Transport | La mairesse de Montréal veut un REM de l’Est
À quelques jours du déclenchement probable de la campagne électorale provinciale, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, relance l’idée de construire une branche du Réseau express métropolitain (REM)...
À quelques jours du déclenchement probable de la campagne électorale provinciale, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, relance l’idée de construire une branche du Réseau express métropolitain (REM) dans l’est de l’île.
Ce « Projet structurant de l’Est », mis sur la voie d’accotement par Québec en 2022, doit renaître en raison de l’urgence de doter ce secteur d’un réseau de transport digne de ce nom, a fait valoir la mairesse mardi. Elle a souligné que l’est de Montréal est « aussi grand que la ville de Québec » et représente 10 % de la population du Québec.
« Le REM, c’est extraordinaire pour le développement d’une ville comme Deux-Montagnes. C’est la même chose pour l’est », a lancé Soraya Martinez Ferrada, qui a fait du développement de l’est de l’île une des priorités de son mandat. Elle habite Pointe-aux-Trembles.
La première ministre Christine Fréchette a aussi un intérêt marqué pour ce secteur de la métropole. Elle a été présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de l’est de Montréal de 2016 à 2021.
Une série de scénarios ont été mis en place — et rejetés — au fil des ans pour un éventuel réseau de transport public dans l’est. La mairesse affirme que le REM représente la meilleure option pour permettre aux résidents de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles de se déplacer efficacement sans prendre leur voiture — malgré les nombreux problèmes techniques qui accablent le REM depuis l’inauguration du réseau, à l’été 2023.
Une version allégée
Lors d’un point de presse tenu en marge des festivités entourant le 60e anniversaire du métro de Montréal, Mme Martinez Ferrada a évoqué l’idée d’un REM entre la pointe de l’île et la ligne verte du métro, à la station Honoré-Beaugrand. Un lien avec le cégep Marie-Victorin ferait aussi partie du projet.
Cette possibilité exclurait toutefois, du moins dans un premier temps, un prolongement du REM jusqu’à Repentigny, banlieue en pleine croissance qui en a marre des bouchons de circulation vers le centre-ville de Montréal.
Cette version allégée du réseau de transport de l’est éviterait les écueils ayant plombé les scénarios précédents, qui ont été exclus pour des raisons de coûts ou de désaccords sur l’architecture de l’infrastructure à construire. Le gouvernement Legault a rejeté un projet de métro entièrement souterrain à 36 milliards de dollars. Deux scénarios de tramway (à 13 milliards et à 18,6 milliards) ont aussi été évoqués.
Le projet initial de REM de l’Est a été mis de côté en raison des craintes que cette structure en hauteur défigure les quartiers densément peuplés du centre-ville et des alentours. Il n’y a jamais eu non plus de consensus sur la nécessité de relier le REM à la ligne verte du métro ou de construire une antenne du REM en partie parallèle au métro, jusqu’au centre-ville.