La police a dû intervenir mercredi soir dans un restaurant d’Ath: “Je n’accepterai jamais qu’un homme se permette de sexualiser une adolescente”
Une soirée en famille dans un restaurant d'Ath s'est très mal terminée mercredi soir. La maman d'une ado de 15 ans accuse trois hommes d'avoir eu un comportement malsain à l'égard de sa fille, à cause desquels la fête d'anniversaire s'est terminée avec l'intervention de la police et d'une ambulance. Une des personnes mises en cause nie formellement les faits, dit être choquée de voir sa réputation salie sur les réseaux sociaux, et compte sur la justice pour établir les faits et la vérité.
Ce mercredi, en fin de soirée, une habitante d'Ath a publié un message sur sa page Facebook qui, ce jeudi en début d'après-midi avait été partagé par plus de 4.000 personnes.
Elle raconte avoir fêté son anniversaire dans un restaurant athois, accompagnée de sa fille de 15 ans et d'un ami. La soirée a été gâchée par le comportement de trois hommes, âgés d'environ 45 à 50 ans, dit-elle. La situation a dégénéré lorsque l'un d'eux a commencé à dévisager sa fille de 15 ans "avec une insistance particulièrement malsaine". L'ado s'était simplement faite belle pour l'anniversaire de sa maman, explique la dame. "Je lui ai (NDLR: à cet homme) demandé gentiment, à plusieurs reprises, de cesser de la regarder de cette manière et de profiter de sa soirée avec ses amis. Mais il a continué. Et lorsque j'ai insisté pour qu'il respecte ma fille, j'ai eu droit à des propos d'une violence inimaginable".
Le ton est monté, des gifles ont été données. La police a dû intervenir. Une ambulance également. "Pourquoi ? Parce que ma fille de 15 ans a fait une crise de panique".
La maman dit avoir été choquée par le fait que les hommes "ont cru bon de mettre en avant leur statut de commerçants, leur notoriété à Ath, leurs connaissances dans la commune et leurs prétendues relations avec la police, comme si cela leur donnait une quelconque supériorité, comme si être connu permettait de tout se permettre".
Selon elle, sa fille a été victime d'un comportement odieux qu'aucun adolescente ne devrait avoir à subir. "Aucune femme ne devrait subir cela. Aucune mère ne devrait avoir à assister à cela. Je refuse de me taire. Pour ma fille. Pour toutes nos filles. Pour toutes les femmes à qui l'on a déjà demandé de baisser les yeux, de ne pas faire de vagues ou de laisser passer."
Des accusations "totalement fausses et infondées"
Un des trois hommes pointés du doigt n'a pas du tout apprécié le narratif exposé sur Facebook, ni de voir sa photo accompagner la publication.
Il a publié à son tour un commentaire pour démentir les accusations portées à son encontre, "totalement fausses et infondées".
Il a, écrit-il, reçu énormément de messages pendant la nuit et ce jeudi matin, suite à la publication et ses milliers de partages. "Nous vivons aujourd'hui dans un monde où les réseaux sociaux occupent une place considérable dans notre quotidien. Malheureusement, ils permettent aussi à certaines personnes de porter atteinte à l'image et à la réputation d'autrui avec une facilité déconcertante. Il suffit de quelques mots, d'une photo et d'une publication pour lancer des accusations, salir une réputation et provoquer des conséquences parfois importantes, sans même que les faits aient été vérifiés".
Il dit avoir, "compte tenu de la gravité des propos tenus et de l'ampleur prise par les publications", déposé une plainte afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. "Je fais pleinement confiance à la justice pour établir les faits et rétablir la vérité. Je regrette profondément que ces publications aient été autant partagées et relayées, parfois sans la moindre vérification. Derrière une photo, un nom ou une publication, il y a des personnes, des familles, des proches et une réputation qui peut être injustement mise à mal."
"Admettre leurs torts plutôt que jouer les victimes"
Une serveuse du restaurant a indiqué ce jeudi qu'elle déposerait son témoignage à la police pour "confirmer les faits" tels que racontés par la maman.
Ces trois hommes se sont beaucoup moqués d'elle ce soir-là, explique-t-elle sur Facebook. "Mais s'en prendre à des clients réguliers qui n'ont jamais posé de problème est autre chose", écrit-elle, suggérant qu'ils devraient "admettre leurs torts plutôt que jouer les victimes".
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