“La France est un pays fabuleux, on parle à des gens merveilleux” : de la statue de la Liberté à d’Artagnan, le “chemin de la liberté” de Virginie à vélo électrique
Que la démarche soit personnelle ou humanitaire, en France ou à l’étranger, Virgine Basté a "la bougeotte", comme dit celle qui est partie de Colmar (Alsace), le 11 septembre, pour rejoindre Auch (Gers), sur son vélo électrique, en postant des vidéos sur les réseaux sociaux.
l'essentiel Que la démarche soit personnelle ou humanitaire, en France ou à l’étranger, Virgine Basté a "la bougeotte", comme dit celle qui est partie de Colmar (Alsace), le 11 septembre, pour rejoindre Auch (Gers), sur son vélo électrique, en postant des vidéos sur les réseaux sociaux.
Par définition, n’importe quel endroit est un coin du monde. En 2004, Virginie Basté a trouvé le sien à Estipouy (Gers), où, quatre ans plus tard, elle crée avec Lilian, le père de ses cinq enfants, le domaine d’Escapa.
Mariage, séminaire d’entreprise, week-end insolite, événement privé, cabanes dans les bois, roulottes, tipis, huttes, yourtes, lac naturel, depuis 20 ans, ce site original a trouvé son public… et les enfants ont grandi. C’est ainsi que, désormais, c’est Colette qui s’occupe de la boutique.
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Alors, à 57 ans, sa maman peut enfin reprendre son sac à dos, direction le Costa Rica, "avec un aller simple, sans retour." C’est comme cela que cette Alsacienne de naissance veut voir le monde. Nicaragua, Salvador, Guatemala, elle est accueillie par les habitants et, en ancienne professionnelle du reportage, décide de poster les vidéos de ses voyages sur les réseaux sociaux.
Le 15 juillet dernier, retour en Alsace, pour aller voir Annie, la tisserande qui lui a donné le jour et qui, à 87 ans, doit "habiller", dans le quartier du Marais, à Paris, l’exposition photo de la sœur de Virginie, Vanessa. Alors, pour boucler l’histoire familiale, notre globe-trotteuse se lance un nouveau défi. Partir de Colmar, le 11 septembre, au pied de la réplique de 12 mètres de la statue de la Liberté (érigée en 2004 pour célébrer un autre anniversaire, celui du centenaire de la disparition du régional de l’étape, Frédéric Auguste Bartholdi, qui avait conçu l’originale), pour rallier celle de d’Artagnan, dans le Gers, avant de rejoindre les petits-enfants d’Annie, à Estipouy.
Au Maroc pour aider les enfants
Et tout cela sur un vélo électrique, toujours munie de son téléphone transportable, prompt à immortaliser ses rencontres, comme celle de cet éclusier, près de Mulhouse, ou de cette habitante d’Arc-et-Senans, en Franche-Comté, qui l’a récupérée, dimanche soir, au pied de l’église, pour l’inviter chez elle, alors que Virginie n’avait plus de batterie ni d’endroit pour dormir.
"La France est un pays fabuleux, on parle à des gens merveilleux", témoigne celle qui, par le biais de ses reportages, "veut donner la parole à des personnes à qui on ne la donne jamais". Sa logeuse philanthropique d’un soir a fait la même formation d’art-thérapie qu’elle et restera à jamais gravée dans sa mémoire. Mais il a fallu repartir le lendemain pour boucler les 1 000 kilomètres de son parcours, sur une route qu’elle a baptisée, elle-même, "le chemin de la liberté", estimant que Bartholdi, comme d’Artagnan, "symbolisent" cet idéal, qu’elle a chevillé à l’âme.
Au détour de chaque ville et village, "au patrimoine méconnu", elle alimentera sa série vidéo "Les murs s’en souviennent", visible sur YouTube, Instagram ou TikTok (*). Mais Virginie Basté ne pédalera pas que pour ça. Son périple servira aussi à alimenter une cagnotte destinée à un autre de ses desseins : partir au Maroc du 1er au 22 novembre, à bord d’un 4x4, en compagnie de Sandrine Hiriart et de la chienne Jina, "pour distribuer des dons et apporter des ateliers d’art-thérapie aux enfants en situation de vulnérabilité", qu’elles rencontreront dans les orphelinats ou sur les routes. Tout en continuant à filmer tout ça "dans une démarche communautaire."
Puis, au mois de janvier, il sera temps de partir pour le Pérou, "en quête de beauté et de poésie", en suivant un conseil pour ne pas se perdre, que Virginie aime bien partager : "Reconnectez-vous à votre intuition, c’est votre meilleure boussole."