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Hémorragie cérébrale à Las Vegas: une facture médicale dépasse 980’000 dollars

Publié18. septembre 2026, 20:46Hémorragie aux États-Unis«La facture dépasse 980’000 dollars et elle augmente chaque jour»La mère de Chiara a fait un malaise alors qu’elles étaient en vacances à Las Vegas. Victi...

Publié18. septembre 2026, 20:46

Hémorragie aux États-Unis«La facture dépasse 980’000 dollars et elle augmente chaque jour»

La mère de Chiara a fait un malaise alors qu’elles étaient en vacances à Las Vegas. Victime d’une hémorragie cérébrale, elle est toujours en soins intensifs.

Selina Keller

Chiara, 28 ans, et sa mère Rita, 63 ans, voulaient simplement passer des vacances tranquilles à deux à Las Vegas. Mais Chiara se retrouve désormais seule à l’hôtel, tandis que sa mère est hospitalisée aux États-Unis à la suite d’une hémorragie cérébrale. Le rapatriement de Rita en Allemagne n’est pas encore possible.

L’hémorragie est survenue brutalement. Ce matin-là, Rita s’était plainte de douleurs au cou. «Elle pensait simplement avoir mal dormi», raconte Chiara, originaire d’Allemagne, à 20 Minutes. Elle a pris un antidouleur, puis les deux femmes se sont rendues dans un centre commercial. Au début, tout semblait normal.

«Je pensais que ma mère allait mourir»

Dans le magasin, l’état de Rita s’est brusquement détérioré. Elle s’est plainte de fortes douleurs et de troubles de la vision, puis a vomi à plusieurs reprises. «J’ai tellement mal, je n’ai jamais rien ressenti de pareil», aurait-elle déclaré. Chiara a d’abord pensé à une migraine ou à un malaise lié à la chaleur.

En se dirigeant vers le parking, Rita ne pouvait plus avancer. Elle a perdu connaissance et a vomi. Des employés d’un magasin voisin ont appelé une ambulance. «J’ai cru que ma mère allait mourir ici», raconte Chiara.

À l’hôpital, le diagnostic est tombé: un anévrisme cérébral s’était rompu. «Quand ils m’ont dit que son cerveau était plein de sang, j’ai juste pensé: d’accord, ma mère va mourir.» Le lendemain, elle a été opérée, puis plongée dans un coma artificiel pendant près d’une semaine.

Le rapatriement reste incertain

Chiara explique que sa mère respire désormais de façon autonome et n’est plus dans le coma artificiel. Elle ne peut toutefois toujours pas parler. Elle ouvre parfois les yeux et peut bouger les pieds. En raison de l’ampleur de l’hémorragie, les médecins estiment qu’elle devra réapprendre à parler et à effectuer les gestes les plus simples.

L’incertitude est difficile à supporter. «C’est le yoyo», confie Chiara. Un médecin a estimé qu’un départ était envisageable, mais le neurologue a émis un avis différent. Son état physique permettrait un voyage, mais personne ne souhaite prendre de risques compte tenu de son état cérébral. Aucune date de retour n’a donc été fixée.

Chiara est toujours à Las Vegas, auprès de sa mère. «Je ne veux pas pleurer à son chevet. Je dois lui parler positivement», dit-elle. Elle se dit à bout de nerfs. Mais elle insiste: «Ma maman est ma meilleure amie. Je ferais n’importe quoi pour elle.»

«Je pensais qu’elle avait une assurance-voyage»

À l’inquiétude pour sa mère s’ajoutent d’énormes charges financières. Lorsque les douleurs se sont intensifiées, Chiara a demandé à Rita si elle avait une assurance maladie pour l’étranger. «Je lui ai dit: «Maman, nous avons un problème, j’espère que tu es assurée.»» Chiara a ensuite vérifié: sa mère avait bien une assurance, mais celle-ci ne couvrait pas les États-Unis ni le Canada. «Elle a tellement pleuré.»

Le premier choc a été la facture provisoire: 952’165 dollars. Elle dépasse désormais les 980’000 dollars. Comme Rita reste en soins intensifs, les coûts augmentent chaque jour. «Nous n’avons pas les moyens. Cette somme dépasse largement ce que notre famille peut gérer seule», explique Chiara.

La famille prévoit de négocier une réduction avec l’hôpital. Mais le montant final reste inconnu. Le rapatriement en Allemagne sera également coûteux. La Croix-Rouge allemande doit l’organiser, mais la famille devra tout de même en assumer les frais. Des amis ont lancé une collecte sur GoFundMe.

Ce qui s'applique aux personnes assurées en Suisse

Aux États-Unis, l’assurance de base suisse ne couvre les soins urgents qu’à concurrence de deux fois le montant qu’aurait coûté le même traitement en Suisse. En cas d’hospitalisation, elle rembourse au maximum 90% des frais qu’aurait occasionnés un séjour comparable en Suisse, et non 90% de la facture américaine. Les frais de rapatriement peuvent s’ajouter.

(pmi)

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