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La présence de casseurs dans les mobilisations d’élèves fait souffrir le secteur hôtelier à Liège : plus de 700 nuitées annulées depuis les émeutes

Alors que la menace de voir les mobilisations d'élèves dégénérer en émeutes plane toujours à Liège – comme on a pu le voir samedi dernier – les autorités communales commencent à "faire les comptes" suite aux ép...

Alors que la menace de voir les mobilisations d'élèves dégénérer en émeutes plane toujours à Liège – comme on a pu le voir samedi dernier – les autorités communales commencent à "faire les comptes" suite aux épisodes critiques des 5, 6 et 7 octobre dernier. Il y a deux semaines en effet, des centaines de jeunes avaient pris d'assaut le centre-ville, détruit du mobilier urbain, cassé des vitrines et n'avaient pas hésité à affronter les forces de l'ordre venues en nombre pour "juguler" ce chaos, en marge d'autres manifestations pacifiques d'étudiants.

L'échevin Fabrice Drèze lors de la conférence de presse sur le Plan Stratégique Transversal pour la ville de Liège.
L'échevin Fabrice Drèze lors de la conférence de presse sur le Plan Stratégique Transversal pour la ville de Liège. ©MICHEL TONNEAU

Comme indiqué ce lundi soir au conseil communal, on sait que 43 commerçants ont été directement impactés par la casse et que le coût des dégradations s'élève à plusieurs centaines de milliers d'euros pour le mobilier urbain. Mais plus largement, c'est aussi toute une ville qui souffre désormais de l'image laissée par les débordements.

Interrogé par la conseillère MR Cécile Firket et le conseiller PS Grégory Benvegna, qui réclamaient des précisions sur les intentions de la Ville en matière d'aide aux commerces (en marge des dégâts causés par les émeutes donc), l'échevin du Tourisme et du Commerce Fabrice Drèze a donc pu dresser un premier aperçu des "conséquences" de ces événements sur les deux secteurs. Et le moins que l'on puisse écrire, c'est que la reconstruction sera lourde à assumer.

"Des retours alarmants"

"Derrière chaque vitrine brisée, il y a un emploi, un job étudiant, des années de travail", a commenté Fabrice Drèze. "On sait qu'au total, 43 commerces ont été directement touchés, dont trois totalement pillés mais les conséquences sont plus larges et les retours sont particulièrement alarmants". Selon les premiers retours du secteur en effet, l'échevin indique que depuis début octobre, de nombreux commerces ont observé une baisse du chiffre d'affaires de l'ordre de 50 voire 70 %. Sans parler bien sûr des frais de réparation, de sécurisation, de gardiennage, de perte de marchandises ou encore d'annulation d'événement.

Une situation qui s'observe donc aussi au niveau du secteur hôtelier où, selon ce dernier, "ce sont plus de 700 nuitées qui ont été annulées depuis le 5 octobre".

La question est donc : que compte faire la Ville face à cette situation ? Comme indiqué encore, les finances de la Ville restent compliquées, raison pour laquelle celle-ci s'est déjà tournée vers d'autres niveaux de pouvoirs mais également le Gre et Wallonie Entreprendre… dans l'attente de réponses. "Une certitude", a encore insisté l'échevin, "sans retour de sécurité et de confiance, il n'y aura pas de reprise commerciale. Mais nous ne laisserons aucun commerçant seul".

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