“La pêche méditerranéenne ne peut plus continuer à subir”… À bout, les pêcheurs lancent un mouvement de protestation illimité
Un mouvement illimité dont les actions sont encore inconnues démarre ce lundi 14 septembre dans toute la filière des pêcheurs de Méditerranée, concernant tous les métiers, toutes les régions. La crise de rentabilité est au cœur de tout le mécontentement.
Un mouvement illimité dont les actions sont encore inconnues démarre ce lundi 14 septembre dans toute la filière des pêcheurs de Méditerranée, concernant tous les métiers, toutes les régions. La crise de rentabilité est au cœur de tout le mécontentement.
Après une semaine de concertation de l’ensemble de la filière pêche (prud’homies, organisations de producteurs, syndicats professionnels, criées, etc.), les pêcheurs de Méditerranée ont décidé de lancer un vaste mouvement de contestation à partir de ce lundi 14 septembre et pour une durée indéterminée.
"La pêche méditerranéenne ne peut plus continuer à subir une accumulation de contraintes et de décisions sans disposer en retour de visibilité, de réponses et de perspectives", dénonce l’interprofession et l’intersyndical de Méditerranée dans un communiqué. En cause ?
Hausse du carburant, plan européen, autorisation de pêche
"La hausse du prix du carburant et des coûts d’exploitation, mais aussi le plan WestMed ou encore les autorisations de pêche refusées pour les petits métiers pour le thon rouge", énumère Bernard Perez, président du comité régional des pêches Occitanie (CRPEM). Pour rappel, le plan européen WestMed limite en jours de capture l’activité des chalutiers, par ailleurs obligés d’utiliser un maillage plus serré, l’ensemble menaçant la viabilité de la profession et par ricochet des criées d’Occitanie (Agde, Le Grau-du-Roi, Sète, Port-la-Nouvelle). Des actions vont être menées par toute la filière à partir de ce lundi et partout en Méditerranée.
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"Ce mouvement doit être celui de toute une filière, sans opposition entre chalutiers, petits métiers, thoniers, pêcheurs lagunaires ou autres composantes de la pêche méditerranéenne" dit encore la profession. "Le mouvement se poursuivra tant que des réponses concrètes n’auront pas été apportées aux principales revendications de la profession, l’intensité et les modalités pourront être adaptées en fonction des réponses apportées par l"État."