La gestion des heures supplémentaires et la prime de logement de… 2,87 euros par mois : deux problématiques auxquelles est confronté la police de Monaco
Lors des récents débats budgétaires au Conseil national à Monaco, les problématiques de la gestion des heures supplémentaires au sein de la Sûreté publique et de la prime de logement accordée aux policiers ont été abordées. Un montant « dérisoire, voire mesquin » aux yeux du président du Conseil nat
Lors des récents débats budgétaires au Conseil national à Monaco, les problématiques de la gestion des heures supplémentaires au sein de la Sûreté publique et de la prime de logement accordée aux policiers ont été abordées. Un montant « dérisoire, voire mesquin » aux yeux du président du Conseil national.
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Nouveauté
T.PA
Thibaut Parat
Créé le 17 octobre 2026 • 13:30
Mis à jour le 17 octobre 2026 • 13:30
Sébastien Botella / NIce-Matin
Avec une politique étatique tournée vers la sécurité et un calendrier événementiel toujours plus intense chaque année, la Sûreté publique de Monaco, et plus largement l’État princier, est confrontée à une problématique : la gestion des heures supplémentaires et des repos compensateurs.
« Ceux-ci sont susceptibles d’avoir un impact sur le fonctionnement du service, notamment lorsque ces repos sont pris en amont du départ à la retraite, entraînant une vacance des postes préjudiciables à l’action opérationnelle », a admis Christophe Mirmand, ministre d’État, lors des récents débats budgétaires au Conseil national.
Pour résorber ce stock, plusieurs campagnes de régularisation ont été mises en œuvre avec le paiement de ces repos : en 2021, 2022, 2024 et, plus récemment, début 2026. Un stock important reste à écluser mais le gouvernement princier se confronte au caractère volontaire de la démarche.
Une prime de logement de… 2,87 euros par mois
Le président du Conseil national Thomas Brezzo a, aussi, dénoncé une certaine « morosité » émanant régulièrement de fonctionnaires ainsi que la prime de logement « dérisoire, voire mesquine » de 2,87 euros par mois.
Un montant qui fait grincer des dents dans les rangs des policiers, au regard de l’augmentation constante du coût de la vie, eux qui sont contraints à loger à une trentaine de kilomètres de Monaco pour des besoins de réactivité. « Il faut revaloriser leur travail qui frôle l’excellence. On a besoin de les choyer », plaide-t-il.
Lionel Beffre, à la tête du Département de l’Intérieur, a reconnu que le montant est « extrêmement faible » et a annoncé recevoir le syndicat de police au mois de novembre 2026. « On est en train de voir attentivement quel est le moyen de trouver une récompense. Il pèse sur la Sûreté publique le quotidien mais surtout l’événementiel qui est très lourd. Il faut être extrêmement attentifs car nous devons des heures supplémentaires et il y a une fatigue qui s’installe. »
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