jaunes rassemblés dans une rue envahie par les gaz lacrymogènes lors de la manifestation à Paris, le 17 octobre 2026.
Des Gilets jaunes rassemblés dans une rue envahie par les gaz lacrymogènes lors de la manifestation à Paris, le 17 octobre 2026. © NLBeeld

La France se prépare à une nouvelle vague de mobilisations et a déployé 70.000 policiers et gendarmes, soit près de 20% de plus que la semaine précédente.

Au total, 587 manifestations se dérouleront à travers le pays, ainsi que des actions sur des ronds-points, dans des stations-services et dans des gares, notamment.

Le week-end dernier, plus de 800.000 personnes étaient descendues dans les rues, selon le mouvement. Les autorités, elles, avaient dénombré plus de 550.000 manifestants et manifestantes. Un "acte 3" sera organisé le samedi 31 octobre.

18:57

Hier

Après leur entrevue avec Macron, les lycéens français ont appelé à "continuer à se mobiliser"

L'ensemble des représentants des lycéens français reçus vendredi par le président Emmanuel Macron a appelé à "continuer à se mobiliser" jusqu'à l'annonce de mesures concrètes, dont les premières sont attendues lundi à l'occasion d'une rencontre avec le Premier ministre.

Ces représentants se sont dits globalement "satisfaits" de l'écoute du chef de l'État, qui leur a promis selon eux une "refonte" de ParcourSup dans le cadre des discussions engagées cette semaine sur la plateforme d'accès à l'enseignement supérieur, mais dont ils continuent toutefois à réclamer l'abrogation.

15:29

22 octobre 2026

Macron: "Ils veulent faire tomber la République"

Le président français Emmanuel Macron a dénoncé jeudi des "actes séditieux" de groupes "d'ultragauche" d'une "extrême dangerosité", les accusants de vouloir "faire tomber la République", après les violences et pillages commis en marge des manifestations contre la "vie chère" samedi.

"Nous avons eu tout à la fois des actes politiques et même séditieux qui ont été conduits par des groupes organisés d'ultragauche qui visent à faire tomber la République", a-t-il dit à l'issue d'une réunion au siège de la présidence avec l'ensemble des services de renseignement, accusés d'avoir mal anticipé la mobilisation. 

15:28

22 octobre 2026

Un mineur blessé à l'œil à Dijon, enquête ouverte

Un jeune homme a été blessé à l'œil lors des manifestations contre "la vie chère" à Dijon samedi, entraînant l'ouverture d'une enquête confiée aux inspections de la police et de la gendarmerie, a-t-on appris, jeudi, auprès du parquet.

Cette enquête, confiée en co-saisine à l'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et celle de la police nationale (IGPN), devra "déterminer plus précisément le déroulement des faits dénoncés", a indiqué à l'AFP le procureur de la République à Dijon, Arnaud Viornery.

Le plaignant a été "blessé à l'œil et à la jambe", a précisé le procureur, ajoutant qu'il n'y avait pour l'instant "pas de perte de vue alléguée".

Des sources syndicales ayant participé à l'organisation de la manifestation du 17 octobre à Dijon précisent qu'il s'agit d'un lycéen de 17 ans qui aurait été victime d'un tir de grenade lacrymogène. 

L'adolescent blessé se trouvait toujours à l'hôpital jeudi, selon les mêmes sources, qui ne sont pas en mesure de préciser son état de santé.

La radio ICI Bourgogne, qui a révélé l'information, cite un témoin ayant vu le mineur saigner abondamment, vers 17H30 samedi, avant d'être emmené par les secours. 

15:27

22 octobre 2026

Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi

Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi et sur des tracés qui protégeront "les commerces et les bâtiments publics", a indiqué jeudi Emmanuel Macron à l'issue d'une réunion avec les services de renseignement.

"La recommandation générale, c'est qu'il n'y ait pas de manifestation dans les jours à venir. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira", a annoncé le chef de l'État qui réunira un conseil de défense vendredi matin. 

Emmanuel Macron
Emmanuel Macron © AFP

13:11

22 octobre 2026

Sécurité renforcée et manifestations interdites à Lyon pour ce samedi

Le gouvernement français a annoncé jeudi un dispositif de sécurité renforcé de 20% pour les manifestations de samedi contre la vie chère. En parallèle, la préfecture du Rhône a strictement interdit tout rassemblement à Lyon, consécutivement aux émeutes du week-end dernier.

Le ministre délégué auprès du ministère de l'Intérieur, Jean-Didier Berger, a précisé sur BFMTV que des militaires de la force Sentinelle et des unités d'élite de la police et de la gendarmerie (RAID, GIGN, BRI) viendraient en appui. Les militaires seront ainsi utilisés "pour soulager les forces de police traditionnelles" et se concentreront sur la défense des bâtiments publics, comme l'Assemblée nationale, le Sénat, Matignon ou des lieux touristiques. Des congés ont été annulés pour assurer cette vigilance maximale.

À Lyon, troisième ville de France, le préfet a interdit toute manifestation ce samedi 24 octobre. Samedi dernier, des violences, saccages et pillages ont éclaté dans plusieurs villes de France, dont Paris, Lyon et Marseille, en marge d'une mobilisation ayant rassemblé 550.000 personnes dans l'Hexagone. À Lyon, le maire Grégory Doucet a décrit un "chaos" au cours duquel 150 à 200 commerces ont été pillés.

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu recevra jeudi les maires de Paris, Lyon et Marseille pour faire le point.

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