La Maison Blanche réunit les géants de la tech pour définir les contours d’un nouveau cadre de régulation de l’intelligence artificielle
Des entreprises du secteur de l’intelligence artificielle sont attendues ce mardi à la Maison Blanche pour discuter d’un dispositif d’autorégulation annoncé début juin. Selon la presse américaine, de grands acteurs comme OpenAI, Google ou Anthropic devraient être présents.

Une réunion du cabinet de Donald Trump à la Maison Blanche le 26 mars 2026 (photo d'illustration) - Photo par JIM WATSON / AFP
Des entreprises du secteur de l’intelligence artificielle sont attendues ce mardi à la Maison Blanche pour discuter d’un dispositif d’autorégulation annoncé début juin. Selon la presse américaine, de grands acteurs comme OpenAI, Google ou Anthropic devraient être présents.
Des entreprises du secteur de l'intelligence artificielle sont attendues ce mardi à la Maison Blanche pour discuter d'un dispositif d'auto-régulation annoncé début juin, a appris l'AFP auprès d'un responsable du gouvernement. Il n'a pas donné de précisions sur l'horaire ou les participants.
De son côté, CNBC précise que la Maison Blanche doit réunir ces acteurs pour examiner un cadre volontaire destiné à tester la cybersécurité des modèles les plus avancés. Selon The Information, Anthropic, OpenAI et Google devraient notamment participer à ces discussions.
Ce dispositif permettrait aux entreprises de donner au gouvernement un accès anticipé à certains modèles pendant une durée maximale de 30 jours, sans instaurer de mécanisme d’autorisation obligatoire. Depuis le début de l’année, ce type de réunions entre géants de la tech et autorités américaines, qu’elles soient politiques, financières ou liées à la cybersécurité, s’est multiplié pour encadrer le développement de l’IA.
Décret autour des modèles les plus avancés
Cette réunion arrive, également, après la signature, le 2 juin, d'un décret par le président Donald Trump, prévoyant un contrôle facultatif par le gouvernement des modèles les plus avancés d'IA, au nom de la cybersécurité.
Ce texte prévoit un cadre de régulation concerté avec les fleurons américains de l'IA, tels que Google, OpenAI ou Anthropic, qui pourront, "sur la base du volontariat", soumettre leurs modèles de pointe à un examen gouvernemental avant leur sortie.
Le texte, qui a fait l'objet de négociations difficiles, a été vu comme un virage pour l'administration Trump, jusque-là plus sensible aux arguments des opposants à toute régulation.
L'arrivée au printemps de modèles d'IA de pointe a changé la donne, en alimentant les inquiétudes quant à l'utilisation de ces nouveaux outils extrêmement puissants à des fins criminelles.