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La Louvière : Un Morlanwelzien se rebelle lors de la braderie et mord un policier dans le dos

Michel (prénom d'emprunt), 30 ans, devait simplement profiter de la braderie avec sa famille. La fête a finalement tourné court après une bousculade et son interpellation musclée par la police. Il doit répondre...

Michel (prénom d'emprunt), 30 ans, devait simplement profiter de la braderie avec sa famille. La fête a finalement tourné court après une bousculade et son interpellation musclée par la police. Il doit répondre de rébellion et de coups portés à deux agents.

Le 15 juin 2025, le centre-ville de La Louvière est en pleine effervescence. La grande braderie attire les foules et Michel, un habitant de Morlanwelz âgé de 30 ans, est venu en profiter. Il accompagne notamment son beau-frère qui célèbre son enterrement de vie de garçon.

Mais la fête tourne rapidement à la confusion. Michel est impliqué dans une bousculade. Une patrouille de police intervient et constate que le trentenaire est particulièrement nerveux. Les policiers décident de l'interpeller.

Un réflexe, dit-il

La scène vaut aujourd'hui à Michel de comparaître devant le tribunal correctionnel de La Louvière. Il est poursuivi pour rébellion et pour avoir porté des coups à deux policiers dans l'exercice de leurs fonctions. Un premier agent a été blessé au genou gauche. Un second a été mordu… dans le dos.

"C'était un réflexe parce qu'ils m'empêchaient de respirer", explique Michel à la barre.

Le parquet rappelle que la scène a été captée par les caméras de vidéosurveillance urbaines. Selon le ministère public, les images montrent que les policiers ont d'abord tenté de calmer le prévenu avant de devoir employer la force.

"Ils ont tenté de le calmer mais ils n'ont pas eu d'autre choix que l'usage de la force en raison de l'énervement de Monsieur, probablement lié à sa consommation d'alcool", indique le parquet.

Transaction pénale

Une transaction pénale de 150 euros avait été proposée à Michel après les faits. Il ne l'a toutefois pas payée. "Je n'avais pas d'argent", justifie-t-il.

Une situation financière particulièrement compliquée. Michel ne bénéficie d'aucune indemnité, sa compagne étant également sans emploi mais percevant, selon lui, suffisamment d'allocations pour que le ménage n'y ait pas droit. Il a bien essayé quelques missions d'intérim, mais souhaite désormais décrocher un emploi stable.

Une difficulté à laquelle s'ajoute l'absence de permis de conduire, ce qui limite fortement ses possibilités professionnelles.

Le parquet ne réclame pas de peine de prison mais propose au tribunal de condamner Michel à une peine de travail.

Me Chloé De Coster ne s'y oppose pas, mais seulement à titre subsidiaire. L'avocate sollicite avant tout une mesure de faveur, insistant sur les conséquences limitées des faits et sur la personnalité de son client.

"Ce n'était pas une agression réfléchie et volontaire. Ce n'est pas quelqu'un de dangereux", plaide-t-elle.

Le tribunal correctionnel rendra son jugement en octobre.