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La sécheresse, la catastrophe silencieuse qui coûte désormais plus cher que les autres aléas climatiques

En 2025, la sécheresse a représenté à elle seule la moitié des dégâts liés aux catastrophes naturelles en France. Une facture appelée à s'alourdir, avec des conséquences sur les bâtiments, les assurances et les finances publiques.

En 2025, la sécheresse a représenté à elle seule la moitié des dégâts liés aux catastrophes naturelles en France. Une facture appelée à s'alourdir, avec des conséquences sur les bâtiments, les assurances et les finances publiques.

Radio France

Publié le 27/07/2026 07:22

Temps de lecture : 1min

Des promeneurs se baignent et s'assoient sur le sable du lit partiellement asséché de la Loire, à Orléans, le 22 juillet 2026. (ALAIN JOCARD / AFP)
Des promeneurs se baignent et s'assoient sur le sable du lit partiellement asséché de la Loire, à Orléans, le 22 juillet 2026. (ALAIN JOCARD / AFP)

Les incendies qui ravagent une partie de la France cachent, lundi 27 juillet, un autre phénomène météorologique : la sécheresse. Cette dernière a représenté en 2025 la moitié des dégâts causés par l’ensemble des catastrophes naturelles en France. Les perspectives météorologiques ne sont guère rassurantes à ce sujet. Cet été, nous évoquons régulièrement la Caisse centrale de réassurance. La CCR, une structure publique qui appartient à 100% à l’État et qui assure les assureurs en quelque sorte. Elle est chargée notamment du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles. L’organisme estime que, pour la seule année 2025, le coût global des dommages assurés, causés par la sécheresse, a représenté entre 770 et 1 milliard d’euros.

Les périodes de canicule se multiplient mais les épisodes de sécheresse ne sont pas nouveaux en France, mais ils prennent de plus en plus d’importance dans l’indemnisation par les assurances. Au cours des dix dernières années, la sécheresse a représenté un peu plus de 50% de l’ensemble des sinistres, tous événements naturels confondus : orages, inondations, etc. A titre de comparaison, en 1983, le taux de sinistralité sécheresse était de 40%.

Outre les incendies, la sécheresse a des conséquences multiples. Sur certains sols, notamment argileux, terrains très instables avec de lourds impacts sur les bâtiments qui se fissurent ; mouvements de terrains, avalanches dans les zones montagneuses, dégâts sur les automobiles… Au total, on estime que depuis le début des années 1980, les sinistres indemnisés par la Caisse centrale de réassurance ont coûté pas moins de 65 milliards d’euros. Et ça ne va pas s’arrêter du jour au lendemain, bien au contraire, avec à la clef une augmentation des primes d’assurances, pour les particuliers comme pour les entreprises.

C’est le principe de la mutualisation des risques. Tous les assurés paient sur leurs contrats une participation destinée à ce fonds public de réassurance, quelle que soit leur situation géographique, même si l’habitant n’est pas victime directe de catastrophes naturelles. C’est ce qui s’appelle la surprime ‘’Cat nat’’, diminutif de ‘’catastrophe naturelle’’. Un système de réassurance qui devient de plus en plus lourd pour les finances publiques et qui pourrait bien connaître une réforme lors des prochaines discussions budgétaires.

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