La pension de retraite de Susane, 67 ans, ne lui permet pas de survivre : “Je me suis mise à fabriquer des bougies pour augmenter mes revenus”
Publié le 17/10/26 à 19:30Par Solweig E.Cette femme pensait pouvoir profiter de la vie une fois à la retraite. Mais, finalement, elle est obligée de continuer à travailler. À 67 ans, Susane ne parvient pas à vi...
Publié le 17/10/26 à 19:30Par Solweig E.
Cette femme pensait pouvoir profiter de la vie une fois à la retraite. Mais, finalement, elle est obligée de continuer à travailler.
À 67 ans, Susane ne parvient pas à vivre correctement avec sa pension de retraite, malgré une carrière entière passée à travailler. Cette Britannique pensait pourtant pouvoir profiter de ses vieux jours après avoir exercé pendant plusieurs décennies dans le domaine de la santé.
Mais des problèmes médicaux l’ont obligée à arrêter son activité professionnelle bien plus tôt que prévu. Dans un témoignage accordé au média britannique iNews, cette retraitée raconte comment ses projets ont été bouleversés.
© DRLa pension de retraite de Susane, 67 ans, ne lui permet pas de survivre : "Je me suis mise à fabriquer des bougies pour augmenter mes revenus"
Une pension de retraite bien inférieure à ce qu’elle imaginait
Susane Buck a consacré sa vie professionnelle au système de santé public britannique, le NHS, où elle exerçait comme orthophoniste. Elle espérait arrêter de travailler à 60 ans, mais son état de santé l’a contrainte à partir dès 55 ans. C’est à ce moment-là que les mauvaises surprises ont commencé. Elle a découvert qu’elle ne toucherait pas l’intégralité de sa pension professionnelle. Pourtant, elle effectuait des semaines de 37 heures. Seulement, comme elle ne travaillait pas pendant les vacances scolaires, son activité était considérée comme un temps partiel dans le calcul de ses droits.
Elle a donc dû vivre avec une petite pension en attendant celle de l’État, qu’elle pensait percevoir à 60 ans. Mais l’âge de départ a été repoussé à 66 ans. Lorsqu’elle a finalement atteint cet âge, elle a découvert une autre difficulté : le NHS a été exclu du régime complémentaire public Serps. Ce qui a réduit certaines cotisations et les droits supplémentaires associés. Résultat, ses revenus sont très faibles. Elle doit bénéficier d’un crédit de pension et reçoit environ 115 euros par semaine d’aide au logement pour payer son loyer. Une situation qu’elle trouve particulièrement humiliante après avoir étudié, obtenu un diplôme et exercé un métier qualifié.
© shutterstockAvant sa retraite, elle travaillait dans le secteur de la santé.
Pour compléter sa retraite, elle fabrique désormais des bougies
Impossible pour cette retraitée de rester sans rien faire alors que ses factures continuent de tomber. Susane a donc cherché une activité qui pourrait lui rapporter un peu d’argent, sans lui demander trop d’efforts physiques. La pâtisserie, très peu pour elle. En revanche, fabriquer des bougies lui semblait tout à fait envisageable. Elle pourrait même continuer à travailler assise si son état de santé se dégradait. Son objectif : gagner environ 119 euros supplémentaires par semaine. Mais pour le moment, les recettes restent modestes, notamment parce qu’elle doit investir dans du matériel parfois coûteux.
Et contrairement aux apparences, fabriquer des bougies demande pas mal de technique. Susane a notamment découvert qu’un simple changement de parfum pouvait modifier le comportement de la mèche. Chaque nouvelle fabrication nécessite donc des essais avant de pouvoir être proposée à la vente. Certaines bougies fonctionnent parfaitement, d’autres beaucoup moins. Malgré ces difficultés, cette activité lui plaît et lui permet de rester intellectuellement active. Ce qui la dérange, c’est surtout de devoir compter dessus pour gagner sa vie. À son âge, elle aurait préféré en faire un loisir plutôt qu’une obligation financière.
© ShutterstockAujourd'hui, elle complète sa retraite en fabriquant des bougies.
Une retraite difficile qui l’empêche même de rejoindre ses petits-enfants
Cette situation est d’autant plus douloureuse que Susane avait imaginé une vieillesse entourée de ses proches. Elle a élevé seule ses deux enfants, tout en travaillant et en poursuivant ses études. Elle pensait qu’une fois ceux-ci devenus autonomes, elle pourrait enfin prendre du temps pour elle. Aujourd’hui, elle a trois petits-enfants qui vivent en Écosse, à environ 640 kilomètres de chez elle. Elle aimerait les retrouver, les garder et les accompagner à l’école. Mais les loyers privés sont trop élevés pour son budget et elle ne voit aucune possibilité d’obtenir un logement social adapté sur place.
Elle se retrouve donc dans une région où elle ne souhaite plus vraiment vivre, sans avoir les moyens de partir. Heureusement, elle possède encore sa voiture, son logement et ses bougies, et peut faire du bénévolat auprès d’une association locale de sauvetage d’animaux. Mais son avenir l’inquiète. « Mon Dieu, je pourrais terminer mes jours coincés comme ça », se dit-elle parfois. Aujourd’hui, Susane continue donc de fabriquer ses bougies, avec l’espoir d’améliorer un peu son quotidien. Elle qui rêvait simplement de profiter de ses petits-enfants doit désormais trouver comment gagner quelques euros supplémentaires pour continuer à vivre.