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La leçon du docteur Desgenettes

Dans sa chronique, l’écrivain Michel Bernard invite à méditer cet épisode de l’histoire où Bonaparte et son médecin en chef, René-Nicolas Desgenettes, furent confrontés à la question de l’abrègement des souffrances de malades.

Chronique

Publié le 25 septembre 2026 à 14h15

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Michel Bernard est écrivain et chroniqueur pour La Croix.

Michel Bernard est écrivain et chroniqueur pour La Croix.

Romain Rabier

Dans sa chronique, l’écrivain Michel Bernard invite à méditer cet épisode de l’histoire où Bonaparte et son médecin en chef, René-Nicolas Desgenettes, furent confrontés à la question de l’abrègement des souffrances de malades.

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La chronique de Michel Bernard

Le 4 juillet 1799, au Caire, au cours d’une réunion à l’Institut d’Égypte installé dans le palais de Kacim Bey, René-Nicolas Desgenettes, médecin-chef de l’armée d’Orient, traita le général Bonaparte de « despote oriental ». L’insulté blêmit, hésita, avant de tourner les talons. Il ne revint plus à l’Institut créé par lui l’année précédente, au lendemain de la bataille des Pyramides.

Deux semaines plus tard, le chef du corps expéditionnaire écrasait les Ottomans sur le rivage d’Aboukir, puis, abandonnant l’armée au général Kléber, rembarquait avec ses fidèles pour aller prendre le pouvoir en France. Pourquoi le médecin militaire apprécié par Bonaparte pour son courage, son énergie et ses talents, s’était-il insurgé aussi violemment contre son chef et protecteur ?

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